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Luc Robitaille remporte finalement un titre à L.A.

lundi 2012-06-11 / 23:13 / LNH.com - Nouvelles

Par Shawn Roarke - Directeur de rédaction senior à NHL.com

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Luc Robitaille remporte finalement un titre à L.A.

LOS ANGELES – Mission accomplie pour Luc Robitaille.

Robitaille fait partie de l’organisation des Kings de Los Angeles depuis près de trois décennies, où il a amené sur la côte Ouest son sourire contagieux et une étiquette que l’on pouvait qualifier à l’époque, de joueur avec un avenir incertain.

« Aucune équipe me voulait, garde cela à l’esprit, a déclaré Robitaille. Même les Kings, car ils ont repêché Tom Glavine avant moi. L’ex-lanceur des ligues majeures avait pourtant annoncé qu’il ne jouerait jamais au hockey. Mais, ce sont eux qui m’ont repêché. »

Quand Robitaille a soulevé la Coupe Stanley lundi soir, célébrant la première coupe de l’histoire de la franchise, il affichait un sourire encore plus grand et éclatant – mais l’amertume était disparue depuis longtemps. Cette aigreur avait été érodée par ses succès continus qui l’ont amené au poste de président des opérations financières de l’équipe jusqu’au titre le plus convoité du hockey.

Les Kings ont remporté l’une des plus inattendues Coupes Stanley de l’histoire, eux qui se sont qualifiés en huitième position de l’Association de l’Ouest lors de la dernière semaine du calendrier régulier.

Ils ont conservé une fiche de 16-4 pour atteindre leur objectif. Ils ont d’abord éliminé les trois meilleures équipes de l’Association de l’Ouest, avant de vaincre les Devils du New Jersey qui avaient amassé 102 points lors de la saison régulière.

Les Kings ont mis fin à leur magique séquence avec une victoire de 6-1 contre les Devils au Staples Center à Los Angeles lundi soir.

C’est une course contre toute attente, que Robitaille – lui-même un acteur d’un parcours contre toute attente –, peut certainement apprécier.

Robitaille a été repêché en neuvième ronde – une ronde qui n’existe d’ailleurs plus – en 1984. Il y a eu 170 jeunes joueurs sélectionnés avant lui, chacun s’attendant à être meilleur que lui.

De plus, pas un joueur de ce repêchage – même pas le premier choix, un certain Mario Lemieux, ou encore Kirk Miller, le deuxième choix – n’a disputé plus de matchs en saison régulière que les 1431 joués par Robitaille.

Membre du Panthéon de la renommée depuis 2009, Robitaille a marqué 668 buts et totalisé 1394 points. En 2002, il a remporté la Coupe Stanley avec les Red Wings de Detroit avec lesquels il a joué 23 de ses 159 matchs en séries éliminatoires.

Malgré cette célébration historique avec les Red Wings, ses pensées étaient toujours à Los Angeles où, une décennie plus tôt, lui et ses Kings avaient perdu en cinq matchs contre les Canadiens de Montréal, lors de la première présence de leur histoire en finale de la Coupe Stanley.

Il aurait aimé vivre cette conquête avec les fidèles supporteurs des Kings qui l’ont si gentiment accueilli à son arrivée dans la LNH.

« Tu demeures toujours lié à l’équipe qui t’as repêché, surtout si tu y demeures associé pendant une longue période », a dit Robitaille.

Ce ne fut donc pas une surprise si à la fin de sa carrière en 2006, après son troisième séjour avec les Kings, Robitaille s’est vu offrir un poste au sein de la direction de l’équipe.

Après tout, les Kings sont son équipe, Los Angeles est sa ville, là où il a fondé sa famille et là où son cœur bat.

« J’ai appris à parler anglais ici et je suis toujours ici, a dit Robitaille. J’ai 46 ans, je suis impliqué dans le sport que j’adore et avec l’équipe que j’aime. »

Il est revenu à la maison car il voulait que son équipe, sa ville, sa famille, son cœur puisse vivre l’expérience de remporter le trophée le plus prestigieux du hockey.

« L’une des raisons pour laquelle je voulais être impliqué dans l’équipe était d’avoir l’opportunité d’y faire partie le jour où elle remporterait la coupe, si ce jour était pour arriver », a raconté Robitaille.

Maintenant que ce jour est arrivé, Robitaille peut dire que tous ses efforts ont été récompensés.

C’est facile de faire équipe avec un gagnant, mais il est plus difficile d’accompagner un négligé. Et il n’y a aucun doute, les Kings ont souvent été des négligés au cours de leurs 45 ans d’histoire.

Les Kings ont raté les séries éliminatoires 18 fois depuis leur entrée dans la LNH, dont six saisons de suite, une séquence qui a pris fin en 2010. Et quand ils se sont qualifiés, ils ont été éliminés 16 fois en première ronde.

Ce n’est pas ce que l’on peut appeler une tradition d’excellence.

Mais les plus dévoués amateurs sont demeurés fidèles. Robitaille les a courtisés pendant le dernier processus de reconstruction, une période difficile qui leur a permis de repêcher d’excellents joueurs comme Anze Kopitar, Drew Doughty et Jonathan Quick.

La patience est devenue la règle pour Robitaille, une qualité qu’il tente de propager à travers son éternel sourire et son propre cheminement, lui qui a réussi à surmonter bien des obstacles.

Samedi soir quand Robitaille a soulevé la coupe, il pouvait crier un symbolique « je vous l’avais dit » à tous ceux qui l’ont supporté depuis ce lointain jour quand il est arrivé à Los Angeles espérant, comme plusieurs autres, réussir à Hollywood.

« Quand tu dis que tu vas rebâtir l’équipe, ça signifie que tu vas perdre plusieurs matchs, a indiqué Robitaille. Tu dis élégamment que tu vas perdre, mais nous avons trouvé un moyen pour que les amateurs nous croient.

« Ce qui est bien, c’est qu’aujourd’hui nous pouvons dire : ‘Vous voyez, nous vous avons pas menti’. »

 

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