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Lemenu: Julien BriseBois ou Pierre McGuire comme directeur général du CH?

dimanche 2012-04-01 / 15:27 / LNH.com - Nouvelles

Par François Lemenu  - Chroniqueur LNH.com

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Lemenu: Julien BriseBois ou Pierre McGuire comme directeur général du CH?
La liste des candidats à la succession du directeur général Pierre Gauthier est déjà longue. Elle pourrait s’allonger encore d’ici les prochains jours.

Les noms de Julien BriseBois, Vincent Damphousse, Pat Brisson, Luc Robitaille, Marc Bergevin, Claude Loiselle, Pierre Dorion, François Giguère, Patrick Roy, Jacques Martin et Pierre McGuire ont été évoqués et pourraient se retrouver sur la liste de Geoff Molson et de son conseiller Serge Savard.

Celui de BriseBois, en particulier, a été mentionné sur toutes les tribunes. L’ancien bras droit de Bob Gainey et actuel adjoint du directeur général Steve Yzerman à Tampa serait-il déjà le favori pour occuper le fauteuil de « dg » du Canadien?

J’ai eu l’occasion de côtoyer BriseBois alors qu’il était chez le Canadien. J’ai été immédiatement frappé par son intelligence. À 24 ans, il occupait déjà les fonctions de directeur des affaires juridiques de l’équipe. Puis il a rapidement gravi les échelons, devenant successivement directeur et vice-président Opérations-hockey avant de se voir confier les responsabilités de directeur général des Bulldogs de Hamilton.

BriseBois est un homme d’une grande gentillesse même si sa réserve naturelle lui donne un air sérieux. Je me souviens d’un voyage à Calgary où on avait eu l’idée de jouer au badminton. Le responsable de la vidéo Mario Leblanc, qui était et demeure, j’en suis sûr, en super forme, s’était joint à nous. J’avais pu alors apprécier encore davantage les qualités de BriseBois, un être chaleureux et profondément humain.

Par la suite, j’ai toujours eu beaucoup de plaisir à converser avec lui. Des choses du quotidien ou des sujets touchant la convention collective, son domaine d’expertise. Mais jamais ou presque de hockey et du Canadien. Comme si l’omertà s’appliquait telle une chape de plomb sous le régime Gainey-Gauthier/Gauthier-Gainey.

BriseBois a décidé de quitter le Canadien au cours de l’été 2010 pour seconder Yzerman. Ses talents d’administrateur et de gestionnaire ont été rapidement mis à contribution. BriseBois s’est particulièrement distingué comme « dg » des Admirals de Norfolk, club-école du Lightning dans la Ligue américaine.

La saison dernière, les Admirals ont participé aux séries après une absence de trois ans. Et cette année, l’équipe devrait terminer en tête de l’Association de l’Est de la LAH et vraisemblablement au tout premier rang de la ligue. À noter que les Admirals comptent six Québécois, les attaquants Alexandre Picard (Les Saules), Pierre-Cédric Labrie (Baie-Comeau), Michel Ouellet (Rimouski), Philip-Michael Devos (Sorel-Tracy) ainsi que les défenseurs Mark Barberio (Montréal) et Jean-Philippe Côté (Québec).

Malgré toutes ses qualités, BriseBois ne m’apparaît pas le candidat idéal pour succéder à Gauthier. Je crois que Geoff Molson devra chercher à rompre avec la tradition et trouver un homme qui saura proposer un autre modèle de gestion. Ce n’est pas en ramenant d’anciens membres de l’organisation que le Canadien va nécessairement retrouver le chemin de la victoire. La douloureuse et pénible expérience du milieu des années 1990 - Réjean Houle, Mario Tremblay, Yvan Cournoyer - est là pour nous le rappeler.

Dans une chronique précédente, j’avais proposé Pierre McGuire comme prochain « dg » du Canadien. Je maintiens ce choix.

