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Lemenu: 2012 sera-t-elle une annus horribilis pour le CH?

dimanche 2012-01-01 / 13:06 / LNH.com - Nouvelles

Par François Lemenu  - Chroniqueur LNH.com

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Lemenu: 2012 sera-t-elle une annus horribilis pour le CH?
Qu'ont en commun la zone euro et le Canadien? Dans les deux cas, l'année 2012 s'annonce particulièrement difficile.

Si vous le permettez, nous laisserons aux spécialistes le soin d'analyser les problèmes qu'éprouvent plusieurs pays d'Europe et les répercussions que ces difficultés pourront avoir sur l'économie mondiale au cours des 12 prochains mois.

À une échelle plus réduite, le Canadien ne pèse pas aussi lourd.

Mais dans le petit monde du hockey, le Canadien occupe une telle place chez nous que les déboires de l'équipe ne laissent aucun partisan indifférent.

En ce début d'année, les perspectives d'avenir du tricolore sont aussi sombres qu'un éventuel sauvetage de la Grèce. L'équipe occupe le 13e rang et ne semble pas avoir les éléments pour redresser la situation. Le Canadien risque fort de rater les séries pour la première fois en cinq ans. Pour cette raison, le propriétaire Geoff Molson devra agir et prendre des décisions qui auront un effet sur l'ensemble de l'organisation pour des années à venir. Ces décisions en diront long sur le type de leadership qu'il entend exercer en ces temps de fortes turbulences. Reste à voir si le jeune propriétaire - il a 40 ans - a suffisamment de coffre pour mener le navire à bon port.

Molson devra d'abord se pencher sur l'élaboration d'un nouvel organigramme. Le dossier le plus chaud demeure évidemment celui du directeur général. Molson peut-il garder en poste Pierre Gauthier tout en sachant qu'il devra le congédier si l'équipe n'accède pas aux séries? Ou doit-il dès maintenant lui trouver un successeur?

Il est plus facile de trouver un entraîneur qu'un «dg» au beau milieu d'une saison. Mais il y a déjà des dates importantes qui pointent à l'horizon: la date limite des transactions du 27 février, le repêchage des 22 et 23 juin à Pittsburgh, et le 1er juillet qui lance la chasse aux joueurs autonomes.

Molson voudra-t-il vraiment confier à Gauthier la responsabilité de réparer les pots cassés en lui accordant un sursis? Ou préférera-t-il donner le gouvernail à quelqu'un qui pourra gérer la situation présente tout en préparant l'avenir? 

Des noms

S'il choisit la seconde option, Molson trouvera sur sa table de travail des noms qui circulent déjà dans les cercles du hockey.

Le plus souvent cité est celui de Julien Brisebois, ce jeune - il a 34 ans - et brillant avocat qui a fait ses classes chez le Canadien avant de poursuivre sa carrière à Tampa où il seconde le directeur général du Lightning Steve Yzerman. Brisebois n'est pas à proprement parler un «homme de hockey». Mais ses années passées à Montréal l'ont peut-être préparé à s'asseoir dans le fauteuil jadis occupé par Frank Selke, Sam Pollock et autres Serge Savard.

Le nom de Pierre McGuire est également mentionné. En fait, McGuire a reçu récemment le soutien de nul autre que Scotty Bowman. L'analyste au réseau NBC possède quelques atouts. Il navigue dans le monde du hockey depuis des lunes, ayant été dépisteur et entraîneur-adjoint à Pittsburgh, directeur général adjoint et entraîneur à Hartford, ainsi qu'entraîneur-adjoint à Ottawa. Travailleur acharné, il connaît mieux que personne les joueurs de la Ligue nationale, leur famille et les entraîneurs qui les ont dirigés. Enfin, McGuire a habité la région métropolitaine pendant sept ans et il connaît bien Geoff Molson.

Claude Loiselle est un autre candidat dont le profil pourrait intéresser le Canadien. Natif d'Ottawa, Loiselle a joué 12 saisons dans la Ligue nationale. Il a ensuite occupé pendant sept ans le poste de codirecteur des opérations hockey à la LNH. Puis en 2010, il est passé aux Maple Leafs de Toronto à titre de directeur général adjoint. Ses compétences sont reconnues dans le milieu du hockey.

D'autres noms pourraient s'ajouter à cette courte liste. Mais peu importe son choix, Molson devra miser sur un homme qui délaissera toute forme d'improvisation au profit d'un projet à long terme.

Annus horribilis?

On verra bien si, dans un an, Geoff Molson devra utiliser la même expression qu'avait employée la reine Élisabeth II pour qualifier l'année difficile que la famille royale venait de vivre en 1992.
 

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