Cinq questions : Bishop, du Lightning, est près d’être à 100 pour cent

mardi 2014-08-26 / 6:00
Dan Rosen  - Journaliste Principal NHL.com

La série questions/réponses hebdomadaire de LNH.com intitulée «Cinq questions à…» est publiée tous les mardis durant la saison et tous les deux mardis durant l’été. Nous rencontrons des personnalités clés du sport et leur posons des questions pertinentes pour avoir un aperçu de leur vie, de leur carrière et de leur équipe. Cette semaine nous rencontrons le gardien Ben Bishop du Lightning de Tampa Bay :

Ben Bishop ne peut toujours pas croire comment la dernière saison a pris fin de manière bizarre.

« C’est tout simplement fou de la manière dont c’est survenu », a déclaré le gardien du Lightning la semaine dernière.

Bishop s’est blessé à la première période contre les Maple Leafs de Toronto le 8 avril quand il a tenté de capter la rondelle avec sa mitaine dans un geste de routine. Au moment de tomber sur la glace, il a voulu atténuer sa chute avec son bras gauche, mais il est tombé lourdement sur son coude et il a immédiatement su que sa saison était terminée.

Bishop a indiqué qu’il s’est disloqué le coude et s’est déchiré des ligaments. Sa saison était terminée, et celle du Lightning ne valait pas cher. Sans Bishop, qui a été finaliste pour le trophée Vézina la saison dernière, Tampa Bay a été balayé par le Canadien de Montréal en première ronde des séries éliminatoires dans l’Association de l’Est.

« Ce fut un accident bizarre, quelque chose que je ne souhaiterais à personne, a dit Bishop. Quand j’y repense, je ne peux croire que ce soit arrivé. J’attendais les séries éliminatoires avec impatience et c’est arrivé une semaine avant. Je me suis blessé au mauvais moment. »

La blessure au coude a été la plus grande déception dans la saison exceptionnelle de Bishop, mais la blessure à son poignet droit et l’opération qui s’en est suivie ont été ses points d’intérêt pendant son entraînement estival qui a surtout porté sur la réadaptation.

C’est ici que l’éventail de questions/réponses avec Bishop commence.

Voici les cinq questions à… Ben Bishop:

Avant de regarder vers l’avenir, jetons un coup d’œil en arrière. Comment ta blessure au poignet a-t-elle été déprimante et comment s’est-elle développée?

« C’est survenu dans l’échauffement d’un match à Edmonton en janvier. J’ai reçu un tir au poignet et avec le temps, le malaise s’est empiré. Les soigneurs ont enrubanné mon poignet pour le match, mais un joueur a frappé mon bloqueur dans la première période et j’ai senti que j’avais perdu toute force. Ça prit environ une semaine et demie avant que le malaise disparaisse assez pour que je puisse jouer. Les soigneurs ont tenté d’isoler mon poignet dans un plâtre et cela a fonctionné pour quelques semaines, mais j’ai reçu un autre tir et j’ai ressenti la même douleur que la première fois. C’était le match avant la pause olympique et j’ai joué contre Detroit avec le poignet dans un genre de plâtre. Après la pause olympique, les thérapeutes ont construit un protecteur composé de plâtre sur le dessus et une attelle qui passait sous la paume. Je ne pouvais plier mon poignet. Il y a des arrêts que tu aimes faire en coupant les angles et en plaçant ton bloqueur devant la rondelle, mais je n’étais pas capable de le faire. Ce fut une période d’adaptation pendant laquelle j’ai dû apprendre à jouer avec ma main dans le plâtre. J’ai probablement accordé trois ou quatre buts que j’aurais bloqués, n’eût été mon plâtre, peut-être un peu plus, mais j’ai appris avec ma main dans le plâtre. »

Comment te sens-tu maintenant, quelques mois après la blessure et après l’opération au poignet ? Quelles sont les conditions de ton poignet et de ton coude?

