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Pascal Dupuis est passé d’un joueur de quatrième trio à un membre important de l’attaque des Penguins

mardi 2012-04-10 / 13:40 / LNH.com - Nouvelles

Par Alan Robinson - Correspondant LNH.com

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Pascal Dupuis est passé d’un joueur de quatrième trio à un membre important de l’attaque des Penguins
PITTSBURGH – Les joueurs de hockey ont généralement des habitudes bien ancrées. Ils aiment faire leur sieste à la même heure lors des journées de match, manger le même repas avant les parties, effectuer le même rituel dans le vestiaire et utiliser le même genre de bâton, de gants ou de casque. Une fois qu’ils ont trouvé une formule gagnante, ils la conservent pour toute la durée de leur carrière, sauf pour lui apporter une retouche ici et là. Il s’agit d’une mentalité « pourquoi changer ce qui fonctionne », et suivre ce régime peut permettre au joueur de connaître une longue et fructueuse carrière, du moins, tant et aussi longtemps que le joueur ne devient pas trop prisonnier de ses habitudes.

PITTSBURGH – Les joueurs de hockey ont généralement des habitudes bien ancrées. Ils aiment faire leur sieste à la même heure lors des journées de match, manger le même repas avant les parties, effectuer le même rituel dans le vestiaire et utiliser le même genre de bâton, de gants ou de casque.

Une fois qu’ils ont trouvé une formule gagnante, ils la conservent pour toute la durée de leur carrière, sauf pour lui apporter une retouche ici et là. Il s’agit d’une mentalité « pourquoi changer ce qui fonctionne », et suivre ce régime peut permettre au joueur de connaître une longue et fructueuse carrière, du moins, tant et aussi longtemps que le joueur ne devient pas trop prisonnier de ses habitudes.

Et puis il y a le cas de l’attaquant des Penguins de Pittsburgh Pascal Dupuis, qui n’a pas hésité à réinventer sa façon de jouer peu de temps après avoir passé le cap de la trentaine, soit à peu près au moment où beaucoup de joueurs atteignent leur apogée, ou sont confinés au rôle de spectateur, se demandant pourquoi leur carrière est sur le déclin.

Lorsqu’il est débarqué à Pittsburgh dans l’échange qui a permis aux Penguins de mettre la main sur Marian Hossa en 2007-08, Dupuis était reconnu comme un excellent joueur en infériorité numérique et un joueur de soutien, mais certainement pas comme un joueur de premier trio. Il a trouvé son créneau au sein de l’une des équipes les plus talentueuses de la LNH, amassant 12 buts et 16 mentions d’aide au cours de la campagne 2008-09, année où les Penguins ont remporté la coupe Stanley, mais il a été incapable de récolter un seul point en 16 parties en séries et a été rayé de l’alignement à quelques reprises par l’entraîneur Dan Bylsma.

En se présentant au camp d’entraînement quelques mois plus tard, son premier depuis que Bylsma avait hérité de l’équipe en février 2009, Dupuis, alors âgé de 30 ans, savait qu’il se trouvait à un moment clé de sa carrière. Il était convaincu qu’il pouvait assumer un rôle plus important, malgré la présence de nombreux joueurs offensifs de talent, mais il savait aussi que pour y parvenir, il se devait de changer sa façon de jouer.

Il ne pouvait plus se contenter de jouer à la Pascal Dupuis. Il se devait de jouer à la Dan Bylsma.

Ça a fonctionné. Tellement bien d’ailleurs que Dupuis a inscrit samedi dernier, le jour de son 33e anniversaire, son 25e but de la saison, un sommet en carrière. Il s’agissait aussi de son 59e point de la campagne, bien au-delà de son sommet précédent qui était de 48 points. Et lorsque les Penguins amorceront leur série quart de finale de l’Association de l’Est mercredi prochain contre leurs rivaux de la Pennsylvanie, les Flyers de Philadelphie (19h30 HE, RDS, TSN), Dupuis ne sera pas dans les gradins, mais bien à l’aile sur le trio de Sidney Crosby.

