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Michael Cammalleri plaide un temps de glace diminué depuis l’arrivée de Randy Cunneyworth

mercredi 2012-01-11 / 19:21 / LNH.com - Nouvelles

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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Michael Cammalleri plaide un temps de glace diminué depuis l’arrivée de Randy Cunneyworth
BROSSARD, Qué. – On a bien retrouvé la folle passion des partisans du Canadien mardi soir au Centre Bell.

A une extrémité de la patinoire, le grand favori échangé après avoir mené le Canadien à la finale de l’Association Est en 2010 a reçu une formidable ovation après avoir blanchi l’équipe locale.

De l’autre côté, un autre héros de ces mêmes séries éliminatoires, encore avec l’équipe celui-là, a été hué par ses propres partisans dans les derniers moments du match gagné 3-0 par les Blues de St.Louis.

Si Jaroslav Halak a été le grand artisan de cette poussée inattendue du Canadien il y a près de deux ans, le rôle de Michael Cammalleri ne doit pas être négligé.

Cammalleri a été le meilleur marqueur des séries cette année-là avec 13 buts, même s’il n’a pas eu l’occasion de jouer dans une quatrième ronde. Après avoir totalisé 10 points en sept matchs contre les Bruins en avril dernier, Cammalleri compte 29 points en 26 matchs des séries depuis son arrivée avec le Canadien.

Mais il connaît une saison difficile avec seulement neuf buts et 22 points en 37 rencontres, une fiche qui reflète le manque de punch offensif de toute son équipe.

Cammalleri a avoué mercredi avoir entendu les huées quand il touchait à la rondelle et il a reconnu que les partisans avaient absolument le droit de se comporter ainsi.

« Il faut être sensible au fait que les partisans du Canadien vivent et souffrent au rythme de leur équipe », a-t-il confié à une meute de reporters. « On peut comprendre ce qu’ils ressentent. Ils ne sont pas contents et ils vous le laissent savoir. Je dirais même que je m’y attendais presque. »

Cammalleri a été pointé du doigt pour deux erreurs défensives coûteuses, laissant filer Jason Arnott et David Backes lors de jeux qui ont mené aux premiers buts des Blues.

Après avoir laissé entendre qu’il n’était pas satisfait de son temps de glace en disant: “Je ne joue pas aussi souvent, alors je dois faire du travail supplémentaire à l’entraînement pour rester en forme”, Cammalleri a repris la conversation plus tard avec les représentants de LNH.com et du journal La Presse.

« Dans le cas d’Arnott, c’était mon joueur et je n’ai pas bien fait mon travail, a-t-il avoué. Mais j’en étais à ma cinquième présence sur la glace et nous étions en deuxième période. J’ai habituellement fait 15 beaux jeux rendu là. »

Cammalleri exagérait visiblement pour prouver son point parce que le jeu en question est survenu à sa neuvième présence sur la patinoire. Mais c’est un fait que son utilisation a diminué depuis la nomination de Randy Cunneyworth au poste d’entraîneur par intérim.

Cammalleri a joué pendant 15 minutes mardi soir. C’était la sixième fois en 10 matchs depuis l’arrivée de Cunneyworth qu’il passait moins de 17 minutes sur la glace, ce qui égale le nombre total de fois qu’il n’a pas atteint ce plateau en 26 matchs sous les ordres de Jacques Martin (il a été limité à 4:22 lorsque blessé durant le match du 9 octobre).

« Je suis habitué à jouer 20 minutes », a-t-il plaidé.

Cammalleri a parlé des différences entre une équipe avec une « mentalité gagnante » et une autre avec une « mentalité de perdants » en disant comment la première ne se préoccupe pas de savoir quel sera son adversaire parce qu’elle a confiance de pouvoir battre n’importe qui. Il affirme que c’est l’attitude qu’avait le Canadien en 2010 quand il a éliminé coup sur coup les champions de la saison de la saison régulière, les Capitals de Washington, et les détenteurs de la Coupe Stanley, les Penguins de Pittsburgh, et encore le printemps dernier, quand il a forcé les éventuels gagnants de la Coupe Stanley, les Bruins de Boston, à disputer un septième match qui s’est rendu jusqu’en période supplémentaire.

Interrogé à savoir si Cammalleri et son centre habituel Tomas Plekanec, qui ont tous deux terminé le dernier match à moins-2, avaient besoin de regagner la confiance de leur entraîneur, Cunneyworth a reconnu que ça pouvait être le cas.

« A un certain point, certainement, a-t-il répondu. C’est ce que j’attends de leur part à chaque match, et s’il y a quelque chose qui ne me plaît pas dans leur jeu, leur temps de glace va être limité. Je crois que leur temps de glace a été juste mardi soir. On s’attend à ce que nos meilleurs joueurs produisent en attaque mais ils doivent aussi porter attention au solide trio auquel ils sont opposés. Si vous ne marquez pas, il faut alors empêcher l’autre équipe de le faire. »

Comme si les choses n’allaient pas assez mal chez le Canadien, le capitaine Brian Gionta a subi une chirurgie pour réparer une déchirure son biceps droit et sera à l’écart du jeu pour une période indéterminée.

Gionta n’en était qu’à son deuxième match depuis son retour au jeu à la suite d’une blessure à l’aine qui lui en avait fait rater 11.

Son absence va encore forcer Cunneyworth à remanier ses trios, et Michael Blunden devrait être celui qui remplace Gionta à la droite de Plekanec et Cammalleri jeudi soir à Boston.

Tombé au 12e rang dans l’Association Est, le Canadien a besoin d’être secoué au plus vite s’il veut conserver ses chances de se classer dans les séries une cinquième année de suite.
 

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