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L’espoir Brendan Gaunce est un comédien qui a trouvé son rôle sur la glace

lundi 2012-02-20 / 16:27 / LNH.com - Repéchage LNH 2012

Par Adam Kimelman - Directeur adjoint de la rédaction à NHL.com

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L’espoir Brendan Gaunce est un comédien qui a trouvé son rôle sur la glace
L’attaquant Brendan Gaunce des Bulls de Belleville a un objectif bien précis en tête : il veut jouer un jour dans la Ligue nationale.

Mais il pourrait avoir un plan de rechange, si jamais ça ne fonctionnait pas : devenir comédien.

« J’ai joué dans trois pièces quand j’étais plus jeune », a-t-il raconté à LNH.com, un peu gêné. « J’aimais ça mais je ne crois pas que ce soit ma vocation. Quand j’étais en cinquième année, on a fait un peu de Shakespeare. En huitième j’ai joué dans 'Hairspray' et l’an dernier, comme recrues, il nous a fallu faire la danse de 'Mean Girls' devant l’école. Être acteur est plus énervant que jouer au hockey. »

Gaunce ne devrait pas s’inquiéter. Il semble parfait pour le spectacle sur glace et les dépisteurs ont certainement aimé ce qu’ils ont vu de lui cette saison.

« Brendan est vraiment un gars avec beaucoup d’énergie », a confié Chris Edwards, du Système de dépistage central de la Ligue nationale, à LNH.com. « Quand il joue avec le plein d’énergie, quand il s’implique, il provoque des revirements. Il a aussi les habiletés voulues pour faire une bonne passe et préparer un jeu après avoir récupérer la rondelle. Quand il est à son mieux, il crée des occasions de marquer à chacune de ses présences sur la patinoire. »

Doté d’un physique déjà impressionnant de 6’2 et 215 livres, le joueur de centre domine son équipe avec 59 points en 55 matchs et il est classé au 11e rang des meilleurs espoirs nord-américains en vue du prochain repêchage.

Ses habiletés offensives n’ont pas été les seules à attirer l’attention. On vante aussi son jeu défensif.

« C’est un joueur efficace des deux côtés de la patinoire, apprécie Edwards. Sa qualité de jeu ne diminue pas dans son territoire, ça c’est certain. »

Gaunce, qui a pris pour modèle Jordan Staal, des Penguins de Pittsburgh, un finaliste pour le trophée Selke, affirme tirer autant de satisfaction à empêcher des buts qu’à en marquer.

« C’est quelque chose que j’ai appris dès mon jeune âge avec plusieurs entraîneurs, dit-il. Si on ne peut bien jouer en défense, on n’aboutira pas dans la LNH. »

Gaunce a aussi pris des leçons en observant son frère aîné Cameron, un espoir de l’Avalanche du Colorado qui évolue présentement dans la Ligue américaine.
Cameron le devance de quatre ans, de sorte que Brendan a bien eu l’occasion de le voir à l’œuvre quand il jouait lui aussi dans la Ligue junior de l’Ontario, d’où l’Avalanche l’a sélectionné dès la deuxième ronde en 2008.

« J’ai noté deux choses importantes qui l’ont aidé dans son année de repêchage, explique Brendan. Premièrement, rester soi-même, parce qu’on va découvrir tôt ou tard quel genre de joueur vous êtes vraiment. Et rester humble. Si vous respectez ces deux conditions, ça va bien aller si vous êtes un bon joueur.
J’espère que ça fonctionne pour moi présentement. Je veux juste mettre toutes les chances de mon côté et ne rien prendre pour acquis. »

Une autre chose qu’il a retenue de son frère est de se concentrer sur la tâche à accomplir plutôt que sur la présence des dépisteurs venus pour le surveiller.

« Je pense que c’est quelque chose qu’il faut apprendre au fur et à mesure que la saison progresse parce que c’est une année tellement importante, a réalisé Gaunce. Si vous traversez une période difficile, les gens vont commencer à dire que vous n’êtes pas assez fort mentalement ou quelque chose du genre. C’est une qualité qu’il faut développer avec toutes les autres sur la glace. »

Gaunce a eu une bonne occasion d’apprendre à ne pas se préoccuper de ce que pensent les décideurs quand il a participé au camp de développement et d’orientation de la LNH devant des dizaines de dépisteurs et de directeurs généraux de la LNH en août dernier.

Ceux-ci ont été impressionnés et continuent de s’arrêter souvent à Belleville.

« Je dirais que chaque fois qu’il y a des dépisteurs dans l’aréna, ne serait-ce que deux, on devient plus à l’aise, estime Gaunce. On s’habitue. Je me concentre à penser qu’ils sont là pour me voir à l’œuvre et que je n’ai pas à tenter de les impressionner. Si je joue comme j’en suis capable, ça va marcher. »

C’est certes le cas jusqu’ici.

« Gaunce est probablement un des joueurs les plus complets admissible au repêchage », affirme Matthew Finn, un défenseur du Storm de Guelph qui doit l’affronter fréquemment et lui-même classé au 15e rang des meilleurs espoirs. « Il peut vous faire mal à l’attaque. Il a une vitesse qu’on ne soupçonne pas, il fait de grandes enjambées et il peut vous brûler. Et dans les coins, il est gros et fort, pas facile à contrer. Il peut aussi marquer des buts et il joue vraiment bien défensivement. »

En d’autres mots, il a vraiment trouvé son meilleur rôle – celui d’une future étoile au hockey.