Dupuis entame les séries éliminatoires sur une séquence de 17 parties consécutives avec au moins un point, la plus longue du genre dans la LNH cette saison, et la deuxième plus longue chez les Penguins depuis les belles années de Mario Lemieux. Même Bylsma a déclaré : « Je ne sais pas si quelqu’un s’attendait à voir son nom associé à celui de Lemieux. »

Laissons Bylsma décrire comment Dupuis a pratiquement changé d’identité :

« Il se dirige vers les endroits où il peut être efficace offensivement en raison de sa vitesse et de ses habiletés. Je me rappelle qu’il y a quelques années, on voyait Pascal descendre sur l’aile, décocher un lancer frappé, souvent haut du côté du gant. C’était en quelque sorte devenu sa signature. [Maintenant] il coupe vers le centre, il fonce au filet, il utilise sa vitesse, il est agressif en échec avant, il pourchasse la rondelle. Il se dirige au filet et plusieurs de ses points ont été obtenus à cet endroit, tout comme la plupart des occasions de marquer qu’il crée. »

Un tel changement est l’équivalent d’un joueur de basketball, spécialiste des lancers de loin, qui se transforme en un joueur efficace près du panier, et qui récolte la majorité de ses points dans la bouteille plutôt que de la ligne des trois points.

On peut s’en douter, cette transformation n’a pas été facile pour Dupuis.

« Après notre conquête de la Coupe Stanley, j’avais beaucoup de choses à prouver, a raconté Dupuis. Quand je me suis présenté au camp, je me sentais en très bonne forme, mais je ne savais pas quel serait mon rôle au sein de l’équipe. J’ai dû travailler très fort pour impressionner certaines personnes et leur montrer ce que je pouvais apporter. Les joueurs doivent s’ajuster aux entraîneurs et au style qu’ils veulent implanter, et je pense que je cadre bien dans ce style de jeu maintenant. »

Dupuis a cadré dans le style de jeu de son entraîneur presque immédiatement, même s’il apprenait encore à jouer plus profondément en territoire ennemi. Il a récolté 18 buts en 2009-10, ce qui représentait un sommet pour lui à ce moment-là, et a marqué à deux autres reprises en séries éliminatoires.

Dupuis a enchaîné avec une saison de 17 buts l’an dernier, ce qui lui a valu un contrat de deux ans d’une valeur de 3 millions $ par année, avant de surpasser tout ce qu’il avait pu accomplir dans sa carrière cette saison. Il a terminé au quatrième rang des pointeurs de l’équipe, malgré le fait qu’il n’ait récolté qu'un seul point en supériorité numérique. Il a aussi dominé tous ses coéquipiers avec huit buts gagnants. En fait, il est le seul joueur de la ligue à avoir marqué au moins 20 buts sans en avoir inscrit un seul en avantage numérique.

Pour Dupuis, apporter cet ajustement n’était pas facultatif, c’était obligatoire. Maintenant, il est aussi à l’aise en échec avant qu’en repli défensif, qu’il se trouve sur le trio à vocation défensive de Jordan Staal ou sur le trio au rythme plus soutenu de Crosby.

« Nous devons aller au filet avec autorité, et nous devons diriger des rondelles au filet, analyse Dupuis. C’est notre façon de jouer. Nous devons nous emparer des deuxièmes et troisièmes chances de marquer. C’est de cet endroit que l’on doit marquer des buts parce que les parties sont tellement serrées et les gardiens sont tellement bons. On ne peut plus marquer sur des lancers de loin. Un lancer peut se frayer un chemin de temps à autre, mais on se doit d’être plus créatifs. »

Et il espère pouvoir créer de bonnes chances de marquer dès mercredi aux côtés de Crosby, possiblement le fabricant de jeu le plus créatif de la ligue. Il n’est plus relégué au quatrième trio ou à un siège sur la galerie de presse.

« Je me sens bien. Je me sens jeune. Je sens que tout s’est mis en place cette saison, explique Dupuis. Et quand on a la chance de jouer avec de tels coéquipiers, c’est toujours un gros plus. »

 

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