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Touchette : Quelle sera la place de Brodeur dans l’histoire?

mercredi 2012-05-16 / 15:20 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Quelle sera la place de Brodeur dans l’histoire?

Si vous aviez à gérer un septième et dernier match de la finale de la Coupe Stanley comme entraîneur et que vous aviez le loisir de choisir un gardien de but parmi les meilleurs dans l'histoire de la LNH, qui donc serait votre choix ?

Pas facile, en effet.

Les plus vieux opteraient probablement pour Jacques Plante ou Terry Sawchuck, qui ont déjà partagé la plupart des records de leur confrérie.

Et il s'en trouverait sûrement plusieurs pour choisir Patrick Roy, qui détient toujours le record de victoires (151) dans les séries de la Coupe Stanley. Ou encore l'acrobatique Dominik Hasek ou, bien sûr, Martin Brodeur.

Cela dit, où donc se situera la place de Brodeur, une fois sa carrière terminée, dans l'histoire de la LNH ?

Bonne question.

Sera-t’il sacré le meilleur de tous ? Peut-être.

Si la question mérite d'être posée, la réponse ne fera sans doute jamais l'unanimité.

C'est un peu comme si on vous demandait de faire un choix entre Wayne Gretzky et Mario Lemieux. Le débat risque de s'éterniser. La preuve, il y a encore des gens, qui, sans blague, s'obstinent à savoir qui a été le meilleur entre le Rocket et Gordie Howe !

Au sommet 

Chose certaine, Brodeur se trouve quelque part au sommet de la pyramide.

A 40 ans, il est encore parmi les plus fiables, les plus solides. Sans lui, les surprenants Devils, on s'entend, n'auraient jamais atteint la finale de l'Association de l’Est contre les Rangers.

La saison en cours est un autre fleuron au riche palmarès de Brodeur, déjà récompensé du trophée Calder, de cinq trophées Jennings, quatre trophées Vézina, dix sélections dans les matches d'étoiles, trois Coupes Stanley et deux médailles d'or aux Jeux olympiques, alouette.

Je ne parle même pas de ses 656 victoires et 119 jeux blancs en saison régulière, deux sommets dans l'histoire de la LNH. Et de son habilité combien incomparable à manier et à refiler la rondelle à un coéquipier. Qui dit mieux ? Je vous le demande.

Au cours des dernières années, j'ai rencontré Martin à quelques reprises, mais je connais surtout son père Denis, un ancien gardien de but de l'équipe canadienne olympique, qui a gagné sa vie comme photographe.

Contre Frank Howard 

Chez les Brodeur, la sport a toujours occupé une bien grande place.

Le frère de Martin, Claude, a déjà tenté sa chance comme lanceur gaucher dans les filiales des défunts Expos au début des années 1980 et peu gens savent que Denis, un ex-arrêt-court, a déjà été un excellent joueur de baseball, qu'il a évolué dans le réseau de filiales des Orioles de Baltimore et qu'il a déjà joué contre Frank Howard, un géant de six pieds, sept pouces, qui devait devenir l'un des cogneurs de puissance les plus redoutés des ligues majeures dans les années soixante.

Quand Denis me vantait les mérites de Martin, ce qui était le cas à chaque fois qu'on se croisait, je lui répondais souvent à la blague: « Un gardien de but, qui atteint la LNH, c'est bien beau, mais un gars, qui a déjà joué contre Frank Howard, c'est encore bien mieux. Pourquoi ? Ils sont nombreux, les Québécois qui ont joué dans la LNH, mais très peu à avoir déjà affronté Frank Howard ! »

Et Denis, flatté, riait de bon coeur.

Aujourd'hui, je dois reconnaître que Martin, avec ses multiples exploits, a devancé le paternel. Par un mille ou deux.

Denis peut toujours se consoler: il a cédé le pas à l'un des meilleurs gardiens de l'histoire.

Peut-être même le meilleur de tous.

 

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