Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

Kings-Devils: Une finale inattendue

samedi 2012-05-26 / 15:03 / LNH.com - Nouvelles

LNH.com


Devils du New Jersey

Rang: 648-28-6 102 Pts.

Kings de Los Angeles

Rang: 840-27-15 95 Pts.
Quand ont débuté les éliminatoires les plus exigeantes du sport il y a près de deux mois, absolument personne ne s’attendait à voir les Kings de Los Angeles et les Devils du New Jersey en grande finale de la Coupe Stanley.

Classés sixièmes dans l’Est, les Devils se retrouvaient dans un groupe où évoluaient les Bruins de Boston, champions en titre, les Rangers de New York, détenteurs du premier rang, ainsi que les Penguins de Pittsburgh et les Flyers de Philadelphie, deux adversaires redoutables qui avaient complété la saison régulière en force.

Or les Devils ont sorti les Flyers et les Rangers des séries après avoir éliminé les Panthers de la Floride en deuxième période supplémentaire du septième match. Ils en seront donc à leur cinquième grande finale depuis 1995 et ils viseront une quatrième Coupe Stanley, leur dernière conquête remontant à 2003.

La première participation des Kings à la grande finale depuis 1993, quand ils avaient été battus par le Canadien, est encore plus étonnante, si l’on tient compte que leur participation aux séries n’a été confirmée qu’à l’avant-dernier jour de la saison régulière et qu’ils ont perdu leurs deux derniers matchs au calendrier pour terminer au huitième et dernier rang donnant accès aux éliminatoires.

Peu importe, ils ont éliminé les Canucks de Vancouver, premiers au classement général, puis les Blues de St.Louis, deuxièmes dans l’Ouest, et les Coyotes de Phoenix, champions de la division Pacifique, ne subissant que deux défaites au total. Ils sont invaincus sur la route depuis le début des séries (8-0) et à leurs 10 derniers matchs si on remonte au printemps derniers.

Les deux équipes se sont affrontées à deux reprises en saison régulière, mais cela remonte à octobre quand les Devils ont gagné les deux matchs, 3-0 et 2-1 aux tirs de barrage. C’est Johan Hedberg qui a réussi le blanchissage et il affrontait alors Jonathan Bernier, lui aussi gardien auxiliaire.
Attaquants
Un peu comme comme chez les Kings, les Devils ont le luxe de pouvoir compter sur quatre trios tous agressifs en échec-avant. Peter DeBoer a jonglé avec ses trios, mais la seule modification importante à sa formation est survenue après le troisième match contre les Rangers lorsqu’il a inséré un Jacob Josefson en santé au centre de son troisième trio.

Zach Parise et Ilya Kovalchuk sont les piliers de l’attaque et ils ont fini la série contre les Rangers dans des trios différents après avoir joué ensemble pendant presque toute la saison. Kovalchuk domine son équipe dans les séries avec 18 points, suivi de Parise avec 14.

Travis Zajac, au centre du premier trio entre Parise et Dainius Zubrus, joue probablement mieux que ce qu’on avait prévu après avoir pris part à seulement 15 matchs en saison régulière, résultat d’une blessure au tendon d’Achille.

Patrik Elias a peiné à faire bouger les cordages après une campagne de 78 points mais il a été efficace au centre ou à l’aile gauche d’un deuxième trio.

DeBoer peut miser sur un quatrième trio inhabituel. Stephen Gionta, Ryan Carter et Steve Bernier ont joué un grand rôle dans la série contre les Rangers en utilisant leur échec-avant agressif pour se porter régulièrement à l’attaque. Carter a marqué lors des deux derniers matchs.

Pour une équipe qui a eu autant de difficultés à marquer en saison régulière, les Kings ont profité d’une profondeur étonnante en séries, 15 joueurs différents ayant réussi au moins un but et autant ayant obtenu au moins une mention d’aide.

Cela dit, l’attaque des Kings a reposé surtout sur six joueurs et deux trios.

