Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

Le Canadien aura-t-il des décisions à prendre concernant son joueur de centre Tomas Plekanec?

dimanche 2012-03-18 / 17:53 / LNH.com - Nouvelles

Par François Lemenu  - Chroniqueur LNH.com

Partagez avec vos amis


Le Canadien aura-t-il des décisions à prendre concernant son joueur de centre Tomas Plekanec?
Depuis la fin décembre, l’attaque du Canadien est tenue à bout de bras par Max Pacioretty, David Desharnais et Erik Cole. Chaque membre du trio a récolté près d’un point par match durant cette période.

Desharnais a inscrit 34 points en 35 matchs, Pacioretty a enregistré 33 points dont 19 buts en 36 rencontres, et Cole a amassé 29 points, y compris 14 buts, en 37 matchs. Il y a peu de trios aussi productifs à travers la ligue.

Ces trois joueurs animent l’attaque du Canadien sans profiter pour autant de l’appui des autres unités. Heureusement que P.K. Subban parvient à apporter sa contribution. À ses 11 derniers matchs, le jeune défenseur a marqué quatre buts et obtenu six passes pour un total de 10 points.

Mais les autres?

L’apport offensif des joueurs du deuxième trio est particulièrement désolant. La production de Tomas Plekanec, par exemple, se limite à 19 points à ses 36 derniers matchs. Son différentiel s’établit aussi à moins-12.

D’aucuns diront qu’il est victime des circonstances, c’est-à-dire des blessures. Il a dû s’adapter à de nouveaux compagnons de trio durant une bonne partie de la saison. On peut avancer que Plekanec a dû jouer avec une douzaine d’ailiers différents. Plekanec doit ainsi composer avec l’absence de son ailier droit Brian Gionta, le capitaine étant à l’écart du jeu depuis le 12 janvier.

Ces nombreux changements ne sont pas de nature à créer une symbiose nécessaire aux succès d’un trio.  Mais les blessures et les changements dans les trios ne sauraient expliquer sa saison en demi-teintes.

Délogé par Desharnais

Faut-il rappeler que Plekanec profite d’un temps d’utilisation très enviable? En fait il occupe le premier rang chez les attaquants du Canadien avec une moyenne de 20:47 par match. Seuls les défenseurs Subban (24:08) et Josh Gorges (22:31) le devancent.

Dès les premiers matchs de la saison, Plekanec a été pressenti comme un rouage important de l’attaque massive. Mais le manque de réussite de l’avantage numérique a forcé les entraîneurs à lui retirer certaines responsabilités. Il profite néanmoins d’un temps d’utilisation de 3:01 par match en supériorité numérique contre 3:12 pour Desharnais. Sa production se limite toutefois à cinq buts et 11 passes en pareilles circonstances.

En début de saison, Plekanec se voulait le centre numéro un du Canadien. Par défaut car Desharnais n’avait pas encore le bagage d’expérience nécessaire et que Gomez était...Gomez.

Les choses ont bien changé depuis. Desharnais s’est imposé comme le principal centre de l’équipe. En fait, le Canadien est aujourd’hui le club d’un seul trio. C’est une situation que la direction ne pourra tolérer deux saisons de suite.

Un bon coéquipier

Plekanec a toujours été un bon soldat. Repêché au troisième tour du repêchage de 2001, le Tchèque a gravi les échelons de l’organisation sans jamais se plaindre. Mais il n’est jamais parvenu à s’imposer comme leader malgré des campagnes de 69 points en 2007-2008 et de 70 points en 2009-2010. C’est cette absence de leadership qui a fait si cruellement défaut cette saison.

Depuis deux ans sa production est à la baisse. Plekanec a été limité à 57 points la saison dernière et il n’a que 46 points au compteur cette saison alors que sa principale contribution se limite à écouler les pénalités. Il en a fait la preuve une nouvelle fois vendredi soir à Ottawa où il a excellé en infériorité numérique, inscrivant même le seul but du Canadien.

Un généreux contrat

Le directeur général Pierre Gauthier lui a consenti un contrat de 30 millions $ sur six ans en juin 2010, une entente qui se terminera à la fin de la saison 2015-2016. C’est beaucoup d’argent. Plekanec profite aussi d’une clause de non-échange laquelle, dans les faits, ne représente pas un obstacle à un transfert.

Le Canadien détient plusieurs actifs - choix au repêchage, espoirs - pour conclure une transaction. Celui qui occupera les fonctions de directeur général devra saisir l’occasion pour transiger et obtenir un centre dont le profil correspond mieux aux besoins de l’équipe.

Plekanec aura 30 ans en octobre. Il peut intéresser encore bien des équipes même si son rôle est de plus en plus limité chez le Canadien. Un changement d’air pourrait lui faire le plus grand bien.
 

La LNH sur Facebook