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Lemenu : La coupe reviendra-t-elle au Canada bientôt?

dimanche 2012-03-04 / 15:37 / LNH.com - Nouvelles

Par François Lemenu  - Chroniqueur LNH.com

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Lemenu : La coupe reviendra-t-elle au Canada bientôt?
Il y a toute une génération d’amateurs de hockey qui n’a jamais vu une équipe canadienne remporter la coupe Stanley. La dernière conquête du prestigieux trophée par une formation canadienne remonte à 1993. Autant dire il y a un siècle. Le Canadien de Montréal s’était alors imposé en cinq matchs contre les Kings de Los Angeles.

Depuis, c’est le vide, le néant.

Cette saison, les espoirs reposent encore une fois sur les Canucks de Vancouver, malheureux finalistes face aux Bruins de Boston le printemps dernier. Les Canucks, qui occupaient le premier rang de l’Association de l’Ouest avant les matchs de dimanche, auront toutefois de sérieux obstacles à franchir dans leur quête d’une première coupe.

D’excellentes équipes vont se dresser sur leur chemin: Detroit, St.Louis, Nashville, Chicago et San Jose représentent des formations ayant les mêmes ambitions que les Canucks. On pourrait même ajouter Phoenix et, pourquoi pas, Dallas et Los Angeles.

Le directeur général des Canucks Mike Gillis a cherché à améliorer son équipe à la date limite des transactions en ajoutant un élément de robustesse. Il a cédé le talentueux Cody Hodgson aux Sabres de Buffalo en retour de Zack Kassian. Il sera intéressant de voir si Kassian, un attaquant de six pieds trois pouces et 214 livres, saura s’imposer physiquement face aux meilleures formations de l’ouest. C’est beaucoup exiger d’un jeune de 21 ans qui était encore dans les rangs juniors il y a moins d’un an.

Jay Feaster, l’homologue de Gillis à Calgary, a fait le pari inverse. Le dg des Flames a décidé de faire confiance aux joueurs en place après avoir fait l’acquisition de Michael Cammalleri en janvier.

À Calgary, on reproche à Feaster de s’accrocher à un rêve en refusant de voir la réalité en face. Selon bien des observateurs, les Flames devraient déjà se trouver en mode reconstruction. Les chances des Flames d’accéder aux séries ne sont pas très bonnes, avouons-le, alors que les meilleurs éléments de l’équipe - Jarome Iginla, Miikka Kiprusoff, Olli Jokinen, Alex Tanguay - sont tous dans la trentaine. Alors pour la coupe, on repassera.

Les Oilers d’Edmonton ont un avenir plus prometteur même s’ils vont terminer au 14e rang dans l’ouest. C’est une question de temps avant que les Taylor Hall, Ryan Nugent-Hopkins et autres Jordan Eberle ne permettent aux Oilers de grimper au classement.
 
Surprenants Sénateurs

Dans l’est, les espoirs se tournent vers les étonnants Sénateurs d’Ottawa. Personne n’aurait prédit pareille saison aux Sénateurs, une équipe que j’avais placée au 15e et dernier rang de son association.

L’entraîneur Paul MacLean a fait un travail remarquable derrière le banc. Il sera assurément finaliste dans l’attribution du trophée Jack Adams.

MacLean a permis à Jason Spezza de s’exprimer tout en lui rappelant ses responsabilités défensives. Il a aussi contribué à l’éclosion d’Erik Karlsson en lui donnant le feu vert pour se porter en attaque. Bref, MacLean est parvenu à assainir l’atmosphère chez les Sénateurs.

Dans les circonstances, une participation aux séries représente déjà un exploit. Rien n’est joué cependant car plusieurs équipes - Winnipeg, Washington, Tampa Bay, Buffalo, Toronto - n’ont toujours pas renoncé aux séries.

Les Jets, portés par leur public, font partie de ce groupe. Solides à domicile (20-10-4), les hommes de Claude Noël sont moins performants (11-17-4) loin du MTS Centre. Un défi les attend puisqu’ils devront disputer quatre de leurs cinq derniers matchs à l’étranger.

À Toronto, le directeur général Brian Burke a abattu sa dernière carte de la saison en relevant son ami Ron Wilson de ses fonctions d’entraîneur. Burke doit maintenant espérer que Randy Carlyle aura assez de cinq semaines pour mener l’équipe dans les séries. Le gain des Leafs face au Canadien samedi soir est un pas dans la bonne direction.

En cas d’échec, Burke devra faire son mea culpa et avouer qu’il ne fait pas mieux que son prédécesseur John Ferguson Jr. Pas sûr si le diplômé de la Faculté de droit de Harvard aura l’humilité de reconnaître ses erreurs.

Reste le Canadien, septième et dernière équipe canadienne. On a déjà beaucoup  écrit sur cette saison de misère. Le prochain chapitre sera rédigé par le propriétaire Geoff Molson. Espérons qu’il aura la volonté et le courage de prendre les décisions qui s’imposent.

À moins d’un grand coup de balai, le Canadien n’aura aucune chance d’être la prochaine équipe canadienne à remporter la coupe.
 
La saga Rick Nash
 
Le directeur général des Blue Jackets de Columbus, Scott Howson, a échoué dans sa tentative d’échanger Rick Nash à la date limite des transactions. Il demandait la lune comme il se devait de le faire. Les équipes intéressées ont toutefois refusé de payer le gros prix: deux joueurs de la Ligue nationale, deux espoirs et un choix de premier tour.

Howson va revenir à la charge à l’occasion du repêchage. Il s’est cependant tiré dans le pied en révélant que son joueur-vedette avait demandé une transaction. On peut penser que les autres «dg» seront encore moins généreux en juin, sachant que les Blue Jackets doivent transiger.
 

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