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Huit raisons qui expliquent pourquoi les Rangers sont en tête

vendredi 2012-01-06 / 16:23 / LNH.com - Nouvelles

Par Dave Lozo - Journaliste LNH.com

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Huit raisons qui expliquent pourquoi les Rangers sont en tête
Il y a à peine deux ans, les Rangers de New York n'étaient même pas assez bons pour participer aux séries éliminatoires. La saison passée, ils ont eu besoin d'une défaite des Hurricanes de la Caroline lors du 82e match de la saison pour se faufiler au 8e rang dans la Conférence de l'Est et prendre part au rendez-vous printanier.

Qu'est-ce qui a donc pu arriver pour que les Rangers se hissent au tout premier rang du circuit cette saison ?

Les Rangers n'ont pas montré de faiblesses évidentes au cours des 38 premiers matchs du calendrier régulier, tout en accomplissant bien les petits détails qui font la différence. Voici huit raisons qui expliquent pourquoi les Rangers ont amassé plus de points que quiconque dans la LNH :

1. La profondeur a permis de pallier à l'absence de plusieurs défenseurs 

Le défenseur Mark Staal, meneur chez les Rangers pour le temps d'utilisation au cours des deux dernières saisons, a raté les 36 premières rencontres de son équipe suite à une commotion cérébrale. Michael Sauer, un régulier sur la deuxième paire de défense de l'équipe, s'est absenté lors des 14 derniers matchs, lui aussi pour des suites d'une commotion. Steve Eminger, un autre régulier, a raté les 8 derniers affrontements.

Les Rangers peuvent remercier l'émergence de Michael Del Zotto, la venue d'une paire de joueurs libérés par d'autres équipes et une verte recrue pour leurs performances défensives cette saison, la deuxième meilleure formation à ce chapitre à travers tout le circuit.

Del Zotto a rebondi de belle façon après une deuxième campagne dans la LNH digne d'un cauchemar. Il connaît une saison remarquable, digne d'un gagnant du trophée Norris en 2011-2012. Il est au 13e rang au chapitre des points chez les défenseurs et son différentiel de +25 le place à égalité au premier rang avec Zdeno Chara des Bruins. Avec Ryan McDonagh qui a pris les bouchées doubles en l'absence de Staal, le premier duo des Rangers est formé de Girardi et de McDonagh, ce qui a laissé le poste de troisième arrière libre pour Del Zotto, poste qu'il a comblé admirablement.

L'entraîneur-chef John Tortorella a admis qu'il n'était pas très heureux de la signature du défenseur Anton Stralman, en novembre, mais ce dernier a forcé la main de son patron qui l'utilise maintenant à profusion. Il a une fiche de 1 but, 5 passes et +11 en 15 parties depuis son arrivée. Stralman a joué plus de 22 minutes au cours de cinq des sept dernières parties.

Jeff Woywitka a été acquis des Canadiens de Montréal via le ballottage en octobre et a apporté une présence stable à la ligne bleue. En 26 parties, il a amassé 6 points et son différentiel est de +2.

Même l'arrière Stu Bickel, 25 ans, a fait bonne impression. Il a saisi sa chance lorsque Steve Eminger est tombé au combat et en plus d'apporter une présence physique appréciable, il a tout de même amassé 4 points en 8 parties.

Girardi a joué du hockey digne d'un joueur étoile en l'absence de Staal. Il domine toute la LNH au chapitre du temps d'utilisation tout en évoluant régulièrement contre les meilleurs éléments adverses.

Avec le retour de Staal dans l'alignement, il est probable que la défensive des Rangers ne fera que s'améliorer en deuxième moitié de saison.

2. Henrik Lundqvist est meilleur que jamais 

Le gardien de 29 ans est possiblement le meilleur cerbère de la ligue et à trois occasions, il a été parmi les nominés pour l'octroi du trophée Vézina, sans toutefois l'emporter.

