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La Finlande espère tirer profit de l’avantage de la glace dans le Groupe A du Championnat mondial de l’IIHF

jeudi 2012-05-03 / 18:20 / LNH.com - Nouvelles

Par Risto Pakarinen - Correspondant LNH.com

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La Finlande espère tirer profit de l’avantage de la glace dans le Groupe A du Championnat mondial de l’IIHF

HELSINKI (Finlande) –– La malédiction du pays hôte du Championnat mondial de hockey sévit depuis plusieurs années. Il y a maintenant 25 ans qu’une équipe hôtesse n’a pas remporté l’or et plusieurs excellentes formations ont tenté depuis de conjurer le sort.

Au total, seulement six équipes et deux pays hôtes ont été consacrés à domicile : il s’agit de la Tchécoslovaquie (1947, 1972 et 1985) et de l’Union soviétique (1973, 1979 et 1986).

Il faut toutefois noter que le pays hôte n’a pas toujours les moyens de viser l’or. L’Autriche, par exemple, a organisé le Championnat mondial à six reprises depuis 1964, mais personne n’a cru qu’elle pourrait prétendre aux grands honneurs.

Six équipes ont remporté les 24 tournois organisés depuis 1986, la dernière fois que le pays hôte a raflé la mise. Depuis, la République tchèque (six fois), le Canada (cinq), l’Union soviétique/Russie (cinq), la Suède (cinq), la Finlande (deux) et la Slovaquie (une) se sont partagé les honneurs. Ces six nations ont accueilli le Championnat mondial à 11 reprises au cours de cette période. Le Canada l’a organisé une seule fois et les chances de la Slovaquie étaient très minces lorsqu’elle a accueilli l’événement l’an dernier.

La pression associée à l’organisation de ce prestigieux tournoi a également eu raison de certaines formations plus modestes. En 2009, l’équipe hôtesse, la Suisse, n’est pas parvenue à se qualifier pour la phase éliminatoire et elle a dû se contenter du neuvième rang.

Cette année, le tournoi est organisé conjointement par la Finlande et la Suède, mais la grande finale sera disputée à Helsinki, en Finlande. L’an prochain, les voisins nordiques accueilleront à nouveau le championnat, mais cette fois-ci, la finale aura lieu au Globe Arena de Stockholm.

La Finlande, championne en titre, est l’une des équipes à battre cette année, mais à l’aube du tournoi, elle n’est pas considérée comme étant la grande favorite.

Avec seulement quatre joueurs de la LNH au sein de sa formation, c’est-à-dire le gardien de but Kari Lehtonen ainsi que les attaquants Valtteri Filppula, Mikko Koivu et Jussi Jokinen, la Finlande compte sur le plus petit contingent de joueurs de la LNH parmi les principales puissances en présence. Les Tchèques, par exemple, peuvent compter sur six joueurs de la LNH et la Russie, sur sept.

La formation de la Suède comprend 14 joueurs de la LNH, dont le candidat au trophée Norris Erik Karlsson, le capitaine des Sénateurs d’Ottawa Daniel Alfredsson, le finaliste au trophée Calder Gabriel Landeskog et l’attaquant des Stars de Dallas Loui Eriksson. La Suède peut aussi compter sur un quatuor de joueurs des Red Wings formé des attaquants Henrik Zetterberg et Johan Franzén ainsi que des défenseurs Niklas Kronwall et Jonathan Ericsson.

Plusieurs anciens joueurs de la LNH défendront les couleurs de leur pays. Par exemple, lorsque la France se mesurera au Canada, l’ancien gardien des Blackhawks de Chicago Cristobal Huet devrait renouer avec plusieurs vieilles connaissances.

La Suisse a réalisé d’énormes progrès au cours des dix dernières années et elle peut maintenant rivaliser avec les grandes puissances du hockey même si sa formation compte peu de noms connus du grand public. Le duo de gardiens de but du Bélarus, formé de Vitali Koval et d’Andrei Mezin, peut également se comparer à n’importe quel autre. Ils n’ont pas réussi à percer dans la LNH, mais les cerbères bélarussiens excellent au Championnat mondial comme le prouve le titre de gardien par excellence remporté par Mezin en 2009.

Dans ce groupe, la France et le Kazakhstan lutteront pour éviter la relégation, alors que la Slovaquie, la Suisse et le Bélarus tenteront de se tailler une place en ronde éliminatoire. Le Canada, la Finlande et les États-Unis devraient se disputer le premier rang dans ce groupe.

Toujours parmi les favoris, Équipe Canada possède une redoutable force de frappe grâce à des attaquants talentueux comme Corey Perry, Ryan Getzlaf, John Tavares, Ryan Nugent-Hopkins, Jordan Eberle, Evander Kane et Jeff Skinner. Pouvant compter sur une formation composée exclusivement de joueurs de la LNH, la haute direction de l’équipe canadienne planifie demeurer en Finlande jusqu’au 20 mai, la dernière journée du tournoi.

Après avoir remporté la médaille de bronze en 2004, les États-Unis semblaient sur le point de devenir une véritable puissance sur la scène mondiale. Depuis, ils peinent à franchir les quarts de finale. Ils y sont parvenus en 2009, mais ils ont été éliminés en demi-finale et ils ont dû se contenter de la quatrième position. En 2010, la formation américaine a même été contrainte de participer au groupe de relégation. Après s’être inclinés en quarts de finale l’an dernier, les Américains espèrent être de retour dans la course aux médailles en 2012.

Même si ce sera extrêmement difficile de remporter le Championnat mondial à domicile, la Finlande aura l’occasion unique de défendre son titre devant ses propres partisans. Seulement sept autres équipes championnes en titre ont eu la chance d’accueillir cet événement : la Grande-Bretagne en 1937, la Suède en 1954, en 1963 et en 1989 (en tant que championne de l’édition 1987 puisqu’il n’y a pas eu de Championnat mondial en 1988 en raison des Jeux olympiques), la Tchécoslovaquie en 1978, l’Union soviétique en 1979 et le Canada en 2008.

Une seule de ces équipes est parvenue à conserver son titre : l’Union soviétique en 1979. L’actuel entraîneur de l’équipe nationale russe, Zinetula Bilyaletdinov, évoluait à la ligne bleue de cette formation. S’il a quelques conseils à donner sur le sujet, parions qu’il ne souhaitera pas les partager avec les Finlandais.

 

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