Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.
Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
 

Roberto Luongo est prêt à lever sa clause de non-échange

mardi 2012-04-24 / 14:56 / LNH.com - Nouvelles

Par Kevin Woodley - Correspondant LNH.com

Partagez avec vos amis


Roberto Luongo est prêt à lever sa clause de non-échange
VANCOUVER  – Roberto Luongo est prêt à laisser tomber la clause de non-échange du contrat de 12 ans et 64 millions $ qui le lie aux Canucks de Vancouver jusqu’en 2021-22.
 
Reste à voir si les Canucks voudront ou pourront échanger le vétéran gardien. Mais le fait est qu’ils se retrouvent ni plus ni moins avec deux gardiens numéro un, dû à l’émergence de Cory Schneider, et que celui qui porte le chandail numéro un est prêt à collaborer.
 
« Oui, évidemment, si on me le demande », a répondu Luongo à ce sujet mardi lorsque les joueurs des Canucks sont venus vider leur casier deux jours après leur élimination surprise en première ronde des séries aux mains des Kings de Los Angeles. « Je ne veux pas être un de ces joueurs qui imposent leur présence. J’ai toujours voulu faire passer l’équipe avant tout, je ne voudrais pas passer pour égoïste. »
 
Luongo a bien précisé que rien n’a été décidé pour le moment, mais après avoir vu Schneider entreprendre les trois derniers matchs de la série contre les Kings, il donnait l’impression d’un type prêt à déménager après six saisons passées à Vancouver.
 
« J’ai toujours pensé en fonction de l’équipe d’abord et, de toute évidence, il y a ici un gars qui va être une superstar pour 10, 12, 15 ans, a déclaré le gardien québécois. J’ai adoré mes six dernières années, je pense que ma carrière a vraiment décollé ici, on a accompli des choses incroyables et si je reste ce sera formidable, mais si je dois partir ce sera bien aussi. »
 
Luongo a mis la main sur le trophée Vézina pour la troisième fois pas plus tard que la saison dernière quand il a mené les Canucks jusqu’au septième match de la finale de la Coupe Stanley et il insiste que ce ne sera pas sa décision. Il a rencontré brièvement le président et directeur général Mike Gillis, qui s’est dit plus tôt ouvert à l’idée de garder ses deux gardiens, et il prévoit le rencontrer de nouveau au cours des prochaines semaines.
 
« C’est une situation unique, nous avons un jeune gardien qui va probablement dominer la ligue pendant plusieurs années, a constaté Luongo. Je ne sais pas ce que je ferais si j’étais directeur général… Il faudra prendre la meilleure décision pour l’équipe et quel que soit le scénario, ce sera correct pour moi. »

Luongo, qui détient les records d’équipe pour le nombre de victoires et de blanchissages, a terminé la saison avec une fiche de 31-14-8, une moyenne de 2,41 et un pourcentage d’arrêts de .919. Encore une fois il a connu un début de saison difficile, mais il a procédé à des modifications sous la direction de l’entraîneur des gardiens Roland Melanson et, à partir de novembre, il a affiché une moyenne de .925, qui lui aurait valu le septième rang chez les gardiens de la LNH reportée sur la saison complète, juste devant Pekka Rinne des Predators de Nashville.
 
Mais Schneider, à sa deuxième saison seulement comme auxiliaire, a fait encore mieux, complétant la saison avec le deuxième meilleur taux d’arrêt dans la LNH (.937) et la troisième meilleure moyenne (1,96).
 
« L’émergence de Cory, et compte tenu de son jeune âge, change le portrait, a reconnu Gillis. Nous devrons évaluer la situation. »
 
Cette situation a évolué pendant la série contre les Kings. Luongo a été le meilleur joueur de son équipe lors du premier match, mais Schneider a entrepris le troisième et est resté en place jusqu’à la fin, repoussant 97 des 101 rondelles dirigées vers lui.
 
« Ça n’a pas été facile, a convenu Luongo. Il va sans dire que ce n’est pas facile à accepter lorsque vous êtes un compétiteur habitué à être le gardien partant. Mais en même temps je ne voulais pas me placer devant l’équipe. Cory méritait sa place. »
 
Le contrat de Luongo jouera un grand rôle dans l’équation. Il compte pour 5,33 millions $ par année par rapport au plafond salarial mais on devra lui verser 6,7 millions $ au cours des six prochaines saisons. Schneider, lui, pourra devenir autonome avec compensations le 1er juillet.
 
Le gardien de 26 ans a dit toutes les bonnes choses à savoir qu’il ne contrôlait pas sa destinée et qu’il était prêt à continuer de partager le travail si c’était le choix de l’équipe, insistant sur les liens d’amitié solides qu’il a tissés avec Luongo. Mais le 26e choix du repêchage de 2004 a aussi établi clairement qu’il se sentait prêt à assumer un rôle plus important.
 
« J’estime mériter l’occasion de jouer plus de 30 matchs, a-t-il dit. Combien d’autres saisons de 30 matchs faut-il avant de décider si vous êtes prêt ou non (à jouer plus régulièrement)? Je ne dis pas qu’un des deux devrait prendre les rênes mais que je mérite la chance de commencer plus de matchs consécutifs. »
 
Après avoir été patient et donné la priorité à l’équipe, Schneider admet que le temps est peut-être venu de penser un peu à lui et à son avenir.
 
« Ça fait longtemps que je n’ai pas réfléchi à ce qui serait le mieux pour moi, a-t-il dit. Je ne sais pas si le moment est venu mais ma position ne change pas beaucoup. Il n’y a pas que moi à considérer. La décision sera la leur mais elle devra être en accord avec ce que je crois être bon pour moi. »
 
Schneider n’a que des éloges à l’endroit de Luongo, qui se classe parmi les 20 premiers gardiens de l’histoire de la LNH avec ses 339 victoires et ses 60 blanchissages en saison régulière, et au deuxième rang derrière Martin Brodeur parmi les joueurs actifs.
 
« Roberto est toujours un gardien fantastique et je ne pense pas qu’on lui accorde assez de crédit. Il est encore un gardien d’élite. Ce n’est pas qu’il doit être laissé de côté comme quelqu’un qui n’est plus capable de faire le travail, l’a-t-il vanté.
« J’ai énormément de respect pour lui comme ami et comme coéquipier. Il m’a toujours supporté et encouragé, et il m’a aidé à être rendu où je suis aujourd’hui. La dynamique entre nous ne change pas beaucoup. Nous sommes deux gars fiers, deux compétiteurs et nous voulons jouer tous les deux, ce qui rend la situation difficile, d’autant plus que Lou a été un des meilleurs gardiens des 10 dernières années et qu’il a encore plusieurs bonnes saisons devant lui. »
Mais il semble bien que Luongo est prêt à passer ces bonnes années ailleurs.
 

La LNH sur Facebook