Sa fiche de 17-7-4, sa moyenne de buts alloués de 1,92 et son pourcentage d'arrêts de .937 sont en voie de lui permettre de connaître sa meilleure saison en carrière. Aussi solide que la défensive des Rangers peuvent paraître, l'apport de Lundqvist y est indéniable, car il parvient à corriger bien des erreurs de ses coéquipiers.

En plus de Lundqvist, Martin Biron est en voie de devenir l'auxiliaire le plus utilisé en une campagne chez les Rangers, depuis que le suédois est le gardien numéro un de l'équipe est arrivé (2006). Biron a mérité son temps d'utilisation comme en font foi sa moyenne de 2,06, son pourcentage d'arrêts de .922 et sa fiche de 8-2-0.

Les finalistes de la dernière saison, Boston et Vancouver, ont d'ailleurs fait la preuve que le fait d'avoir sous la main deux gardiens capables d'effectuer le travail peut vous emmener loin.

3. Marian Gaborik arrive à produire sans Brad Richards 

Quand Brad Richards a signé chez les Rangers cet été, plusieurs ont pensé qu'il débarquait à New York pour aider Gaborik à retrouver sa touche, lui qui n'avait marqué que 22 buts la saison précédente, après en avoir inscrit 42 en 2009-2010.

Tortorella a rapidement tenté l'expérience Richards-Gaborik en début d'année, mais ça n'a pas semblé cliquer entre les deux joueurs. À mesure que la saison progressait, les Rangers se sont finalement retrouvés avec deux lignes d'attaque productives en séparant les deux vedettes.

Gaborik a pu établir une belle chimie en compagnie de Derek Stepan et Artem Anisimov et il pourrait atteindre la marque des 50 buts. Richards a changé de compagnons de trio plus fréquemment, mais récemment, ça semble fonctionner entre lui, Ryan Callahan et Brandon Dubinsky.

Deux lignes d'attaque dangereuses, c'est un luxe qui a manqué aux Rangers au cours des dernières saisons. Avec Gaborik et Richards qui s'éclatent sur deux trios différents, les Rangers deviennent une équipe beaucoup plus difficile à contenir.

En bonus, les « Blue Shirts » ont également reçu un apport offensif intéressant de ses troisième et quatrième lignes.

4. La force des jeunes 

Les nombreuses blessures à la ligne bleue ont forcé McDonagh (22 ans) et Del Zotto (21 ans) à parfaire leur apprentissage en mode accéléré. Si Del Zotto apporte beaucoup du côté offensif, McDonagh a été plus que solide en défense, donnant aux Rangers le joueur défensif fiable qu'ils avaient besoin en l'absence du pilier Staal.

McDonagh occupe le 12e rang dans la LNH avec un temps d'utilisation de plus de 25 minutes par match. Avec son partenaire de jeu Girardi, le duo affronte, soir après soir, les meilleurs joueurs des autres équipes. McDonagh se comporte déjà comme un vétéran.

Stepan a fêté ses 21 ans en juin. Au sein d'une équipe qui compte dans ses rangs un passeur extraordinaire comme Richards, c'est plutôt Stepan qui mène les Rangers chez les avants avec 18 passes. S'il poursuit sur sa lancée, il améliorera ses chiffres de l'an dernier.

Anisimov, 23 ans, semble avoir trouvé son poste et est beaucoup plus confortable depuis qu'on l'a muté du centre à l'aile. Si Gaborik est le marqueur et Stepan le passeur, Anisimov apporte une touche de robustesse et crée de l'espace pour ses coéquipiers.

Même Carl Hagelin, un joueur de 23 ans, a pris sa place au sein de l'alignement avec ses 7 buts et 4 passes en 20 parties, depuis son rappel en novembre. Il a évolué sur le même trio que Richards et Callahan durant un moment et compte déjà deux matchs de deux buts à sa fiche.

Les Rangers sont la sixième plus jeune équipe de la LNH et ces jeunes joueurs ne font pas qu'acte de présence, ils contribuent aux succès de l'organisation.

5. Grandir dans l'adversité 

Il n'y a pas que les blessures qui se sont dressées en obstacles sur le chemin des Rangers; l'horaire de l'équipe a également représenté une épreuve à franchir.