Dustin Brown et Anze Kopitar sont les joueurs clé du premier trio et tous deux pourraient s’avérer des aspirants au trophée Conn Smythe. Brown, qui domine son équipe avec 16 points, a marqué de gros buts et distribué de grosses mises en échec en plus de s’illustrer en défense.

Dustin Penner, qui a gagné une Coupe Stanley à Anaheim en 2007, a marqué le but en période supplémentaire du cinquième match contre Phoenix qui a propulsé les Kings en finale, et ses compagnons de trio Mike Richards et Jeff Carter ont chacun quatre buts à leur fiche.

Limité à 14 points et 27 matchs en saison régulière, Dwight King a constitué une révélation en séries, et il a déjà marqué cinq buts. Les Kings comptent aussi sur un centre de troisième trio fiable en Jarret Stoll.

DÉFENSEURS
Encore une fois comme les Kings, les Devils ont trois duos de défenseurs bien équilibrés entre talents offensifs et défensifs, et droitiers et gauchers.

Bryce Salvador et Marek Zidlicky forment le premier duo. En principe, c’est Zidlicky qui a le talent offensive mais Salvador s’est imposé depuis le début des séries avec trois buts et 11 points. Zidlicky est le joueur le plus utilisé par DeBoer, qui recourt aussi à Andy Greene et Mark Fayne plus de 20 minutes par match dans un rôle nettement défensif. Greene a cependant des habiletés en attaque.

Le troisième duo d’Anton Volchenkov et Peter Harrold ressemble aux deux premiers mais joue moins souvent, quoique Volchenkov soit le joueur le plus utilisé en désavantage numérique.
Sauf pour Drew Doughty, qui a récolté 10 points, les Kings n’obtiennent pas une grosse collaboration offensive de leurs défenseurs, les cinq autres ayant 11 points en 14 matchs.

Ces défenseurs sont cependant solides dans leur territoire. Tous affichent un différentiel positif, à commencer par Doughty à plus-10. Celui-ci est aussi le joueur le plus utilisé, suivi du vétéran Willie Mitchell, qui en sera à sa première présence en finale de la Coupe Stanley à l’âge de 35 ans. Tous deux passent plus de 25 minutes par match sur la glace en moyenne et Rob Scuderi, qui a bu dans la Coupe avec les Penguins de Pittsburgh en 2009, est le seul autre utilisé pendant plus de 20 minutes.

GARDIENs
Martin Brodeur en sera à sa cinquième finale et il détient à peu près tous les records principaux en séries, mais il peut passer pour le negligé face à Jonathan Quick.

Quoi qu’il en soit, le vétéran de 40 ans a encore été assez bon pour mener les Devils là où ils sont aujourd’hui. Il a concédé deux buts ou moins dans 13 des 18 matchs des séries.

Plusieurs croient que Quick, candidat au trophée Vézina, est le meilleur gardien depuis le début des séries, avec une moyenne de 1,54 et un pourcentage d’arrêts de ,946.

Et il y a encore plus: huit de ses 12 victoires ont été remportées sur la route et il a accordé un but ou moins dans six de ses 14 matchs. C’est simple, il a convaincu ses coéquipiers qu’ils ont la possibilité de gagner chaque rencontre.


 
ENTRAÎNEURS EN CHEF

Peter DeBoer prône un échec-avant agressif depuis son engagement l’été dernier et les Devils recueillent le fruit de leurs efforts. L’entraîneur a aussi pris toutes les bonnes décisions depuis le début des séries.

Après avoir perdu le premier match contre les Flyers, DeBoer a jugé bon remplacer Peter Harrold par la recrue Adam Larsson à la défense. Larsson l’a remercié en marquant dès son premier match et les Devils ont égalisé la série. DeBoer a ramené Harrold après le premier match contre les Rangers et celui-ci montre un différentiel positif depuis.

