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Lemenu : Erik Cole mérite d’être reconnu comme le joueur de l’année du Canadien

dimanche 2012-04-08 / 16:20 / LNH.com - Nouvelles

Par François Lemenu  - Chroniqueur LNH.com

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Lemenu : Erik Cole mérite d’être reconnu comme le joueur de l’année du Canadien

L’embauche d’un joueur autonome représente toujours un risque. En raison des dollars investis, de la durée du contrat et des nombreux impondérables.

La venue à Montréal d’Erik Cole, âgé de 33 ans, n’a pas fait exception à la règle. Bien des observateurs se sont interrogés sur la pertinence de consentir un contrat de quatre ans de 18 millions US$ à un joueur dont le meilleur hockey semblait derrière lui.

C’est le raisonnement que le directeur général des Hurricanes de la Caroline Jim Rutherford a tenu en laissant Cole se prévaloir de son autonomie à l’été 2011. Aujourd’hui, Rutherford doit regretter sa décision qui a peut-être coûté aux Hurricanes une participation aux séries éliminatoires.

Le Canadien est également exclu des séries au terme d’une des pires saisons de son histoire. Mais sans la présence de Cole, cette saison de misère aurait été plus catastrophique encore.

L’Américain a comblé toutes les attentes. Il a excellé sur la patinoire en plus d’exercer un leadership auprès des jeunes de l’équipe. C’est pourquoi il est le joueur de l’année chez le Canadien.

Cole s’est d’abord affirmé sur la glace, là où ça compte. Il a inscrit 35 buts, ce qui représente une marque personnelle ainsi qu’un sommet dans l’équipe. Ce rendement lui vaut le 11e rang dans la Ligue nationale.

L’attaquant de puissance s’est aussi imposé en avantage numérique malgré l’incompréhensible décision de Jacques Martin de le clouer au banc à cinq contre quatre en début de saison. Cette décision a sans doute créé des tensions entre Martin et le directeur général d’alors Pierre Gauthier. Celui-ci n’a pas dû apprécier de voir sa plus belle «prise» de l’été être reléguée à un rôle de spectateur.

Notons au passage que Cole n’a jamais atteint les 20 minutes d’utilisation en 31 matchs sous Jacques Martin. Un total qu’il a dépassé 25 fois en 51 rencontres sous la direction de Randy Cunneyworth.

Quoi qu’il en soit, Cole a marqué 11 buts en supériorité numérique, une production qui le place au 11e rang dans la LNH.

Cole a conclu la saison fort d’un différentiel de plus-11, un sommet chez les attaquants de l’équipe. Seul le défenseur Josh Gorges a fait mieux à plus-14. Cole a aussi pris part à tous les matchs malgré des blessures qui auraient envoyé d’autres joueurs sur la touche. Gorges (encore lui!) a été tout aussi courageux.

Cole a aussi été une source d’inspiration pour ses compagnons de trio Max Pacioretty (33-32-65), premier pointeur de l’équipe, et David Desharnais.

Pacioretty a dépassé le plateau des 30 buts après s’être remis d’une blessure qui aurait pu mettre fin à sa carrière. Cole était bien placé pour comprendre les appréhensions de son coéquipier puisqu’il avait lui-même subi une blessure similaire quelques années auparavant. Aujourd’hui, Pacioretty tend à imiter Cole en pratiquant un style énergique qui consiste à foncer au filet.

Desharnais a aussi profité de la présence de Cole sur le flanc droit. Au point de déloger Tomas Plekanec comme centre numéro un avec une production de 16-44-60.

Cole n’a pas seulement fait preuve de générosité sur la glace. En novembre, il a prêté à Louis Leblanc sa carte de crédit pour que ses parents puissent le voir disputer son premier match dans la LNH à Anaheim. Un beau geste.

Pour toutes ces raisons, Erik Cole est d’emblée le joueur par excellence chez le Canadien.

Un futur «dg» occupé

Le prochain directeur général du Canadien devra se relever les manches dès sa nomination. Plusieurs dossiers chauds seront sur sa table de travail avant même qu’il n’ait eu le temps de prendre un premier café.

Le dossier des joueurs autonomes sans compensation sera une de ses priorités. Travis Moen, Mathieu Darche, Brad Staubitz et Chris Campoli seront sans contrat le 1er juillet.

Campoli ne sera pas de retour alors que Moen pourrait se laisser tenter par le marché des joueurs autonomes. Plusieurs équipes le convoiteraient. On peut penser que Darche aimerait revenir, de même que Staubitz. La décision appartient au Canadien.

Carey Price et P.K. Subban, deux joueurs autonomes avec compensation, devront conclure de nouvelles ententes. Le Canadien devra décider si le temps est venu de leur offrir des contrats de plusieurs saisons. C’est surtout vrai de Price qui en sera à son troisième contrat.

Lars Eller, Blake Geoffrion, Aaron Palushaj, Ryan White, Mike Blunden, Petteri Nokelainen, Alexei Emelin, Raphael Diaz et Frédéric St-Denis devront également renouveler des ententes. Il serait étonnant que le Canadien les retienne tous.

Dans la Ligue américaine, Mark Mitera, Hunter Bishop, Andreas Engqvist, Olivier Fortier, Robert Slaney, Andrew Conboy, Brandon Nash et Dany Massé se retrouvent dans la même situation.

Un ailier gauche

Le nouveau «dg» devra améliorer son équipe en trouvant un ailier gauche pour compléter le deuxième trio déjà composé de Tomas Plekanec et Brian Gionta. Il devra ajouter des joueurs de soutien pour seconder Rene Bourque, Leblanc, Eller et White. Il devra enfin régler le «cas Scott Gomez». Trois options s’offriront alors: échanger Gomez à une équipe qui sera sous le plancher salarial, racheter son contrat ou l’envoyer dans la Ligue américaine.

La brigade défensive devra bien sûr être renforcée. L’ajout d’un défenseur costaud est une nécessité. Bryan Allen, des Hurricanes de la Caroline, pourrait faire l’affaire.

Le nouveau patron devra aussi avoir un œil sur le repêchage même si Trevor Timmins sera le maître d’œuvre de l’encan 2012. Un encan qui pourrait façonner le profil de l’équipe pour des années à venir.

Dans ses « temps libres », le successeur de Pierre Gauthier devra enfin réévaluer le travail de ses dépisteurs professionnels Doug Gibson et Vaughn Karpan. Le travail de Frank Kay (dépisteur amateur), Serge Boisvert (Québec et est des États-Unis), Elmer Benning (ouest canadien), Ryan Jankowski (ouest du Canada et des États-Unis), Mike McCann (Ontario), William A. Berglund (est des États-Unis), Pat Westrum (ouest des États-Unis), Hannu Laine (Finlande) et Christer Rockstrom (Europe) devra aussi être revu.

Ah! J’oubliais.

Il y a aussi la nomination d’un entraîneur. Mais ça, c’est une autre histoire.

 

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