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Touchette: Le lien entre les Flyers et les joueurs québécois ne date pas d'hier

mercredi 2012-04-18 / 12:43 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette: Le lien entre les Flyers et les joueurs québécois ne date pas d'hier

Chez les Flyers de Philadelphie, le succès, bien souvent, a une couleur québécoise.

Le franco-ontarien Claude Giroux, à ne pas en douter, s'impose comme le meilleur joueur depuis le début des séries éliminatoires.

L'avez-vous vu aller ? L'enfer ! Les défenseurs adverses auraient besoin d'un GPS pour le suivre sur la patinoire.

D'accord, j'exagère. Rien n'empêche qu'il nous offre du grand hockey.

Si Giroux, qui a joué son hockey junior au Québec après avoir été carrément boudé par les formations ontariennes, fait des merveilles, les Québécois, Daniel Brière et Maxime Talbot, contribuent aussi généreusement aux succès des Flyers.

Bref, Giroux est devenu le chef de file incontesté d'une équipe, qui s'est investie du mandat d'aller jusqu'au bout.

Curieusement, c'est un autre produit du Québec, Bernard Parent celui-là, qui, il y a un peu plus de 35 ans, a mené les Flyers aux deux seules conquêtes de la Coupe Stanley de leur histoire.

C'était à l'époque des Broad Street Bullies, un épisode sombre dans l'histoire de la LNH, mais combien exaltant dans celle des Flyers.

Les Flyers, menés par Parent, Bobby Clarke et quelques taupins, qui faisaient peur à bien du monde, ont remporté la Coupe en 1973-74 et 1974-75.

Pour plusieurs observateurs, les deux conquêtes des Flyers ont d'abord été le résultat des gros bras et de l'intimidation.

Ce n'est pas complètement faux, mais, gros bras ou pas, ces Flyers n'auraient jamais soulevé la Coupe sans les prouesses de Parent.

Et à chaque fois, Parent a gagné le Conn Smythe. Au cours de ces deux saisons mémorables, il a totalisé pas moins de 24 jeux blancs. Rarement dans l'histoire de la LNH un gardien de but aura été à ce point dominant pendant deux saisons de suite.

Il ne faut donc pas s'étonner si Parent est considéré comme le deuxième meilleur joueur de l'histoire des Flyers après Bobby Clarke.

La main heureuse 

Cela dit, le lien entre les Flyers et les joueurs, qui ont vu le jour ou encore qui, comme Giroux, ont fait leurs classes au Québec, ne date pas d'hier.

A leurs premières saisons dans la LNH, les Flyers, souvent avec succès, ont parié sur des joueurs tels que Jean-Guy Gendron, André Lacroix, Serge Bernier, Simon Nolet et Leon Rochefort, entre autres.

Se sont amenés ensuite les Parent et André « Moose » Dupont, un ancien du défunt Canadien junior, qui a connu ses meilleures années sous le régime de feu Fred Shero après des passages infructueux à New York et ensuite à St.Louis.

Beaucoup d'autres ont suivi. On n'a qu'à penser à Éric Desjardins, obtenu dans une transaction, à Simon Gagné, à Martin Biron, qui a sorti le Canadien à lui seul ou presque des séries en 2007-2008, à Brière, à Talbot et à Giroux pour ne nommer que ceux-là.

A défaut d'avoir parié une forte quantité de produits du Québec au cours des dernières saisons, les Flyers peuvent se vanter d'avoir ciblé quelques-uns des meilleurs.

Grâce à un film

Je n'ai jamais vu jouer Emile « Butch » Bouchard, décédé en fin de semaine dernière, mais, comme bien d'autres, j'ai l'étrange impression de l'avoir connu un peu.

Grâce sans doute au très beau film de Charles Binamé sur Maurice Richard, il y a quelques années.

Dans ce film, Binamé lève un peu le voile sur le rôle combien influent exercé par l'ancien défenseur auprès du Rocket et du reste de l'équipe.

Bouchard, c'était la force tranquille du Canadien, une force que plusieurs ont réalisé sur le tard pour la simple et bonne raison que le Rocket, en vertu de ses nombreux exploits offensifs, occupait toute la place ou presque.

J'ai croisé monsieur Bouchard à quelques reprises au cours des dernières années. Il a toujours été d'une grande gentillesse. Il était souvent accompagné de son fils Jean que j'ai connu au collège Laval, il y a bien des lunes.

« Butch Bouchard, répétait souvent mon père dans le temps, c'est tout un homme. »

Encore une fois, le paternel avait raison.

 

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