Pierre « qui-connaît-tous-les-joueurs-sur-la-planète-hockey » McGuire possède une connaissance inégalée de la Ligue nationale et des autres circuits professionnels, juniors et universitaires. C’est un atout pour une organisation qui misera sur le repêchage pour relancer l’équipe. Rappelons que le Canadien aura sept choix dans les deux premiers tours en 2012 et 2013.

Quant à BriseBois, il a fait la preuve qu’il peut être un brillant second. Ses compétences devraient éventuellement lui valoir un poste de « dg ». À Columbus, San José, Anaheim ou Los Angeles. Mais pas nécessairement à Montréal.

Ministre de l’Éducation
 

Pierre Gauthier a quitté l’organisation du Canadien comme une ombre. Pouvait-il en être autrement pour cet homme qui a cultivé le secret durant son triste passage à la direction de l’équipe?

Gauthier détestait parler de son équipe et devoir s’expliquer devant les journalistes. Je me souviens pourtant d’avoir eu avec lui deux discussions passionnantes il y a trois ans. Vous devinerez que la conversation ne portait pas sur le hockey et encore moins sur le Canadien.

Il faut savoir que Gauthier est un homme de famille pour qui l’éducation de ses enfants est une priorité. C’est la raison pour laquelle il s’est établi à Philadelphie après des années en Californie. Je crois que c’est aussi pourquoi il habite aujourd’hui le Vermont.

Gauthier a choisi d’envoyer ses enfants dans des écoles alternatives où l’enseignement n’a rien de conventionnel. L’apprentissage se fait à travers des projets que les enfants réalisent durant un semestre. Ce type d’école est pour tous les enfants, mais pas pour tous les parents. Ces maisons d’enseignement exigent en effet de gros sacrifices de la part des parents. J’en sais quelque chose puisque le plus vieux de mes petits-fils (Olivier) fréquente une de ces écoles à Montréal.

Nous étions donc à Ottawa en train de manger avant un match Canadien-Sénateurs lorsque Gauthier s’est mis à parler d’éducation et à vanter les mérites des écoles alternatives. Il était intarissable. Un peu plus et on ratait le début du match. Il disait que ses enfants aimaient tellement leur école qu’ils feignaient d’être en forme lorsqu’ils étaient malades afin de ne pas rater une journée de classe. Dans mon temps, c’est plutôt l’inverse.

Gauthier mentionnait qu’il ne manque jamais l’occasion de visiter une de ces écoles lorsqu’il se trouve en Europe ou aux États-Unis. Pour lui, école et aréna sont synonymes de bonheur.

Quelques semaines plus tard, on se rencontre à l’aéroport de Philadelphie au lendemain de l’élimination des Hurricanes de la Caroline par les Penguins de Pittsburgh. Sans perdre une seconde, il reprend la conversation qu’on avait dû interrompre à Ottawa. Avec la même passion, le même enthousiasme. Décidément, je n’avais pas devant moi le dirigeant froid et distant qui aime bien envoyer du « monsieur » à tout le monde.

Si jamais Pierre Gauthier décidait de quitter le monde du hockey, il pourrait toujours se recycler dans l’enseignement.

Et, pourquoi pas, en ministre de l’Éducation!

Un match surréaliste


Le Canadien va disputer son dernier match de la saison samedi au Centre Bell face aux Maple Leafs de Toronto. En octobre dernier, on pouvait penser que cette rencontre aurait pour enjeu le huitième rang dans l’Est. Elle opposera plutôt deux formations éliminées pour qui le repêchage sera le prochain grand rendez-vous.

Pour le partisan du Canadien, une défaite améliorera les chances du tricolore de repêcher un meilleur joueur. Le partisan des Maple Leafs pourra faire le même raisonnement. On risque alors d’assister à un match surréaliste. Les partisans du Canadien pourraient très bien encourager les Maple Leafs à la victoire, et ceux des Maple Leafs, toujours nombreux au Centre Bell, applaudir aux succès du Canadien.

De quoi mêler les joueurs qui le sont pas mal déjà.
 

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