SHAWINIGAN – Dale Hunter ne ferme pas la porte à double tour à un éventuel retour comme entraîneur dans la LNH, mais c'est tout comme. La possibilité ne fait absolument pas partie de ses projets d'avenir, à brève échéance.
L'entraîneur démissionnaire des Capitals de Washington file le parfait bonheur dans l'entourage des Knights de London, « une entreprise familiale » comme il les décrit, et c'était palpable au cours du point de presse qu'il a accordé, dimanche, en marge du tournoi de la Coupe Memorial.
Soulignant qu'il n'est plus un « poulet de printemps » à bientôt 52 ans, Hunter a avancé qu'il serait très heureux s'il passait le reste de sa carrière de dirigeant à London.
Plusieurs observateurs ont argué que la décision de Hunter pouvait inciter Patrick Roy à ne pas faire le saut dans la LNH. C'est qu'à la barre des Remparts de Québec, dont il est un des propriétaires, Roy se retrouve dans un « contexte familial » semblable à celui de Hunter.
Disant ne pas lui avoir parlé dernièrement, l'ancienne peste des Nordiques de Québec a simplement dit que, « Patrick doit faire ce qu'il y a de mieux pour lui et pour sa famille. »
Il a ajouté que la tâche est plus exigeante dans la LNH et que Roy doit être prêt à y consacrer plus de temps. Mais il ajoute que c'est une tâche stimulante, dont il a beaucoup aimé s'acquitter.
Hunter a d'ailleurs maintes fois répété qu'il a savouré sa courte expérience à Washington. Il a minimisé l'importance de la mésentente, dit-on, qui existait entre l'attaquant vedette Alexander Ovechkin et lui.
Mais il a constaté que diriger des jeunes d'âge junior est très différent que des professionnels. On doit faire plus d'enseignement chez les juniors, et il y a beaucoup plus de temps d'entraînement sur glace. Dans la LNH, en raison du calendrier chargé et du temps de déplacement, il y a moins de séances sur glace et plus de sessions vidéo. La communication se fait différemment, également.




