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Sean Burke a aidé Mike Smith à relancer sa carrière à Phoenix

vendredi 2012-05-11 / 20:06 / LNH.com - Nouvelles

Par Kevin Woodley - Correspondant LNH.com

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Sean Burke a aidé Mike Smith à relancer sa carrière à Phoenix

Sean Burke a relancé sa carrière en modifiant son style dans le désert de Phoenix.

Plus d'une décennie plus tard, il poursuit sur la même lancée avec Mike Smith.

Le dénominateur commun est Benoit Allaire, qui était l'instructeur des gardiens de but des Coyotes quand Burke, qui éprouvait des difficultés à l'époque, avait été échangé à Phoenix au début de la saison 1999-2000. Il s'agissait d'une cinquième équipe en trois ans pour Burke, alors âgé de 32 ans, et selon certains, il était engagé sur un chemin qui pourrait s'arrêter à Phoenix, comme ce fut le cas pour plusieurs.

Mais au contraire, Burke a endossé l'approche d'Allaire, qui consiste à jouer plus profondément dans le filet et à attaquer les jeux en s'avançant depuis la ligne des buts, au lieu d'être agressif au départ et de reculer par la suite.

Un an après son arrivée à Phoenix, Burke était redevenu un gardien étoile. Et l'année suivante, il était finaliste pour les trophées Vézina et Hart, ainsi que le trophée Lester B. Pearson, qui était alors remis au joueur d’excellence selon les joueurs.

Allaire est maintenant avec les Rangers de New York, où ses conseils ont aidé Henrik Lundqvist à être finaliste pour l'obtention du trophée Vézina à quatre reprises, incluant cette année. Dans l'intervalle, Burke a quitté Phoenix en tant que joueur mais il y est revenu en tant qu'entraîneur. Il fait maintenant l'étalage de ce qu'il a appris il y a 12 ans en conseillant Smith, qui mérite d'être considéré pour le Conn Smythe et dont le taux d'efficacité de ,948 depuis le début des séries écarquille les yeux de ses adversaires.

« Je voulais qu'il se positionne de sorte qu'il n'y ait aucun tir qu'il ne puisse bloquer, a expliqué Burke à LNH.com. J'ai toujours été en désaccord avec la vieille expression selon laquelle “le gardien n'a eu aucune chance sur le jeu.” J'ai toujours pensé que ça ne faisait aucun sens. Lors de chaque tir et dans chaque situation, on a une chance de bloquer la rondelle et beaucoup de temps. La première chose a été de convaincre Mike qu'il sera dans une position où il pourra effectuer tous les arrêts. S'il lui arrive d'être hors position, il pourra compenser parce que c'est un très bon athlète. »

Ce fut facile de convaincre Smith.

Comme Burke quand il était arrivé à Phoenix, Smith avait eu des hauts et des bas, incluant un séjour dans la Ligue américaine, et à deux reprises, il n'avait pas été réclamé après avoir été offert au ballottage par le Lightning de Tampa Bay alors qu'il connaissait une saison misérable.

« Il a vécu plusieurs situations semblables à ce que j'ai traversé au cours de ma carrière, a dit Smith. C'était facile d'avoir confiance en une approche qui a fonctionné pour lui dans le passé. De toute évidence, ce fut une grande raison de ses succès. L'occasion de pouvoir travailler avec Sean Burke a grandement aidé, tout comme le fait d'avoir confiance en une approche qui m'est enseigné par un gardien ayant traversé ce que j'ai vécu dans ma carrière. Quand c'est enseigné par un gars qui a été mis en nomination pour le Vézina, un joueur étoile, c'est facile d'avoir confiance. »

Cette approche consiste à jouer plus profondément dans son filet. En se tenant plus près de la ligne des buts et en sortant rarement de sa zone, il se déplace moins, ce qui lui permet de bien se positionner rapidement avec de courts mouvements, réduisant la possibilité de créer des ouvertures, surtout chez les gardiens de grande taille.

Être un gardien de grande taille aide certainement à jouer de cette manière - Burke et Smith mesurent tous les deux six pieds quatre pouces -, parce qu'il couvre beaucoup d'espace même quand il est reculé dans son filet.

