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    Lemenu : Randy Cunneyworth a tout un défi devant lui à la barre du Canadien

    dimanche 2011-12-18 / 18:48 / LNH.com - La Ligue nationale de hockey

    Par François Lemenu  - Chroniqueur LNH.com

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    Lemenu : Randy Cunneyworth a tout un défi devant lui à la barre du Canadien
    Pierre Gauthier a surpris bien des gens en relevant Jacques Martin de ses fonctions quelques heures avant le match de samedi que le Canadien devait disputer aux Devils du New Jesey. Le directeur général a ensuite pris une décision «qui fait jaser» en confiant le poste à Randy Cunneyworth, un unilingue anglophone. Il s’agit d’une première à Montréal en 30 ans.

    En agissant ainsi, Gauthier a décidé de jouer son va-tout au moment où le tapis semble lui glisser sous les pieds. Cunneyworth se voit donc confier le mandat de mener l’équipe jusqu’aux séries dans un contexte où les chances de réussite ne paraissent pas très élevées.

    Cunneyworth hérite en effet d’une équipe sans grande envergure. D’une formation aussi privée d’éléments importants - Andrei Markov, Brian Gionta - et caractérisée par un manque de confiance. La défaite du Canadien contre les Devils a démontré une nouvelle fois la fragilité de cette équipe.

    Samedi, le nouvel entraîneur a choisi la voie de la continuité en employant les joueurs dans des rôles qui leur sont familiers. Il aura désormais le loisir d’apporter les changements qu’il jugera nécessaires. Mais Cunneyworth risque de manquer de temps.

    Le Canadien occupe le 12e rang de l’Association de l’est et doit disputer ses trois prochains matchs à Boston, Chicago et Winnipeg. Trois défaites et la dinde de Noël risque d’être plus difficile à digérer.

    Cunneyworth est peut-être un bon entraîneur. Mais il vient d’accepter une «mission impossible». Et contrairement à la série télévisée et au film, il aura beaucoup de mal à la remplir.

    Victimes de la parité

    La parité dans la Ligue nationale a déjà fait six victimes chez les entraîneurs. C’est ce qui explique le congédiement de Davis Payne, Bruce Boudreau, Paul Maurice, Randy Carlyle, Terry Murray et Jacques Martin, le dernier en lice, qui ont tous été remerciés avant Noël.

    Ces départs hâtifs ne sont pas sans rappeler les débuts difficiles de Pat Burns à Montréal en 1988. D’aucuns se demandaient alors si l’ami Pat allait se rendre au 25 décembre tellement l’équipe en arrachait. L’histoire nous dit qu’il a gardé son poste malgré un dossier de 4-7-1 en octobre. Burns n’a pu éviter de perdre son emploi par la suite, à Montréal d’abord, puis à Toronto et à Boston avant de terminer sa carrière au New Jersey où il a remporté la coupe Stanley en 2003.

    Le métier d’entraîneur n’a jamais été aussi précaire qu’aujourd’hui. Les attentes des équipes sont très élevées, voire irréalistes, et un mauvais départ peut rapidement mener à un changement derrière le banc. Il y a tellement d’argent investi dans une équipe qu’un directeur général n’hésitera pas à sacrifier son entraîneur même s’il est souvent responsable des déboires de sa formation, sans parler des joueurs.

    Toutes les équipes estiment posséder les éléments pour avoir du succès. Ainsi les 30 formations de la ligue visent-elles une place en séries. Certaines ont des ambitions plus élevées encore. D’où la nécessité pour un entraîneur de mener son équipe à bon port. Contre vents et marées.

    La parité a atteint cette année un tel niveau qu’il est devenu impossible de prédire le classement final. Qui aurait misé sur le Wild du Minnesota en début de saison ? Le Wild occupe pourtant le premier rang de la LNH. Qui aurait parié sur les Panthers de la Floride en octobre ? Les Panthers se retrouvent pourtant en tête de la division sud-est devant les Capitals de Washington, donnés favoris par la majorité des observateurs. Certainement pas moi. J’avais prédit des saisons de misère aux deux équipes. À l’inverse, Washington, Tampa Bay, Los Angeles et Anaheim n’arrivent pas à se mettre en marche.

    Dans un contexte de haute compétitivité, chaque décision de l’entraîneur peut être lourde de conséquences. Et lui valoir son 4 pour cent.

    A Montréal, Jacques Martin avait le soutien de Pierre Gauthier et semblait profiter d’une apparente immunité malgré le congédiement de son adjoint et ami Perry Pearn tôt en saison. Le «dg» du Canadien l’a démontré en octobre en lui renouvelant sa confiance lorsque l’équipe a subi une série de six défaites. Il y a 10 jours, Gauthier a témoigné une nouvelle fois sa fidélité vis-à-vis de Martin en faisant l’acquisition du défenseur Tomas Kaberle dans le but de relancer l’attaque à cinq. Mais le feu couvait depuis deux semaines déjà et Gauthier a décidé de frapper fort samedi matin malgré l’amitié qui lie les deux hommes.

    On peut penser qu’il y aura d’autres congédiements (Colorado ?, Buffalo ?) au cours des prochaines semaines, des prochains mois. Et la parité sera encore une fois la grande responsable.

    La mauvaise nouvelle

    Ne trouvez-vous pas que les bulletins de nouvelles du sport sont de plus en plus déprimants ?

    Qu’importe la chaîne, les bulletins commencent invariablement par l’annonce d’un joueur ayant subi une blessure, généralement une commotion cérébrale. Les exemples ne manquent pas: Sidney Crosby, Claude Giroux, Chris Pronger, Kris Letang, Jeff Skinner, Joni Pitkanen, Mike Richards, Milan Michalek, son frère Zbynek Michalek, Nino Niederreiter, Guillaume Latendresse, Nathan Gerbe, Marc Staal, Peter Mueller, Radek Martinek, Michael Sauer, Brayden Schenn, Robert Bortuzzo, Marcel Goc, Brian Rolston, Ian Laperrière et Marc Savard sont tous hors de combat, victimes d’une commotion cérébrale.

    La ligue fait des efforts pour enrayer ce fléau. Mais elle doit faire beaucoup plus en informant les joueurs des conséquences d’une commotion cérébrale et en punissant plus sévèrement les contrevenants. L’équipement des joueurs doit aussi est revu.

    De nombreuses carrières ont été écourtées par des commotions cérébrales: les frères Eric et Brett Lindros, Pat LaFontaine et Keith Primeau sont parmi les plus connus. Mais combien d’autres joueurs verront leur carrière prendre fin prématurément si des mesures plus énergiques ne sont pas prises rapidement.

     

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