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Lemenu : Avec son comportement récemment, P.K. Subban a démontré une mentalité d’un joueur de baseball

dimanche 2012-01-22 / 15:17 / LNH.com - Nouvelles

Par François Lemenu  - Chroniqueur LNH.com

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Lemenu : Avec son comportement récemment, P.K. Subban a démontré une mentalité d’un joueur de baseball

Il ne se passe pas une semaine sans que P.K. Subban ne suscite des réactions. Bonnes ou mauvaises. 

Les derniers jours nous ont encore fourni de la matière. Le jeune et talentueux défenseur du Canadien s’est fait remarquer pour ses conversations avec un adversaire (Alexander Ovechkin), son jeu mollasse - une passe ayant mené à un but des Penguins - et une discussion animée avec l’entraîneur-adjoint Randy Ladouceur.

J’ignore si Subban a déjà joué au baseball. S’il n’en a pas le talent, ce dont je doute, il adopte en revanche des comportements que l’on retrouve sur un losange. De par sa façon d’agir, Subban semble plus proche de la culture du baseball que de celle du hockey.

Imaginons Subban à la balle. Joueur de premier-but, il accueillerait avec un grand sourire le frappeur ayant soutiré un but sur balles ou réussi un simple. Il engagerait rapidement la conversation, entrecoupée de quelques blagues avec l’arbitre.

On peut aussi l’imaginer volant le deuxième-but. Une fois sur pieds, il se dépoussièrerait tout en rigolant avec le joueur d’arrêt-court, une pratique courante au baseball.

Ses petites passes molles sont le résultat d’un manque de concentration. Comme cet arrêt-court de talent qui a tellement de temps pour relayer la balle au premier-but qu’il l’envoie dans l’abri.

P.K. au monticule? Le gérant aurait du mal à lui retirer la balle et c’est en maugréant que Subban se rendrait aux douches.

Au baseball, ces comportements sont monnaie courante. Au hockey, ils sont de profonds irritants. S’il espère une belle carrière dans la LNH, Subban devra éliminer toute référence à la culture du baseball et adopter des comportements propres au hockey. Il s’agit d’une question de maturité.

Il ne faudrait pas que Subban soit retiré sur des prises. Il a trop de talent pour ça.

Un ailier pour Plekanec

Pierre Gauthier fait la tournée des amphithéâtres dans le but d’améliorer son équipe avant la date limite des transactions du 27 février. On ignore ce que le directeur général du Canadien a en tête. Espérons seulement qu’il soit à la recherche d’un ailier pour seconder Tomas Plekanec.

Le Tchèque vit une saison difficile. Sa production se limite à 9 buts et 23 passes, un rendement qui le place au troisième rang des compteurs de l’équipe. Il affiche aussi un différentiel de moins-12, le pire du club.

Sa situation ne risque pas de s’améliorer depuis la perte de Brian Gionta. Il doit actuellement composer avec le nouveau-venu Rene Bourque et deux autres joueurs - Travis Moen ou Mike Blunden - qui n’ont pas leur place dans le top-6.

La solution? Un joueur de location qui permettrait à Plekanec de relancer sa saison et qui donnerait à l’équipe un second trio capable d’appuyer celui de David Desharnais.

Deux joueurs pourraient remplir ce rôle: Ales Hemsky des Oilers d’Edmonton, et Vaclav Prospal des Blue Jackets de Columbus, deux Tchèques qui obtiendront leur autonomie complète le 1er juillet prochain.

Hemsky est un joueur de talent, mais qui ne joue pas toujours avec conviction. Dans l’état actuel des choses, il ne répondrait pas parfaitement aux besoins de l’équipe. Des rumeurs l’envoient d’ailleurs à Ottawa.

Prospal, qui est âgé de 36 ans, semble un candidat plus intéressant. Deuxième compteur (9-21-30) des Blue Jackets, Prospal est un joueur d’expérience capable de s’adapter à un nouvel environnement, ayant déjà joué à Philadelphie, Ottawa, la Floride, Anaheim, New York (Rangers) et Columbus.

Un trio Prospal-Plekanec-Bourque serait de nature à donner plus de mordant à l’attaque du Canadien. L’équipe en a bien besoin.  

AK46 veut rester

Andrei Kostitsyn a manifesté le désir de rester à Montréal. Il se dit même prêt à accepter une baisse de salaire afin de poursuivre sa carrière chez le Canadien. Reste à voir si l’équipe est intéressée à retenir ses services.

