NEWARK, N.J. – Le message de Peter DeBoer à Ilya Kovalchuk est clair: livre bataille.
« A ce stade de la saison, il faut tenir tête à de bons joueurs et gagner ses batailles. Un point c’est tout », a déclaré l’entraîneur des Devils du New Jersey.
Il est devenu apparent à partir du milieu de la troisième période du premier match contre les Kings de Los Angeles que Kovalchuk risque de se retrouver souvent face aux défenseurs Drew Doughty et Rob Scuderi au cours de cette finale de la Coupe Stanley. Plutôt épargné du duo numéro un des Kings jusque-là, Kovalchuk l’a ensuite retrouvé régulièrement dans son chemin.
Et si les Kings décident de faire la même chose lors du deuxième match samedi, Kovalchuk devra s’y faire.
« Pour le libérer, il faudrait réduire notre utilisation de quatre trios qui est une de nos forces, a expliqué DeBoer. S’ils se concentrent sur Kovalchuk, alors ils ne sont pas opposés à (Zach) Parise et d’autres joueurs. L’opposition des trios est quelque chose qui ne m’intéresse pas et ne me préoccupe pas. Pour moi, ce n’est pas pertinent. »
Kovalchuk est bien d’accord même après avoir été limité à trois tentatives de tirs en direction du filet dont un seul a atteint la cible en 24 présences sur la patinoire et plus de 21 minutes d’utilisation lors du premier match.
Kovalchuk affrime même avoir retrouvé ses jambes et son meilleur niveau en troisième période et en prolongation, justement quand il a été opposé de plus en plus souvent à Doughty et Scuderi, qu’il a eus devant lui à huit de ses 10 dernières présences, après leur avoir été opposé à seulement quatre reprises. Ses trois tentatives de tirs au but sont toutes survenues au cours de la troisième période.
« Je ne m’inquiète vraiment pas de savoir qui j’affronte, il nous faut juste travailler les cinq joueurs ensemble parce que c’est de cette façon qu’on connaît du succès », a-t-il déclaré.
« En troisième période, nous avons commencé à mieux déplacer la rondelle et à faire du meilleur échec-avant. Il importe peu contre qui vous jouez, il faut juste être à son mieux et laisser l’adversaire devoir prendre des décisions. J’ai joué contre de bons défenseurs et j’ai trouvé un moyen d’en venir à bout en faisant ce que je suis supposé faire. C’est ce que je vais essayer de reproduire lors du prochain match. »
Kovalchuk, qui domine les séries avec ses 18 points, estime qu’il n’a justement pas fait ce qu’il devait faire lors des deux premières périodes mercredi.
« Il est loin d’être le seul », n’a pu s’empêcher de faire remarquer DeBoer.
« C’est la même chose pour moi et si vous demandez à la plupart des joueurs dans ce vestiaire ils vous diront la même chose, qu’ils n’étaient pas à leur mieux au cours des deux premières périodes, a confirmé Adam Henrique à LNH.com. On ne peut pas pointer un seul joueur. »
Normalement non, mais en finale de la Coupe Stanley, lorsque tout est amplifié, la performance d’une superstar comme Kovalchuk limité à un tir au but dans une cause perdante sera toujours disséquée.
Mais ce ne sont pas les Devils qui vont prendre le bistouri, même s’ils s’attendent à ce que Kovalchuk soit davantage un facteur à partir du deuxième match de la série.
« Vous savez, j’estime que notre identité est celle d’une équipe à quatre trios. Kovy en est une pièce, mais il n’est pas l’équipe, a dit DeBoer. Ce n’est pas ainsi que nous avons construit notre équipe. Nous sommes capables de survivre lorsqu’il ne marque pas ou ne dispute pas un de ses meilleurs matchs, et c’est aussi le cas pour (Patrik) Elias ou Parise ou d’autres. J’estime que c’est la force de notre équipe. »
« Ce n’est pas un drapeau rouge et ça ne devrait pas être alarmant, a déclaré Parise. Je suis certain qu’il va vous dire qu’il veut faire beaucoup mieux, comme pour les 19 autres joueurs. Ce n’est pas un problème on n’est pas inquiet. »
Ce qui préoccupe davantage les Devils c’est une façon de faire suer davantage le gardien Jonathan Quick, qui n’a eu qu’à affronter 18 lancers en plus de 68 minutes lors du premier match.
« On n’en a pas fait assez pour le faire travailler », a convenu DeBoer.
Kovalchuk devra être un facteur pour rendre la vie plus misérable au gardien des Kings, mais il devra commencer par se libérer de Doughty et Scuderi si Darryl Sutter cherche encore à les lui opposer même s’il n’a pas le dernier mot dans les changements de trio au New Jersey.
« Ce que je veux faire surtout c’est ne pas lui accorder beaucoup d’espace, ne pas lui doner tout cet espace libre, a dit Doughty. Je vais travailler fort, je vais tout faire pour le sortir de la série. »
Que peut faire Kovalchuk pour que Doughty doive ravaler ses paroles?
« Il faut simplement garder les choses simples. Je crois que ç’a été notre problème, répond-il. Nous avons commis trop de revirements à la ligne bleue. Il faudra dégager la rondelle au bon endroit parce que Quick est très bon à l’extérieur de son filet, et ensuite il faudra faire de l’échec-avant. »
Et évidemment, Kovalchuk devra se rappeler du message de son entraîneur.
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