Mais la taille, ce n'est pas tout. On n'a qu'à regarder Lundqvist, qui mesure six pieds, un pouce. Il faut aussi être athlétique, réagir rapidement en plus d'avoir un solide positionnement de base.

Burke n'endosse pas entièrement l'idée que le fait d'être un gardien de grande taille suffit pour devenir un gardien formidable.

« On pourrait affirmer ça jusqu'à un certain point, a noté Burke. Il y a cette impression dans la LNH depuis quelques temps qu'on peut prendre un gardien de grande taille, le placer devant le filet et que s'il a une bonne technique de base, il peut jouer. C'est vrai jusqu'à un certain degré, mais pour devenir un excellent gardien dans la ligue, ou un des meilleurs gardiens, je ne pense pas que c'est suffisant. Il faut combiner l'aspect technique du jeu, qui est plus facile à enseigner, avec des qualités athlétiques, une bonne lecture du jeu et de la patience. C'est pourquoi un gars comme Mike, qui a tout ça, est une espèce rare. »

Smith a des mains formidables, s'en servant pour capter des rondelles avec sa mitaine ou les éloigner avec son bouclier dans des situations où d'autres gardiens se limiteraient uniquement à les bloquer. C'est tout naturel pour Smith, un joueur de balle rapide de calibre national ayant grandi en Ontario et qui a déjà frappé un circuit lors d'un exercice au bâton des Devil Rays de Tampa Bay.

Mais tout comme Jonathan Quick, des Kings de Los Angeles, son rival en finale de l'Association de l'Ouest, il y a eu des moments dans sa carrière où Smith se fiait trop sur son talent.

« On peut lancer une balle rapide à 100 milles à l'heure mais ça ne veut pas dire qu'on peut réussir à chaque lancer, a indiqué Burke. Avec le temps, ça ne marchera probablement pas. Mike possède cette habileté, et à la fin de la journée, c'est ce qui va le séparer de plusieurs gardiens dans la ligue. Cependant, si c'était son principal atout à chaque match, ça deviendrait difficile pour lui avec le temps. »

En se fiant moins à ses qualités athlétiques, Smith est devenu plus constant. Mais ce n'était pas, souligne-t-il, qu'il était un néophyte quand il est arrivé à Phoenix.

Contrairement à Burke, qui a grandi en protégeant son filet debout et qui a eu des difficultés pendant la grande partie d'une décennie avec le style papillon, Smith travaille pour polir sa technique depuis son adolescence. Il rend d'ailleurs crédit à Jon Elkin et ses écoles de gardiens en Ontario pour l'avoir aidé à développer ses qualités naturelles. Cette année, Smith a appris à modifier son approche pour mieux se servir de sa technique.

Si Elkin l'a aidé à se bâtir des outils, Burke a réorganisé sa boîte à outils, faisant en sorte qu'il se sert maintenant du bon outil au bon moment.

« Son message a été constant cette année depuis le premier jour et Burke mérite beaucoup de crédit, a révélé Elkin. Il avait tout vu précédemment et il ne changera pas facilement son approche juste parce que les choses ne vont pas bien. Il a fait en sorte que Mike ait confiance à cette approche pour que ce soit efficace. Ils ont persévéré quand ça allait mal et aujourd'hui, on voit les résultats. »

C'est le fait que Burke croyait fermement à cette approche après deux sorties difficiles en début de la saison qui a renforcé la confiance de Smith et qui a empêché que le doute s'installe dans son esprit.

« J'avais une excellente technique de base mais je n'avais jamais eu l'occasion, avant d'être ici, de vraiment connaître du succès, a noté Smith. De toute évidence, mon style est un peu différent, mais ma mentalité, c'est de me rendre sur la glace pour jouer. Ce ne fut pas une transition difficile. Le fait de me rendre sur la glace pour jouer et de ne pas me préoccuper de ce qu'il adviendra, de me concentrer uniquement sur le déroulement, a fait en sorte que ce soit vraiment facile. »

Comme Burke avant lui, tout semble facile pour Smith. Mais c'est en raison de l'approche d'Allaire, qui préconise des déplacements plus courts, et c'est ce qui a permis aux deux de relancer leur carrière.

 

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