Kostitsyn n’a cessé de décevoir depuis son arrivée dans l’organisation. Premier choix de l’équipe et 10e joueur réclamé au repêchage de 2003, le Bélarusse n’a jamais été en mesure d’exploiter son potentiel par manque d’engagement.

Il a eu sa meilleure saison en 2007-2008, inscrivant 26 buts. On croyait alors à un déblocage. Il a enchaîné avec une campagne de 23 buts avant de voir sa production décroître: 15 buts (en 59 matchs) en 2009-2010 puis 20 buts en 2010-2011.

Cette saison, son rendement est à l’image de celui de l’équipe. Kostitsyn a été limité à 11 buts en 38 matchs et il risque fort de rater le plateau des 20 buts.

Kostitsyn, qui aura 27 ans le 3 février, a longtemps été perçu comme un élément du top-6 chez le tricolore. Ce n’est plus le cas. De par son tempérament, Kostitsyn est désormais un joueur de troisième trio où la pression de produire n’est pas aussi élevée.

S’il souhaite demeurer chez le Canadien, Kostitsyn devra accepter une forte diminution de salaire. Le 9 juin dernier, il a conclu une entente d’un an de 3 250 000 $, soit le même salaire qu’au cours des trois saisons précédentes. Cette fois il pourrait devoir se contenter de 1,8 million $.

S’il estime valoir davantage, il pourra toujours tenter sa chance sur le marché des joueurs autonomes.

« Good luck! ».

Un spectacle de hockey

Ottawa s’apprête à accueillir le match des étoiles qui sera présenté dimanche à la Place Scotiabank. Et c’est avec enthousiasme que les amateurs de hockey de la capitale fédérale ont répondu à l’invitation de la Ligue nationale. 

On en veut pour preuve les quatre joueurs des Sénateurs d’Ottawa - Jason Spezza, Daniel Alfredsson, Milan Michalek, Erik Karlsson - que les partisans ont choisis. Tim Thomas des Bruins de Boston et Dion Phaneuf des Maple Leafs de Toronto complètent le sextuor du public. En tout, la ligue a comptabilisé quelque 24 millions de votes.

Cette formule de sélection est décriée par plusieurs même si la ligue complète les formations en retenant les plus méritants pour ce week-end de festivités. Car il s’agit bien d’une fête du hockey alors que se réunissent les meilleurs joueurs au monde.

Les amateurs ne sont pas conviés à un match, mais bien à un spectacle de hockey rehaussé par les concours d’habiletés. Dans cette rencontre amicale, il n’y a pas de mises en échec, de tirs bloqués, de replis défensifs et encore moins de bagarres. Les joueurs patinent à régime réduit même si on a remarqué une légère hausse d’intensité ces dernières années.

Ce week-end festif a essentiellement pour but de permettre à la ligue de remercier ses commanditaires, ses annonceurs et ses partenaires commerciaux qui ont contribué à générer des revenus de 3 milliards $ la saison dernière, un record absolu dans l’histoire du circuit.

Le public de la ville-hôtesse n’est pas perdant pour autant. Ceux qui assisteront aux concours d’habiletés ou au match lui-même auront l’occasion de voir les vedettes de la LNH d’un seul coup d’œil. Ils pourront aussi applaudir ou conspuer d’anciens porte-couleurs des Sénateurs qui évoluent sous d’autres cieux aujourd’hui: Marian Hossa, Zdeno Chara et Brian Elliott. Ou encore Brian Campbell, qui a joué son junior chez les 67’s d’Ottawa, et Claude Giroux, qui en a fait autant de l’autre côté de la rivière des Outaouais chez les Olympiques de Gatineau.

Alfredsson et Chara ont été désignés capitaines et à ce titre, ils auront à sélectionner les joueurs qui seront sous la responsabilité des entraîneurs Claude Julien et John Tortorella. Alfredsson a déjà annoncé qu’il réclamera son coéquipier Erik Karlsson s’il a le premier choix. Chara, lui, ne s’est pas encore prononcé.

L’an dernier, Phil Kessel a été le dernier joueur choisi, ce qui lui a valu une voiture et quelques moqueries. L’attaquant des Maple Leafs s’en est toutefois bien remis puisqu’il se retrouve parmi les 10 meilleurs compteurs de la ligue.

Qui sera « l’heureux élu » jeudi soir? Mon choix, Logan Couture.

 

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