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Lemenu: Des années de vaches maigres attendent-elles le Canadien?

dimanche 2012-04-15 / 14:59 / LNH.com - Nouvelles

Par François Lemenu  - Chroniqueur LNH.com

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Lemenu: Des années de vaches maigres attendent-elles le Canadien?

La saison de misère que le Canadien vient de vivre est-elle un simple accident de parcours ou le début d’une longue « traversée du désert »? 

Pierre Gauthier, avant d’être congédié, croyait le Canadien capable de retrouver rapidement un niveau de compétitivité propre aux bonnes équipes. Il laissait entendre que l’instauration d’un plafond salarial et un meilleur partage des revenus permettaient désormais aux formations exclues des séries de revenir dans le peloton de tête sans passer par un « purgatoire ».

Il y a quelques jours, le directeur général adjoint Larry Carrière a repris le même refrain optimiste. Il a affirmé que l’ajout de deux ou trois joueurs de qualité permettrait à l’équipe de renverser la situation. 

Malheureusement pour le Canadien, les données recueillies depuis le retour du lock-out suggèrent le contraire. Une fois écarté des séries, un club a beaucoup de mal à réintégrer le cercle des « élus ». 

Bien des équipes n’arrivent pas à maintenir la tête au-dessus du niveau de l’eau malgré un bon rang de sélection au repêchage, l’embauche de joueurs autonomes et quelques transactions.

L’exemple des Maple Leafs

Les Maple Leafs de Toronto représentent le meilleur exemple. L’équipe de la ville-reine est écartée des séries depuis le retour du lock-out malgré les beaux discours du directeur général Brian Burke. Celui-ci a promis une refonte de l’équipe sans passer par une longue et aléatoire reconstruction. 

Quatre ans ou presque après l’arrivée de Burke, les amateurs de Toronto font un douloureux constat: les Leafs sont encore loin d’une place en séries et sont toujours à des années-lumière d’une première conquête de la Coupe Stanley depuis 1967. 

Les Jets de Winnipeg se retrouvent dans une situation similaire. Malgré un déménagement d’Atlanta à Winnipeg, les Jets ne comptent toujours qu’une seule participation aux séries depuis leur admission dans la ligue il y a 13 ans. C’était en 2007 et ils avaient été éliminés en quatre matchs dès le premier tour. 

Le palmarès des Blue Jackets de Columbus n’est pas plus reluisant. Une seule participation en 11 saisons. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les Blue Jackets viennent de perdre à la loterie au profit des Oilers d’Edmonton.

Les Panthers de la Floride sont enfin des séries après une absence de 10 saisons. Ils ont toutefois obtenu leur billet lors du dernier jour de la campagne. Seront-ils de retour en séries l’an prochain? 

Les Oilers d’Edmonton (six saisons hors des séries), les Islanders de New York (cinq), le Wild du Minnesota (quatre), les Stars de Dallas (quatre), les Flames de Calgary (trois) et les Hurricanes de la Caroline (trois) sont autant d’équipes qui auront encore une fois du mal à grimper au classement la saison prochaine. 

Le Canadien, hélas, sera du nombre. 

Une belle liste d’épicerie 

Le tricolore n’a pas une mauvaise équipe. Le club est compétitif et peut rivaliser avec les meilleures formations plus souvent qu’autrement. Carey Price est un bon gardien, Andrei Markov - s’il revient à son meilleur niveau -, P.K. Subban, Josh Gorges et Alexei Emelin forment un solide quatuor de défenseurs, Erik Cole, David Desharnais et Max Pacioretty animent bien l’attaque, et Lars Eller et Louis Leblanc sont des joueurs de soutien en pleine progression. Mais cela ne suffit pas à assurer une participation aux séries.

Pour ce faire, le prochain directeur général aura comme tâche de renforcer la brigade défensive, trouver un ailier gauche au deuxième trio et ajouter de la profondeur dans les troisième et quatrième unités. Idéalement, il devra aussi doter l’équipe d’un centre de premier plan malgré l’éclosion de Desharnais.

Admettez qu’il s’agit-là d’une belle liste d’épicerie. 

L’organisation mise sur plusieurs espoirs qui amorceront leur carrière professionnelle la saison prochaine. Mais ces jeunes ne seront pas prêts à assumer un rôle important à Montréal. Il leur faudra une, deux ou trois saisons pour compléter leur apprentissage.

Le Canadien aura l’occasion de repêcher un joueur de talent en juin. Un jeune qui devra également faire ses classes.

Le propriétaire Geoff Molson fait valoir que le Canadien vise désormais l’excellence, c’est-à-dire la Coupe Stanley. Voilà qui n’a rien d’original puisqu’il s’agit d’un objectif commun à toutes les équipes. Ce qui manque depuis des années, c’est un plan directeur, une vision pour y parvenir. Le défi de la nouvelle direction se situera à ce niveau.

En attendant, le Canadien va s’employer à vendre de l’espoir à ses partisans. 

Ceux-ci seront-ils acheteurs? Et pour combien de temps?

Émile «Butch» Bouchard

Je n’ai pas souvenir d’avoir vu jouer Émile «Butch» Bouchard, l’ancien capitaine du Canadien ayant pris sa retraite en 1956. Je me souviens toutefois d’avoir fréquenté son restaurant, l’un des plus réputés de Montréal à une certaine époque, situé rue de Montigny, aujourd’hui boulevard de Maisonneuve.

C’était à l’été 1970, à mes débuts dans le métier. Les journalistes avaient été conviés à un conférence de presse dont j’ai oublié le thème. Mais je n’ai jamais oublié le repas qui a suivi. Il y avait à table plusieurs confrères, tous nouveaux pour moi, dont un énergumène, un moulin à paroles qui riait de ses propres blagues avant même d’avoir terminé de les raconter. C’était Ti-Guy Émond.

À ce jour, je garde un merveilleux souvenir du restaurant Butch Bouchard

Par la suite j’ai eu l’occasion de connaître l’un de ses enfants, Pierre. D’abord comme joueur puis comme analyste à la télévision. Nous avons beaucoup voyagé ensemble.

J’ai toujours eu l’impression que Pierre devait tenir de son père, un homme droit, un homme de parole.

Mes condoléances à la famille.

 

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