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Nouvelle saison, nouvelle poussée de dernière minute pour les Sabres de Buffalo

mercredi 2012-03-28 / 12:31 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

WASHINGTON -- Derek Roy affirme que le secret est de conserver une attitude positive. Drew Stafford penche vers l’expérience et le caractère des joueurs. Lindy Ruff donne le crédit à une meilleure défensive et à la santé de ses troupes.

Toutes ces réponses sont bonnes…

Les Sabres, qu’on pensait morts il y a à peine un mois, ont eu recours à tous ces éléments mentionnés plus haut pour faire renaître l’espoir de participer aux séries de fin de saison, avec seulement cinq parties à disputer au calendrier régulier.

Suite à la victoire de 5-1 face aux Capitals de Washington au Verizon Center mardi, les Sabres ont pris possession du huitième rang dans l’Association de l’Est grâce à une poussée de 19-5-5 amorcée le 24 janvier. Depuis le 19 février, alors que Buffalo croupissait au 15e rang dans l’Est, l’équipe montre un rendement de 14-2-3.

« On se fiche de qui marque les buts », expliquait Derek Roy à LNH.com, avant le match de mardi. « On ne pense qu’à gagner des matchs de hockey. »

Le match de mardi démontre parfaitement ce à quoi Roy fait référence.

Les Sabres ont profité de l’apport offensif de quatre buteurs différents et des points amassés par 10 joueurs distincts. Ryan Miller, qui a remporté 14 de ses 18 derniers départs, a effectué 44 arrêts, un sommet cette saison. Même si les Sabres n’ont bénéficié d’une seule occasion en avantage numérique, l’équipe a gagné la bataille des unités spéciales, grâce à un but de Jason Pominville à court d’un homme. Les joueurs se sont efforcés de bien surveiller Alex Ovechkin et le capitaine des Capitals a été limité à quatre tirs au filet seulement, dont trois qui provenaient de l’extérieur de la zone privilégiée.

« Si vous m’aviez parlé de ça il y a quelques mois, ça aurait été très différent, mais ce n’est pas arrivé en une nuit », a révélé Pominville après la victoire de mardi. « C’est quelque chose que nous avons construit, nous avons bâti notre confiance et commencé à jouer du meilleur hockey. Ryan est incroyable. Nos unités spéciales se comportent mieux. Tout le monde participe au pointage. Tout notre jeu s’en ressent. »

La séquence des Sabres s’est amorcée à la fin du mois de janvier, mais Roy précise que le voyage de trois matchs suivant la date limite des échanges, le 27 février, est le véritable point tournant.

Buffalo venait d’échanger Paul Gaustad à Nashville en retour d’un choix de première ronde, un signe que l’équipe était du côté des vendeurs à la date limite, mais les Sabres en ont décidé autrement sur la Côte Ouest.

Miller a effectué 43 arrêts pour vaincre Anaheim 2-0, le 29 février, puis il en a fait 39 autres le lendemain contre San Jose pour signer un gain de 1-0. Deux jours plus tard, les Sabres se sont présentés à Vancouver, ont inscrit cinq buts et sont repartis du Rogers Arena avec une autre victoire.

« Nous avons enregistré deux jeux blancs de suite et ce n’est pas comme si nous avions gagné 5-0 ou 6-0 », a détaillé Roy en parlant des gains contre Anaheim et San Jose. « Les gars ont été concentrés sur le jeu défensif devant Ryan et il a pu voir venir les lancers pour effectuer les arrêts. Les joueurs pensaient uniquement à la victoire. »

Et ça s’est poursuivi. Les Sabres ont un dossier de 11-2-2 depuis la date limite, alors qu’ils étaient au 12e rang dans l’Est, à six points de la 8e place et derrière Winnipeg, Washington, Toronto et Tampa Bay.

« Vous pourriez pointer du doigt le fait que tout le monde est en santé, mais le plus important est le caractère des joueurs au sein du groupe, explique Stafford à LNH.com. Nous sommes passés par là auparavant. »

Il a raison.

Buffalo était dans la même position la saison dernière et a connu une séquence de 16-4-4 en fin de saison pour s’emparer du 7e rang dans l’Est.

« Nous profitons de l’expérience acquise l’année dernière, alors qu’à un certain moment, nous étions au dernier rang dans la LNH et nous sommes tout de même parvenus à nous frayer un chemin jusqu’en séries, relate Stafford. Nous voici dans une situation similaire, alors que nous devons jouer notre meilleur hockey de l’année pour participer aux séries. Nous nous sommes placés dans une bonne position et nous cognons à la porte.

« Deux points sont disponibles à la fin de chaque match et nous tentons de mettre la main sur ces précieux points tous les soirs. »

Il reste cinq matchs à disputer aux Sabres d’ici la fin de la saison régulière, en commençant par le match de vendredi à domicile contre les Penguins. Buffalo affrontera Toronto à deux reprises et se mesurera aussi à Philadelphie et à Boston.

« Il est évident qu’on ne veut pas terminer notre saison durant la première semaine d’avril, détaille Stafford. C’est le pire sentiment au monde. »

Les Sabres refusent de penser que cela pourrait survenir avec Ryan Miller qui a une moyenne de 0,75 et un pourcentage d’arrêts de ,977 à ses quatre derniers départs, un jeu de puissance amélioré qui a marqué 6 buts en 19 occasions au cours des six dernières parties, en plus d’une équipe qui a recouvré la santé récemment.

Cependant, Christian Ehrhoff pourrait être absent jusqu’à la fin de la saison régulière, suite à une blessure à la jambe encaissée mardi. Nathan Gerbe, Matt Ellis et Jochen Hecht sont également au rencart et il n’y a pas si longtemps, les locaux des soigneurs de l’équipe avaient l’air d’une salle d’urgence engorgée.

Cette saison, les Sabres ont perdu 308 matchs/joueurs à cause des blessures, un record dans l’histoire de l’équipe, même si la statistique n’est répertoriée que depuis la saison 1998-99. Les seuls à avoir joué tous les matchs sont Pominville et le gardien substitut Jhonas Enroth.

« Nous sommes passés au travers de périodes difficiles, minées par les blessures, où nous avons été privés, à un certain moment, de huit joueurs en même temps », a expliqué Ruff, se référant à une séquence survenue fin novembre et début décembre, où l’équipe était privée des services de Miller, Tyler Myers, Jordan Leopold et Mike Weber, entre autres. « Nous avions eu des difficultés dans notre propre zone et tout part de là, nous avons joué du hockey de rattrapage.

« À mesure que les blessés sont revenus au jeu, nous avons commencé à mieux jouer. Notre gardien a gagné quelques matchs pour nous et nous nous sommes mieux comportés devant lui. »

Ils n’ont démontré aucun signe qui pourrait suggérer que l’équipe va s’essouffler au cours des cinq derniers matchs de la saison.

« J’ai toujours pensé que nous pouvions mieux performer en jouant du hockey plus structuré, explique Miller. On ne s’imagine pas qu’on peut connaître une telle séquence de succès. On essaie de se rapprocher autant que possible. Nous voilà dans une position où nous contrôlons notre destinée. Ça fait du bien, mais nous voyons les choses d’une autre manière, comme si nous devions remporter chaque match pour s’assurer de participer aux séries. »
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