Les Rangers sont la première équipe de l'histoire à ouvrir sa saison en Europe, tout en prenant part à la Classique Hivernale durant la même année.

Suite à leur retour d'Europe après un périple de deux semaines, les Rangers ont patienté jusqu'au 27 octobre pour enfin disputer un premier match à domicile, des rénovations au Madison Square Garden ayant empêché le club d'y jouer une partie.

Pendant qu'ils étaient de l'autre côté de l'Atlantique, Brad Richards a acheté le « Broadway Hat », un chapeau remis au meilleur joueur de l'équipe après une victoire. Cette nouvelle « tradition » est vite devenue un point d'honneur et les joueurs se défoncent pour le mériter.

L'engouement pour la Classique Hivernale vient aussi avec la fameuse série 24/7 de HBO et ses nombreuses caméras qui ont suivi les Rangers durant tout un mois. Si la chose donne de la bonne télé pour les amateurs, elle cause un stress chez certains joueurs qui voient leurs routines modifiées.

Tous ces détails comme un horaire difficile, un voyage outremer et la Classique Hivernale ont permis aux Rangers de souder un esprit d'équipe fort sous les ordres de Tortorella.

Il est également bien de noter qu'au cours de trois des quatre dernières saisons, une équipe ayant disputé la Classique Hivernale s'est retrouvée en grande finale de la Coupe Stanley.

6. Les séries de deux matchs en deux soirs : le pain et le beurre des Rangers

Une des marques de commerce des équipes entrainées par John Tortorella est un camp d'entraînement qui cimente les bases de toute la saison. Il met l'emphase sur l'endurance et si la chose peut sembler cauchemardesque pour les joueurs en septembre, elle donne des dividendes au cours de l'année.

Les Rangers ont entamé le match de vendredi contre les Penguins suite à une belle victoire de 3-2 disputée la veille aux Panthers. Lors du deuxième match d'une série de deux matchs en deux soirs, les Rangers ont une fiche de 4-0-1 cette année. Depuis 2009-2010, ils ont un rendement de 25-8-3.

Biron (4-0-0) a d'ailleurs été un facteur important en ce qui concerne cette fiche étonnante. Les Rangers ont une fiche de 9-0-2 dans leurs séries de deux matchs en deux soirs.

7. On n'abandonne pas chez les Rangers


Il y a de cela deux saisons, il n'y avait pas une équipe pire que les Rangers (1-25-2) lorsqu'ils tiraient de l'arrière après deux périodes.

Cette saison, c'est l'inverse qui se produit.

Leur fiche de 3-6-1 peut sembler bien humble, mais ce pourcentage de victoire de .300 les place premier dans la LNH et ces sept points volés font la différence entre le premier et le cinquième rang de la ligue. Ce qui est encore plus encourageant que cette capacité à revenir de l'arrière est le fait qu'à seulement 10 reprises cette année, ils ont entamé une troisième période en retard d'un but ou plus, à égalité avec les Bruins de Boston à ce chapitre.

8. Capitaine Callahan

Apposer le « C » de capitaine sur le torse d'un joueur peut nuire à son jeu. Pour Ryan Callahan, il l'a élevé d'un cran.

L'attaquant de 26 ans a dû chausser les souliers de Chris Drury, un meneur respecté à travers toute la LNH au fil des ans. Ce que Callahan a fait est simple : il connaît sa meilleure saison à vie tout en étant au cœur de la sixième meilleure unité d'infériorité numérique du circuit. Malgré son gabarit de moins de six pieds et de moins de 200 livres, Callahan a distribué 135 mises en échec, quatrième dans la LNH.

Callahan symbolise parfaitement cette nouvelle façon de faire au sein de l'organisation des Rangers. Il fait partie des joueurs développés au sein même de l'organisation et sa fougue représente bien la nouvelle identité de l'équipe depuis l'arrivée de Tortorella vers la fin de la saison 2008-2009. Callahan n'est peut-être pas le joueur le plus doué, mais sa hargne en fait un joueur favori pour tout entraineur-chef.
 

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