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Trophée Jack Adams: Hitchcock, MacLean et Tortorella finalistes

lundi 2012-04-30 / 11:21 / LNH.com - Nouvelles

Par Adam Kimelman - Directeur adjoint de la rédaction à NHL.com

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Trophée Jack Adams: Hitchcock, MacLean et Tortorella finalistes

Diriger une équipe de la LNH ne consiste pas qu’à hurler des ordres et s’attendre à ce que ceux-ci soient exécutés automatiquement. Les meilleurs entraîneurs doivent être capables d’expliquer leurs exigences et de convaincre leurs joueurs de leur bien-fondé.

Ken Hitchcock, à St.Louis, Paul MacLean, à Ottawa, et John Tortorella, à New York, y sont parvenus au point de se retrouver finalistes au trophée Jack Adams, remis au meilleur de la profession par l’Association des reporters de radio-télévision de la LNH.

Le grand gagnant sera connu le 20 juin lors de la remise des trophées de la LNH au Encore Theater de l’hôtel Wynn à Las Vegas.

Hitchcock a abouti à St.Louis le 6 novembre en remplacement de Davis Payne lorsque les Blues montraient une fiche de 6-7-0, en 14e et avant-dernière position dans l’Association de l’Ouest. Hitchcock, avec son expérience de plus de 1000 matchs derrière le banc, est parvenu à vendre son approche défensive avant tout et les Blues ont complété le reste de la saison avec une fiche de 43-15-11 au deuxième rang dans l’Ouest, avec un total de 109 points qui leur a permis de remporter un premier titre de la division Centrale depuis 2000.

Le président des Blues John Davidson a dit récemment que plus important encore que les victoires et les défaites, Hitchcock a pu aider les jeunes de sa formation à définir quel genre de joueur ils pourraient devenir dans la LNH.

« De toute évidence nous avons connu du succès, a constaté Davidson, mais nous avons aussi une bien meilleure compréhension de notre équipe et de son futur. Grâce à l’expérience de Ken. »

Hitchcock est finaliste pour la quatrième fois mais n’a jamais mis la main sur le trophée, se classant deuxième en 1997 et troisième en 1998 et 1999, chaque fois avec les Stars de Dallas.

Red Berenson, en 1981, Brian Sutter, en 1991, et Joel Quenneville, en 2000, ont déjà gagné le trophée derrière le banc des Blues, et Jacques Demers, en 1986, et Andy Murray, en 2009, se sont classés deuxièmes.

MacLean est arrivé à Ottawa sans la vaste expérience d’Hitchcock comme entraîneur-chef, mais il a eu un aussi gros impact. L’entraîneur recrue a pris une équipe classée au 13e rang dans l’Est à la fin de la saison dernière et l’a menée jusqu’au premier rang de la division Nord-Est aussi tard qu’à la mi-mars. Les Sénateurs ont finalement terminé au huitième rang avec 92 points, 18 de plus qu’un an plus tôt.

MacLean a fait ses classes comme adjoint à Mike Babcock à Anaheim et Detroit, et cette expérience l’a bien servi à Ottawa pour convaincre ses joueurs d’accepter son système de jeu.

Nick Foligno l’a décrit comme un « player's coach », un entraîneur près de ses joueurs. D’accord avec lui, son coéquipier Jason Spezza a ajouté que c’est parce que MacLean a lui-même joué dans la LNH (pendant 11 ans, avec trois équipes différentes).

« Il connaît les hauts et les bas qui vont avec la vie d’un joueur et il sait que nous pouvons devenir frustrés à l’occasion comme nous savons qu’il peut devenir frustré. Ça semble un cliché, mais nous avons tous été sur la même longueur d’ondes pendant toute la saison et je crois que c’est pour cette raison que nous avons connu du succès », a expliqué le meilleur compteur des Sénateurs.

« On a l’impression de mieux savoir ce qui se passe parce que nous sommes les premiers impliqués. Nous avons un regard différent sur le match et il comprend ça parce qu’il a joué lui-même. C’a très bien fonctionné de cette façon », a noté Foligno.

Jacques Martin, en 1999, est le seul entraîneur des Sénateurs à avoir gagné le trophée Jack Adams et il s’est aussi classé troisième en 2003.

Tortorella a guidé les Rangers au premier rang de la division Atlantique et de l’Association de l’Est pour la première fois depuis la saison 1993-94, qui s’était terminée par la conquête de la Coupe Stanley.

Les obstacles étaient pourtant nombreux avant même le début de la saison. Les Rangers ont passé 10 jours en Europe, où ils ont disputé des matchs préparatoires et les deux premiers de la saison régulière. De retour en Amérique du Nord, ils sont repartis jouer quatre autres matchs dans l’Ouest canadien et n’ont disputé leur premier match à domicile que le 27 octobre, dû à des rénovations au Madison Square Garden. Plus tard, ils ont dû se plier aux exigences de la Classique hivernale, incluant la présence des caméras de HBO dans leur entourage pendant un mois. Ils ont aussi été privés de leur défenseur numéro un Marc Staal pendant toute la première moitié de la saison.

Mais Tortorella n’a jamais cherché d’excuses et a toujours poussé ses joueurs.

« Il tente d’obtenir l’effort maximum de ses joueurs, a dit Marian Gaborik à LNH.com. Il exige beaucoup de ses joueurs mais il sait aussi qu’il peut l’obtenir, alors c’est une bonne chose. »

« Je pense qu’il est exactement ce qu’il montre, a noté le capitaine Ryan Callahan. C’est un entraîneur émotif et passionné, et c’est ce qui fait qu’il est aussi bon. »

Tortorella a gagné le trophée en 2004 quand il a mené le Lightning de Tampa Bay à la Coupe Stanley et est finaliste pour la troisième fois, mais la première en quatre ans avec les Rangers. Le dernier entraîneur des Rangers à avoir été finaliste a été Tom Renney, troisième en 2006. Aucun entraîneur des Rangers n’a gagné le trophée.

Contactez Adam Kimelman à akimelman@nhl.com. Suivez le sur Twitter: @NHLAdamK

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