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Est-ce que Cory Schneider a remplacé Roberto Luongo comme gardien No 1 des Canucks?

vendredi 2012-04-20 / 18:02 / LNH.com - Nouvelles

Par Kevin Woodley - Correspondant LNH.com

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Est-ce que Cory Schneider a remplacé Roberto Luongo comme gardien No 1 des Canucks?

VANCOUVER - Cory Schneider a permis aux Canucks de Vancouver de prolonger leur saison quand il a brillé en effectuant 43 arrêts, mercredi soir.

Les Canucks ont vaincu les Kings de Los Angeles 3-1 dans le quatrième match de la série quart de finale de l’Association de l’Ouest, ce qui leur a évité d’être balayés en première ronde.

Sa performance a-t-elle mis fin au séjour de Roberto Luongo à Vancouver?

Personne ne pourra répondre à cette question complexe avant probablement plusieurs mois, mais elle continuera d’être posée, d’autant plus si le rôle de Luongo est limité à celui de réserviste d’ici la fin des séries éliminatoires.

Luongo détient lui-même une partie de la réponse, car son contrat de 12 ans d’une valeur de 64 millions de dollars, comprend une clause de non-échange. Le gardien a déjà fait savoir qu’il aimait Vancouver et l’organisation, qui lui donne une chance d’ajouter l’un des rares titres qu’il n’a pas encore remporté dans sa carrière, soit une coupe Stanley.

Est-il prêt à demeurer et partager le poste de gardien No 1 avec Schneider, ou tout simplement le perdre? Seul Luongo pourra répondre à cette question, même si on n’est pas encore rendu là.

S’il y avait encore des doutes concernant le potentiel de Schneider à agir à titre de gardien No 1 d’une équipe malgré une excellente raison régulière, ils ont été dissipés dans le quatrième match.

Depuis qu’il a agi comme partant dans le troisième match, Schneider a bloqué 62 des 64 tirs qu’il a affrontés, incluant un tir de pénalité de Dustin Brown, tout juste avant que les Canucks n’augmentent leur avance à 3-1 pendant le même avantage numérique.

Schneider a terminé la dernière campagne au deuxième rang de la LNH avec un taux d’efficacité de 93,7 pour cent et troisième au chapitre de la moyenne de buts accordés par match (1,96).

Quant à Luongo, il s’est ressaisi après avoir connu un lent début de saison, lui qui a effectué quelques changements à son style sous les recommandations de Roland Melanson, qui en est à sa deuxième année à titre d’entraîneur des gardiens avec les Canucks.

Le grand gardien québécois a présenté un taux de 92,5 pour cent à partir de novembre, ce qui l’aurait classé au septième rang de la ligue tout juste devant Pekka Rinne, des Predators de Nashville, pendant une saison entière.

Ceux qui ne retiennent que le taux de 89,1 pour cent de Luongo au cours des deux premiers matchs contre les Kings, ne tiennent pas compte de la qualité des tirs qu’il a fait face principalement lors de la première rencontre alors qu’il a effectué 35 arrêts.

À force égale, il a conservé un taux de 95,1 pour cent, le quatrième meilleur taux derrière tous les gardiens Rinne (96,2 %), Schneider (95,7 %) et Jonathan Quick (95,5 %) qui ont commencé un match éliminatoire ce printemps.

La question à Vancouver n’était pas de savoir si Luongo avait été bon, mais plutôt est-ce que

Schneider peut-être meilleur que lui?

La réponse va bien au-delà des statistiques et fait appel à la physiologie et à la psychologie.

Schneider a remporté des matchs importants contre de puissants adversaires comme les Bruins de Boston, les Blackhawks de Chicago et les Sharks de San Jose au cours de la saison régulière et il a poursuivi son travail contre les Kings dans les séries éliminatoires.

Schneider mesure 6’2”, un pouce de moins que Luongo, mais il a d’autres habiletés. Il est un meilleur patineur. Il chausse des 9 ou 9,5 comme patins, alors que Luongo chausse des 15, ce qui rendrait les déplacements du premier plus rapides.

On a pu le constater sur le tir de pénalité de Brown alors qu’il a pu rivaliser de vitesse en reculant avant de bloquer le tir du capitaine des Kings. Luongo n’avait pas été capable d’en faire autant quand Brown avait marqué en s’échappant devant lui lors d’un désavantage numérique dans le deuxième match.