Puis quand il a estimé que son équipe avait besoin de jambes fraîches après être tombée en déficit 2-1 face aux Rangers, DeBoer a remplacé Petr Sykora par Josefson et les Devils n’ont plus perdu.


Darryl Sutter s’est avéré une sorte de porte-bonheur pour les Kings. Depuis son arrivé à la mi-décembre, ceux-ci ont conservé une fiche de 37-19-7, et de 12-2 en séries.

Sutter a exigé beaucoup de ses joueurs mais il a récompensé ceux qui ont le mieux répondu.

Dustin Brown, notamment, joue son meilleur hockey depuis qu’on a choisi de le garder à Los Angeles à la date limite des échanges en février.

Quant à la stratégie, Sutter a surtout implanté un échec-avant beaucoup plus agressif, ce qui a provoqué de nombreux revirements et donc plus d’occasions de marquer.


UNITÉS SPÉCIALEs

Les Devils peuvent s’estimer chanceux de ne pas avoir été coulés par leurs unités spéciales depuis le début des séries.

Ils ont été les meilleurs de la ligue en saison régulière avec un taux de succès de 89,6 pour cent en désavantage numérique mais sont très ordinaire depuis le début des séries. Ils ont marqué neuf buts en 43 avantages numériques lors des deux premières séries, mais seulement trois en 23 face aux Rangers. Ils montrent heureusement un différentiel impressionnant de plus-13 à forces égales.

Les Kings ont fait encore pire. Ils n’ont marqué que six buts en 74 supériorités numériques lors des trois premières rondes, et la moitié de ces buts ont été réussis à cinq contre trois.

En revanche, leur jeu en désavantage numérique a été remarquable et ils n’ont concédé que cinq buts en 57 occasions, soit autant qu’ils en ont marqué, Brown et Kopitar en ayant réussi chacun deux.

IL POURRAIT FAIRE LA DIFFÉRENCE

Patrik Elias -- Elias a gagné la Coupe à deux reprises au New Jersey et il est le meilleur compteur de l’histoire des Devils en séries. Il n’a pas été aussi productif que d’habitude ce printemps et les Devils seront en meilleure position s’il retrouve sa touche. Les Kings devront porter attention à un joueur qui a totalisé 78 points en saison régulière.
 

Dustin Penner -- Lorsque Penner se présente pour jouer comme il l’a fait face aux Coyotes, peu d’équipes ont les armes pour lui résister. L’attaquant de 6'4" et 242 livres crée beaucoup d’espace pour ses coéquipiers en plus de profiter de sa stature le long des bandes. Plus important encore il est impossible de le déloger de l’enclave, d’où il a marqué le but qui a éliminé les Coyotes en prolongation.

ANALYSES

Les Devils gagneront si... Ils ont du succès avec leurs quatre trios et demeurent agressifs en échec-avant. Comme les Kings voudront aussi axer leur jeu sur l’échec-avant tout en profitant du physique imposant de leurs joueurs, les Devils, construits dans le même moule, devront répondre du tact au tact. S’ils restent emprisonnés dans leur zone et perdent les batailles pour les rondelles. La série pourrait être courte.

Les Kings gagneront si... Ils obtiennent une contribution offensive d’autres joueurs que ceux des deux premiers trios, ce qui inclut le jeu de puissance. Mais ce sera difficile face à la meilleure formation défensive qu’ils auront eu à affronter. Mais si d’autres joueurs contribuent à l’attaque et si le jeu de puissance se réveille, Quicki devrait être capable de faire la différence devant le filet.



Pour toutes les nouvelles et analyses des séries éliminatoires de la Coupe Stanley 2014, choisissez votre séries
vs.
Boston mène la série 2-1
vs.
Montréal gagne la série 4-0
vs.
Pittsburgh mène la série 2-1
vs.
New York mène la série 2-1
vs.
Le Colorado mène la série 2-1
vs.
St. Louis mène la série 2-1
vs.
Anaheim mène la série 2-1
vs.
San Jose mène la série 3-0
 

La LNH sur Facebook