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Paul MacLean a transformé les Sénateurs à sa première saison

mercredi 2012-04-25 / 15:22 / LNH.com - Nouvelles

Par Dave Lozo - Journaliste LNH.com

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Paul MacLean a transformé les Sénateurs à sa première saison

À sa première saison à titre d’entraîneur en chef des Sénateurs d’Ottawa, Paul MacLean s’est fait une réputation d’entraîneur dévoué à ses joueurs, celui qui préfère une approche positive au détriment d’une critique constante.

Depuis le début des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, MacLean a démontré un côté sévère et sérieux dans ses relations avec les journalistes. Il répond succinctement aux questions et il est avare de commentaires quand vient le temps de divulguer des renseignements concernant l’état de santé de ses joueurs.

Après la victoire de 1-0 des Sénateurs dans le cinquième match de la série quart de finale de l’Association de l’Est contre les Rangers du New York qui a procuré une avance de 3-2 à la formation canadienne dans la série, MacLean a donné un bref aperçu de sa bonhommie.

Il a été obligé d’interrompre son point de presse car on entendait très bien la musique d’un groupe qui présentait au même moment un spectacle dans le théâtre du Madison Square Garden.

Au lieu de maugréer ou de regarder sa montre, MacLean a fait quelques pas de danse en entendant la musique du groupe New Edition qui traversait les murs.

Ce geste démontre seulement une partie du comportement de l’entraîneur en chef qui a transformé les Sénateurs à sa première saison derrière le banc de l’équipe. La formation de la capitale fédérale, qui n’a pas participé aux séries éliminatoires la saison dernière, est maintenant considérée comme l’une des équipes chéries cette année.

« C’est vrai qu’il est un entraîneur dévoué à ses joueurs », a affirmé à LNH.com Nick Foligno, qui est membre des Sénateurs depuis la campagne 2007-2008. « Mais il est aussi très sévère et il sait faire passer ses messages. »

Le terme d’entraîneur dévoué à ses joueurs peut difficilement être défini, mais on peut qualifier MacLean comme un entraîneur qui a l’habileté et la volonté de communiquer avec ses joueurs.

MacLean a remplacé Cory Clouston, qui a occupé le poste pendant deux saisons et demie avant d’être congédié à la fin de la dernière campagne. Les Sénateurs avaient totalisé 74 points, la cinquième pire fiche de la ligue, et il n’y avait pas beaucoup de raisons d’espérer mieux cette année alors que le noyau de l’équipe demeurait le même.

Clouston avait la réputation d’être très sévère et comme il arrive souvent quand un entraîneur est congédié, MacLean est arrivé avec une toute nouvelle approche.

Dès son entrée en fonction, MacLean a écouté ses joueurs et a délégué des responsabilités à ses vétérans, ce qui a fait toute la différence.

« Cory était un peu plus sévère. Il ne communiquait pas aussi bien avec les gars, a admis Foligno à LNH.com. C’était son style. Pour ce qui est de Paul, il aime discuter avec les joueurs et en tirer profit. Je pense que c’est mieux de cette façon. »

Jason Spezza a aussi indiqué que le fait que MacLean ait joué 11 saisons dans la LNH avec les Blues de Saint Louis, les Jets de Winnipeg et les Red Wings de Detroit, alors que Clouston n’avait jamais joué dans la ligue, a fait une grande différence dans les succès des Sénateurs cette année.

« Étant lui-même un ex-joueur, il sait que les joueurs connaissent des hauts et des bas et que nous pouvons être frustrés à l’occasion, a déclaré Spezza. Ça peut sembler banal, mais nous avons été sur la même longueur d’ondes pendant toute la saison et je pense que cela explique nos succès. »

« Nous sommes une équipe plus unie et on nous explique mieux ce qu’on attend de nous, a révélé Foligno. Étant donné qu’il a joué dans la ligue, il sait ce que nous ressentons sur la patinoire. »

MacLean a commencé sa carrière d’entraîneur en chef en 1993 avec les Rivermen de Peoria dans la Ligue internationale. Il a été nommé l’entraîneur de l’année dans les ligues mineures après avoir mené les Rivermen à une fiche de 51-24-6 et au titre de sa division à sa première saison. Il a par la suite été adjoint avec les Coyotes de Phoenix en 1996-1997 avant de retourner dans la LIH pendant trois saisons à la barre des Blades de Kansas City. Il a ensuite dirigé les Mallards de Quad City pendant deux saisons dans la UHL.

En 2002, il a été l’adjoint de Mike Babcock avec les Mighty Ducks d’Anaheim avant de le suivre chez les Red Wings de Detroit. Il a occupé ce poste pendant six saisons.

En plus de son expérience à titre de joueur dans la LNH, ces nombreux postes dans différentes ligues lui ont apporté une habilité à composer avec les jeunes joueurs d’aujourd’hui.

« L’une de ses forces, c’est qu’il est capable de communiquer avec chacun de ses joueurs et de soutirer le meilleur de nous, a déclaré Foligno. C’est certainement sa plus grande qualité. Il sait comment nous rendre meilleurs. »

« Paul a su utiliser chacun de nous à bon escient, il a fait sentir à chacun qu’il était important pour l’équipe, a déclaré le robuste attaquant Chris Neil. C’est très difficile d’être entraîneur et ce n’est pas un poste que j’envie. Tu dois composer avec plusieurs personnalités. Paul a été capable de composer avec tout cela, il a fait un très bon travail. »

MacLean a également démontré toute sa confiance envers le leadership de ses joueurs étoiles que sont Spezza et le capitaine Daniel Alfredsson.

« Il a très bien défini le rôle de chacun, a indiqué Spezza. Il a voulu que les vétérans prennent le contrôle du vestiaire. Nous échangeons beaucoup, ses relations personnelles avec chacun d’entre nous ont été cordiales. Il peut motiver plusieurs joueurs. »

« Il s’est assuré à ce que le groupe de vétérans nous pousse », a déclaré Foligno.

Malgré sa saine relation, il ne faut pas en déduire que ce sont les joueurs qui dirigent l’équipe. L’entraîneur en chef, âgé de 54 ans, peut mettre son poing sur la table quand c’est le temps de le faire.

« Il nous laisse avoir du bon temps et c’est important car nous sommes une jeune équipe, a admis Foligno. Mais il peut aussi se dresser et nous dire : ‘Je n’aime pas la direction que l’on prend’. »

MacLean a certainement remis les Sénateurs sur la bonne voie, eux qui ont poussé les champions de l’Association de l’Est à un match ultime, après avoir terminé au huitième rang de l’association.

Suivre Dave Lozo sur Twitter: @DaveLozo

 

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