Le style papillon de Luongo n’est pas aussi flexible que celui de Schneider. En d’autres mots, Schneider couvre plus d’espace avec ses jambières.

Des jambes plus longues et moins de flexibilité peuvent créer plus d’espace. Mike Richards l’a bien exploité lors d’une supériorité de deux joueurs dans le premier match.

Par contre, sur un jeu semblable survenu lors d’un avantage numérique dans le quatrième match, Schneider a effectué l’arrêt.

De plus, les Kings ont marqué le but victorieux dans la deuxième rencontre lors d’un avantage numérique en gênant Luongo, ce qu’ils ont trouvé un peu plus compliqué contre

Schneider, car ce dernier semble plus à l’aide avec la circulation lourde devant lui.

Du point de vue psychologique, c’est un peu plus compliqué.

Plusieurs rappellent les difficultés de Luongo contre les Bruins en finale la saison dernière. Mais ils oublient de mentionner les deux jeux blancs qu’il a réussis à domicile.

Est-ce que Luongo accepterait de jouer les deuxièmes violons après avoir été le gardien No 1 d’une équipe de la ligue au cours des 11 dernières années?

Cette réponse devrait préoccuper beaucoup plus les Canucks que la fragilité psychologique de Luongo. Ce dernier a démontré la saison dernière qu’il pouvait revenir en force après avoir été secoué psychologiquement. Il avait remporté le septième match de la première ronde en prolongation contre les Blackhawks après avoir été laissé de côté lors de la sixième rencontre.

Luongo a déclaré à plusieurs reprises cette saison que Schneider va devenir une étoile dans la LNH.

Quant aux Canucks, ils ont clairement fait savoir au début des présentes séries éliminatoires qu’il n’était pas question pour l’instant d’échanger Schneider malgré la durée du contrat de Luongo.

Schneider, âgé de 26 ans, deviendra joueur autonome avec restriction cet été, mais les Canucks ont l’intention d’égaler toute offre.

Pour ce qui est d’échanger Luongo, ils ne seront pas les seuls à prendre cette décision.

Seul Luongo pourra répondre à cette question, l’une des nombreuses qu’il aura à prendre. Il n’est pas superflu de dire que le changement de gardien n’a pas été facile à faire.

Les commentaires de l’entraîneur en chef Alain Vigneault, qui a déclaré avant le quatrième match, qu’il aura recours au gardien qui procurerait les meilleures chances aux Canucks de poursuivre leur saison, ont fait sourciller plus d’un, d’autant plus qu’il a fait appel à Schneider.

Cette décision a été prise 10 mois après que Luongo, le meneur dans l’histoire des Canucks au chapitre des victoires et des jeux blancs, eut mené les siens à un septième match en finale de la coupe Stanley.

« Vous ne pouvez pas vous imaginer comment ce fut difficile, a affirmé l’entraîneur-adjoint Rick Bowness après l’entraînement optionnel, jeudi . Nous respectons Roberto, non seulement comme gardien, mais comme professionnel et comme homme. Ce fut certainement la décision la plus difficile qu’Alain a eu à prendre. Il y a quelques semaines, j’ai dit à Roberto que j’avais une bonne carapace, mais je lui ai demandé comment il faisait pour passer à travers tout ce qu’il vit. »

Ce ne fut pas plus facile pour Schneider, qui ne cesse de défendre Luongo contre toutes les critiques qu’il fait face. Schneider considère d’ailleurs Luongo comme un mentor.

« J’ai appris beaucoup de Roberto, a dit Schneider tout juste avant le début des séries éliminatoires. Il est un professionnel sérieux et il travaille fort. Il est plaisant à surveiller pour un jeune gardien qui arrive dans la ligue. J’ai appris beaucoup à le voir disputer 60 matchs dans un environnement parfois hostile. J’ai observé comment il composait avec tout cela. »

Les deux ont partagé le filet plus souvent au cours de la dernière saison, alors que Schneider a commencé sept matchs consécutifs en novembre, tout en partageant le travail en fin de saison. Cela n’aura pu se faire si l’un des deux avait boudé.

« Il est vrai que ça aurait pu être difficile de passer à travers, a admis Schneider. Cela aurait pu mal tourner, mais ce fut possible car nous étions tous les deux préoccupé en premier par le bien de l’équipe. »

 

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