« Dès la fin de la saison, le but était de prendre soin de mon poignet. Le coude est guéri à 100 pour cent. Pour ce qui est du poignet, j’ai commencé à patiner il y a quelques semaines et j’ai une protection sous mon bloqueur. Je suis venu à Tampa pour rencontrer les thérapeutes et les gars de l’équipement pour qu’ils me confectionnent un bloqueur. J’ai commencé à recevoir des tirs. Mon poignet n’est pas encore à 100 pour cent, mais j’espère qu’il le sera au début de la saison.

« Étant donné que je n’ai pas bloqué de rondelles depuis trois ou quatre mois, je ressens encore une certaine douleur. J’ai discuté avec Scott Clemmensen qui a eu la même blessure au poignet et la même chirurgie. Il m’a dit qu’il se sentait bien et je ne suis pas inquiet. »

Étant donné que tu as été finaliste pour le trophée Vézina la saison dernière, penses-tu que tu as maintenant prouvé que tu étais un gardien de la LNH ou crois-tu toujours que tu dois encore le démontrer comme ce fut le cas pendant toute ta carrière?

« Je crois que j’ai démontré aux autres joueurs et à moi-même que je pouvais jouer à ce calibre, mais je pense que tu dois tenter de le faire chaque année. Tu ne dois jamais être satisfait de la saison passée, tu dois toujours bâtir sur tes bonnes performances. Je vais entreprendre la prochaine saison avec la même approche, celle que j’ai eue au cours des trois dernières années au moins. Je vais me présenter au camp d’entraînement avec l’intention de gagner mon poste. Il y a toujours des joueurs qui rivalisent pour ton poste. Quand je jouais à St. Louis, je tentais de prendre le poste d’un autre et dénicher un poste dans l’équipe. Tu dois toujours rivaliser pour un poste. Je dois donc me présenter au camp d’entraînement avec la même attitude que j’ai eue au cours des dernières années. Je ne vais rien changer, je ne tenterai pas de faire les choses différemment. »

Mais peux-tu te présenter au camp avec la même approche, car il est évident que tu seras le gardien partant d’une équipe qui devrait être compétitive ? C’est une première pour toi.

« Vous pouvez dire que c’est une première, mais personnellement il n’y a pas de changement dans la manière dont je me prépare et dans la manière dont je joue. Je n’ai pas changé ma manière de faire lorsque j’étais auxiliaire ou quand j’ai été partant pendant un mois à Ottawa, ou encore la saison dernière quand j’ai été le no 1 pendant toute la saison. Tu dois approcher chaque match de la même manière. Peu importe les attentes envers toi, le rang de l’équipe dans le classement, premier ou dernier, contre qui tu joues, j’aborde toujours les matchs de la même façon. Il n’y a rien de différent. C’est la même routine et la même préparation, peu importe que je sois auxiliaire à Ottawa ou partant comme l’an dernier. Donc, je ne vois pas vraiment de différence avant d’entreprendre la prochaine saison. Je crois que l’expérience acquise la saison dernière m’aidera encore plus cette année. »

Tu as joué longtemps au collège, tu as été un espoir, un auxiliaire pendant un bon bout de temps, en plus d’avoir été échangé deux fois. As-tu déjà craint de ne jamais obtenir le poste que tu occupes présentement?

« Je ne veux pas dire que j’étais certain, mais je savais que je m’améliorais de saison en saison. Il faut aussi être chanceux.

« Quand tu es un choix de première ronde, tu sais que tu obtiendras l’opportunité de démontrer ton savoir, mais à part de cela, tu dois être chanceux. Il n’y a que 60 postes comme celui-là dans le monde et j’ai été un peu chanceux. Si Craig Anderson ne se coupe pas une main dans sa cuisine à Ottawa et si je n’avais pas été échangé aux Sénateurs, je ne sais pas si tout cela se serait déroulé ainsi. Tu dois travailler fort pendant l’été et durant la saison, et si tu fais cela, de bonnes choses vont arriver. J’ai toujours été entouré de gens qui m’encourageaient et qui me disaient que cela allait arriver. Et après beaucoup de travail et un peu de chance, j’ai récolté les fruits. C’est fou de penser où je serais si Craig ne s’était pas coupé à la main. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter: @drosennhl

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