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Touchette: L’embarras du choix pour le CH

mercredi 2012-05-23 / 18:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette: L’embarras du choix pour le CH

L'autre jour, j'ai souri à la lecture d'un texte publié sur le site de LNH.com, qui racontait que Marc Bergevin, spectateur assidu au tournoi de la Coupe Memorial, avait été applaudi spontanément par les clients à son arrivée dans un restaurant de Shawinigan.

« En cinq minutes là-bas, a dit Bergevin, j'ai été plus applaudi qu'en 20 ans de carrière comme joueur ».

Il y a moins de six mois, Bergevin, on s'entend, aurait passé inaperçu dans n'importe quel restaurant du Québec.

Aujourd'hui, le bon peuple, toujours sous le charme, n'hésite pas à l'ovationner entre deux bouchées de macaroni au fromage ou de pâté chinois.

Connaissez-vous bien des DG de compagnie qui ont droit à pareil accueil dans un resto? On a beau dire, le poste de DG du Canadien, surtout lors de la première année du mandat, confère à son titulaire une auréole qui a peu d'égale.

Ne reste plus à souhaiter que le DG du Canadien, à pareille date, l'an prochain, ne sera pas ... hué dans un resto de Shawinigan ou ailleurs car si les fans du Canadien ont eu le coup de coup de foudre pour l'ancien défenseur, ils ont aussi la réputation d'avoir la mèche courte. Et de crier fort quand ça ne marche pas à leur goût.

Il ne faut pas se raconter d'histoire: Bergevin aura besoin de temps pour retaper une équipe qui, si elle repose sur un bon noyau, a besoin d'un sérieux coup de barre.

De bons candidats

En attendant, Bergevin, sans tambour ni trompette, continue son petit bonhomme de chemin dans sa quête d'un entraîneur en chef. Jusqu'ici, il a été muet comme une carpe. Le contraire aurait été étonnant.

Mais dans toute cette histoire, une évidence saute aux yeux: les candidats sont nombreux, notamment au Québec. Tant mieux.

A une époque pas si lointaine, à chaque fois que le Canadien était à la recherche d'un entraîneur, il y a deux noms, qui, invariablement, refaisaient surface: ceux de Jacques Lemaire et de Michel Bergeron.

Aujourd'hui, on parle de Patrick Roy, Michel Therrien, Guy Carbonneau, Mario Tremblay, Benoit Groulx et Pascal Vincent, entre autres, sans compter Bob Hartley, un franco-ontarien, qui a déjà gagné la Coupe Stanley au Colorado. Et je ne parle même pas d'Alain Vigneault, qui a obtenu un prolongement de contrat chez les Canucks de Vancouver ou encore de Claude Julien, bien ancré à Boston. Dans un avenir plus ou moins lointain, Vigneault et Julien seront assurément des candidats sérieux pour Montréal.

Et vous savez quoi ? Il y a des candidats qu'on ne soupçonne peut-être même pas.

Bref, Bergevin a l'embarras du choix.

Mais mieux encore, le Québec, en termes d'hommes de hockey qualifiés, n'a probablement jamais eu autant à offrir.

La preuve, Bergevin lui-même est issu de cette relève, qui grandit à vue d'œil.

Le dernier cri des Coyotes

Qui l'eût cru ? Le Roadrunner a finalement stoppé le Coyote !

Le dernier cri des Coyotes a retenti tard, mardi soir, lorsque les Kings de Los Angeles, grâce à un but de Dustin Penner en prolongation, ont atteint la finale de la Coupe Stanley pour la première fois depuis l'ère Wayne Gretzky.

Pour une fois, je ne me suis pas planté; j'avais choisi les Kings en ... six, mais je n'aurais pas osé parier mes vieilles pantoufles là-dessus tellement les Coyotes m'intriguaient.

Mike Smith, dit le mur du désert, aura finalement cédé, mais les Coyotes, quoiqu'on en dise, ont réalisé un parcours fabuleux.

Les Kings? Comme bien des gens, je continue de les découvrir, de constater qu'ils forment l'une des équipes les mieux équilibrées de la ligue.

Or voilà une équipe, qui, faut-il le rappeler, a terminé au huitième rang de l'Association de l’Ouest en saison régulière. Rien ne laissait présager un tel succès.

Si les Coyotes ont constitué une surprise, les Kings n'ont pas été moins surprenants. Cela dit, j'ai hâte de les voir contre les champions de l'Association de l'Est, que ce soit les Devils ou les Rangers, deux équipes, qui privilégient le jeu hermétique.

Dans un cas comme dans l'autre, les Kings risquent de patiner dans le brin de scie.

« Déranger le gardien ... »

Si je vous en parle, c'est que ça commence à me tomber sur les rognons. De quoi au juste? De ce commentaire-cliché qu'on entend à tous les jours ou presque depuis le début des séries de la Coupe Stanley.

Lorsqu'on demande à un joueur comment son équipe devra s'y prendre pour battre tel ou tel gardien de but, il répond à coup sûr: « Nous devrons le déranger, placer un joueur devant lui, bref, trouver une façon de lui obstruer la vue ... »

C'est à croire que c'est devenu la seule façon de marquer des buts dans la LNH.

Est-ce qu'il y a quelqu'un quelque part, qui pourrait changer la cassette s'il vous plait ? Mes oreilles crient grâce.

 

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