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Lemenu : L’échange de Hal Gill ne signifie pas que le Canadien soit devenu « vendeur » pour autant

dimanche 2012-02-19 / 14:57 / LNH.com - Nouvelles

Par François Lemenu  - Chroniqueur LNH.com

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Lemenu : L’échange de Hal Gill ne signifie pas que le Canadien soit devenu « vendeur » pour autant
Hal Gill est le premier joueur autonome sans restriction à quitter le Canadien à quelques jours de la date limite des transactions. Chris Campoli, Travis Moen, Mathieu Darche et Andrei Kostitsyn seront-ils les prochains à devoir plier bagage d’ici le 27 février?

Le départ de Gill s’est fait dans un contexte bien particulier. Il n’est pas certain que les mêmes conditions seront réunies pour les autres joueurs autonomes de l’équipe.

Il ne faut pas oublier non plus que la direction s’accroche toujours à l’espoir d’une participation aux séries. L’écart qui sépare le Canadien de la huitième place a été sensiblement réduit dernièrement alors que la formation dirigée par Randy Cunneyworth aura encore 19 matchs à disputer après lundi prochain.

Dans le cas de Gill, les Predators de Nashville ont présenté à Pierre Gauthier une offre que le directeur général ne pouvait refuser. Un choix de deuxième tour en 2012 ainsi que deux jeunes ailiers gauches - Blake Geoffrion et Robert Slaney - représentaient une proposition trop alléchante pour répondre « non merci ». 
Un mentor

Le vétéran défenseur a contribué curieusement à son propre départ. Durant son passage à Montréal, Gill a exercé un mentorat dont les jeunes défenseurs ont largement profité. Il a ainsi assuré sa propre relève.

Josh Gorges dit de Gill qu’il l’a aidé à devenir un véritable professionnel, un bon joueur en infériorité numérique et un spécialiste des tirs bloqués. P.K. Subban est celui qui a le plus bénéficié des conseils de Gill ces deux dernières années, autant sur la glace qu’à l’extérieur de la patinoire. Alexei Emelin, Raphaël Diaz et Yannick Weber ont aussi progressé au simple contact du sympathique Américain.

J’ignore dans quelle mesure Hal Gill pourra aider les Predators. Mais chez le Canadien, le géant de six pieds sept pouces était devenu un spécialiste des désavantages numériques.

À 36 ans, Gill ne possède plus la mobilité pour neutraliser les meilleurs éléments de l’adversaire comme il l’a fait lors des séries du printemps 2010 face à Alexander Ovechkin des Capitals de Washington et Sidney Crosby des Penguins de Pittsburgh. C’est pourquoi son temps d’utilisation a diminué ces dernières semaines, chutant même sous les neuf minutes à deux reprises.

Subban, Emelin et même Diaz ont démontré pouvoir assumer de plus grandes responsabilités. À Buffalo, Subban a joué près de 29 minutes (28:48), un sommet cette saison à l’exception du match du 6 décembre contre Columbus (32:17). Emelin, lui, a été employé pendant 18:35. C’est la raison pour laquelle Gauthier n’a pas hésité à transiger. Le « dg » savait qu’il avait la solution à l’intérieur même de son équipe.

Et les autres ?


Gauthier pourrait faire preuve de patience et décider de garder tout son monde. Surtout Darche et Moen, deux joueurs de soutien qui cadrent bien dans la nouvelle approche de l’équipe. Gauthier, s’il est toujours en poste, serait même avisé de leur offrir des contrats d’ici le 1er juillet.

Il en va autrement de Campoli, qui pourrait déménager au cours des prochains jours. À Chicago ou au New Jersey par exemple. S’il devait terminer la saison à Montréal, Campoli pourra se prévaloir de son autonomie complète et poursuivre sa carrière sous d’autres cieux.

Gauthier, enfin, peut toujours s’accommoder de Kostitsyn même si le Bélarusse s’affiche de plus en plus comme un élément négatif et perturbateur. Son départ ne fera pleurer personne.

Le transfert de Gill ne signifie pas que le Canadien soit devenu « vendeur » pour autant. En fait, il ne faudrait pas s’étonner si le club devenait « acheteur ». Pierre Gauthier pourrait encore nous surprendre.

Dans le monde du hockey, il n’y a pas administrateur plus secret et imprévisible que le « dg » du Canadien.
 

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