Pour Mitchell des Kings, le match no 2 représente le point culminant d’un beau retour

dimanche 2014-06-08 / 4:18
Corey Masisak  - Journaliste LNH.com

LOS ANGELES – Cela fera un an dimanche que les Blackhawks de Chicago ont éliminé les Kings de Los Angeles, alors champions en titre, en finale de la l’Association de l’Ouest en 2013.

Pour la plupart des joueurs des Kings, il s’agit du moment le plus décevant d’une incroyable séquence de trois ans. Pour Willie Mitchell, ce moment représentait quelque chose de différent, soit la fin d’une saison perdue, au cours de laquelle Mitchell n’a pas pris part à une seule rencontre en raison de deux opérations au genou.

« Ce fut difficile. D’un point de vue personnel, j’étais complètement déconnecté de la situation de l’équipe, a admis Mitchell. Il y a plusieurs matchs des séries que je n’ai pas regardés, car c’était comme tourner le couteau dans la plaie.

« Nous jouons tous au hockey depuis que nous sommes enfants, et nous rêvons de participer à la Finale et de remporter la Coupe Stanley. Nous formons une équipe exceptionnelle. Lorsque l’on souhaite aider, mais qu’il nous est impossible de le faire, c’est vraiment hors de notre contrôle. »

Mitchell est revenu au jeu pour les Kings cette saison pour pouvoir prendre part à des rencontres comme celle de samedi soir. Los Angeles a défait les Rangers de New York 5-4 en deuxième période de prolongation dans le deuxième match de la Finale de la Coupe Stanley, et les Kings se sont approchés à deux victoires de pouvoir soulever le précieux trophée pour la deuxième fois en trois ans.

Le défenseur de 37 ans a passé 34:14 sur la patinoire, soit le troisième plus haut total parmi ses coéquipiers et le plus haut total de Mitchell depuis le dernier match de la finale de l’Association de l’Ouest de 2012 contre les Coyotes de Phoenix.

Mitchell a inscrit son premier but des séries, et il a décoché le lancer que son capitaine Dustin Brown a redirigé derrière le gardien de New York Henrik Lundqvist pour la victoire en deuxième période de prolongation.

« Nous nous sommes ennuyés de lui l’an dernier, durant son absence, a affirmé Brown. Cela a changé la dynamique à la ligne bleue. Là où son absence faisait la plus grande différence selon moi, c’était en couverture défensive, [en infériorité numérique]. Il est très difficile de jouer contre lui en fond de territoire. Vous savez, [samedi] nous avons reçu un beau bonus quand il a fait la différence en attaque. Son pain et son beurre, c’est son travail dans le fond de notre zone et en infériorité numérique. »

Alors que les Kings tiraient de l’arrière 3-1 dans le match, Mitchell se trouvait sur la glace vers la fin d’un jeu de puissance de Los Angeles, et son lancer de la pointe gauche a réduit l’écart à un but. Il est demeuré sur la glace après ce but, et 11 secondes plus tard, les Rangers reprenaient leur avance de deux buts.

La rondelle s’est retrouvée derrière le filet des Kings, et le gardien Jonathan Quick a tenté de l’arrêter pour permettre à Mitchell de s’en emparer. Lorsque Mitchell est arrivé, il a raté la rondelle sur sa tentative de dégagement, et Mats Zuccarello en a profité pour remettre à Derick Brassard qui a tiré sur réception avant que Quick ne comprenne ce qui se passait.

« Il s’agit d’un but que moi et [Quick] voulons oublier, a mentionné Mitchell. Il a laissé la rondelle, mais cette dernière a quelque peu bondi. En tant que vétéran, on aborde cette présence en se disant : "OK, on vient de marquer un gros but", car il nous ramenait dans la partie. Nous voulons toutefois soigner notre exécution au cours de la présence suivante, et nous ne l’avons pas fait. Ce sont des buts que l’on ne veut pas accorder.

« Je voulais simplement envoyer le disque le long de la rampe, mais il a tout juste touché le dessus de son bâton avant de bondir sur quelques pieds. On ne souhaite jamais accorder un but comme celui-là, alors qu’on vient de réussir un but important qui nous permet de revenir dans le match. »

Il a été en mesure de se racheter en deuxième période de prolongation. Brown a subtilisé la rondelle à Ryan McDonagh derrière la ligne des buts en territoire offensif pour amorcer la séquence. Le premier lancer de Mitchell n’a pas atteint le filet, mais Anze Kopitar a pu lui remettre le disque après l’avoir récupéré, et Brown a été en mesure de faire dévier sa deuxième tentative derrière Lundqvist.

Mitchell n’a pas seulement été tenu à l’écart la saison dernière. Il a aussi raté huit rencontres au cours des présentes séries éliminatoires, mais il est toutefois resté connecté avec l’équipe cette fois-ci.

« Oh oui, je regardais les parties cette année, a-t-il assuré. Je priais pour que les gars l’emportent dans le septième match [contre les Ducks d’Anaheim] afin que je puisse avoir la chance de revenir après mon élongation musculaire. »

Alors que Mitchell était absent la saison dernière en raison de ses deux interventions chirurgicales au genou, il a passé du temps avec le Dr John Meyer, qui a aidé, entre autres, la vedette des Lakers de Los Angeles Kobe Bryant à l’aide de sa méthode de réadaptation non traditionnelle.

Lorsque les Kings ont remporté la Coupe Stanley en 2012, Mitchell évoluait aux côtés du défenseur étoile Drew Doughty, et il était l’une des principales raisons qui expliquaient pourquoi Los Angeles était si dominant en infériorité numérique au cours de leur parcours magique. Que ce soit en raison de son âge ou de l’incidence de toutes ses blessures, Mitchell n’est plus appelé à évoluer sur la première paire de défenseurs.

Il est toutefois toujours très impliqué en infériorité numérique. Il est aussi un mentor pour les jeunes membres de la brigade défensive des Kings, en plus d’être l’un des favoris des membres des médias en raison de son honnêteté et de sa candeur.

Le contrat de Mitchell arrivera à échéance à la fin de la saison, et son avenir est incertain. En ce qui concerne le présent, il va beaucoup mieux qu’il allait il y a un an, et il fait tout ce qui est en son pouvoir pour l’apprécier.

« [Chaque tournoi printanier] est agréable, mais oui, je crois que j’apprécie particulièrement celui-là, a avoué Mitchell. J’avais un plan afin de revenir en santé. Je me suis fié à l’un des meilleurs de sa profession en ce qui concerne la réadaptation de mon genou, soit John Meyer, qui a travaillé avec Kobe. Je suis demeuré ici pendant l’été au lieu de retourner à la maison pour pêcher comme je le fais d’habitude. Lorsque le plan que l’on a établi fonctionne, que l’on revient en santé et que l’on dispute une saison complète, et qu’en plus on puisse prendre part à tout cela, oui, c’est très gratifiant.

« C’est agréable d’être de retour, de faire partie de cette conquête et de pouvoir l’apprécier. »

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