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Lemenu : Quelle voie le Canadien doit-il emprunter?

dimanche 2012-03-11 / 14:47 / LNH.com - Nouvelles

Par François Lemenu  - Chroniqueur LNH.com

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Lemenu : Quelle voie le Canadien doit-il emprunter?
Durant son voyage dans l’ouest, Montréal a affronté deux équipes - Calgary et Edmonton - qui étaient exclues des séries quand le Canadien est arrivé en ville. Pour s’en sortir, les Flames et les Oilers ont privilégié des solutions bien différentes. Les Flames ont choisi les transactions et le marché des joueurs autonomes. Les Oilers ont fait le pari de la reconstruction à travers le repêchage.

Dans les deux cas, les résultats tardent à venir.

Les Flames comptent 29 joueurs dans leur formation, incluant les blessés. Seulement six de ces joueurs ont été repêchés par l’organisation. Les autres ont été obtenus à la suite de transferts (13) ou via le marché des joueurs autonomes (10). Ils composent le noyau de l’équipe: Jarome Iginla, Michael Cammalleri, Alex Tanguay, Olli Jokinen, Curtis Glencross, Jay Bouwmeester, Mark Giordano et Miikka Kiprusoff. Sven Baertschi, âgé de 19 ans, est le seul joueur repêché qui semble promis à une belle carrière.

Les Oilers ont un profil bien différent. Dix des 23 joueurs sont issus du repêchage dont les plus beaux espoirs Taylor Hall, Jordan Eberle et Ryan Nugent-Hopkins. Les autres étaient joueurs autonomes (7) ou ont été acquis par voie de transaction (5) et au ballottage (1).

Depuis le retour du conflit de travail, Flames et Oilers éprouvent des difficultés, comme quoi il n’y a pas de recette miracle. Calgary risque de rater les séries éliminatoires pour une troisième saison d’affilée. En fait, les Flames n’ont pas remporté une seule série depuis leur présence en finale de la coupe Stanley en 2004.

De leur côté, les Oilers seront écartés des séries pour une sixième saison de suite. On s’entend toutefois pour dire que leur avenir est cent fois plus prometteur que celui des Flames même si l’entraîneur des Oilers Tom Renney vient de prêcher la patience auprès des partisans et des médias.

De bonnes cartes

Il reste quatre semaines à la saison et celui qui occupera le fauteuil du directeur général du Canadien aura d’importantes décisions à prendre d’ici le week-end du repêchage, fin juin. C’est durant cette semaine que les DG de la ligue vont remodeler leur formation.

Le directeur général du tricolore aura de très bonnes cartes dans sa manche qu’il pourra abattre au moment opportun. Il va détenir un excellent rang de sélection en première ronde ainsi que deux choix de deuxième tour en 2012. Idem en 2013 avec un choix de deuxième ronde additionnel.

L’organisation mise aussi sur de beaux espoirs - Nathan Beaulieu, Jarred Tinordi, Brendan Gallagher, Louis Leblanc, Danny Kristo, Patrick Holland, Morgan Ellis - qui pourraient intéresser bien des formations.  

C’est pourquoi la première voie à explorer devra être celle des transactions. Dans l’ouest, certaines équipes seront tentées de «brasser la cabane» et de procéder à une importante refonte si elles sont écartées des séries ou éliminées prématurément. On pense aux Ducks d’Anaheim, aux Kings de Los Angeles et aux Sharks de San Jose, trois formations qui se voyaient en finale de la coupe Stanley. Il y a dans ces équipes des éléments - un gros centre de talent - qui pourraient intéresser le Canadien.

En cas d’échec dans les négociations, le Canadien pourra utiliser ses choix au repêchage. L’ajout de Nail Yakupov - si l’équipe remporte la loterie -, Mikhail Grigorenko, Filip Forsberg ou Alexander Galchenyuk serait de nature à redonner espoir aux partisans.

Reste le marché des joueurs autonomes. Un marché qui, cette année, n’a rien d’emballant à l’exception de Zach Parise (Devils) et Pierre-Alexandre Parenteau (Islanders), deux joueurs qui pourraient bien conserver leur adresse actuelle. Le choix semble plus intéressant à la ligne bleue. Sauf que le prix à payer est toujours très élevé, surtout dans un marché de vendeur. Côté gardien, le Canadien mise déjà sur Carey Price et Peter Budaj.

Pierre Gauthier disait récemment qu’une équipe ayant raté les séries peut rapidement remonter parmi le top-8 dans la nouvelle réalité économique de la Ligue nationale. Pas si sûr. Parlez-en aux Panthers, aux Maple Leafs, aux Oilers, aux Blue Jackets, aux Jets, au Wild, aux Islanders, aux Flames, aux Hurricanes et à l’Avalanche.

Les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir du Canadien. De mauvaises décisions pourraient compromettre son redressement et plonger l’équipe dans une longue «traversée du désert».

Retour de Markov

Andrei Markov a participé samedi à son premier match depuis le 13 novembre 2010 dans la victoire de 4-1 du Canadien face aux Canucks de Vancouver. C’est avec une certaine appréhension que j’ai observé ses premières présences. On ne revient pas de deux reconstructions du même genou et d’une arthroscopie comme si on venait de soigner un rhume.

Markov a paru hésitant et nerveux en début de match. Puis il a retrouvé progressivement sa confiance et ses repères. Comme si sa longue absence n’était plus qu’un lointain souvenir. Il faut du talent pour en arriver là aussi rapidement. Randy Cunneyworth s’en est rendu compte, si bien que le vétéran défenseur a joué durant 17:09, jumelé à son compatriote Alexei Emelin.

Le plus beau moment de la soirée est survenu lors du but de P.K. Subban auquel Markov a participé en supériorité numérique. Comme l’a si bien dit le descripteur du match Pierre Houde, le Russe semblait plus heureux encore que Subban.

Dans les circonstances, Markov n’aurait pu rêver d’un plus beau retour.
 

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