Cinq questions : Lundqvist parle de ses succès sous pression

mardi 2014-05-13 / 6:00
Dan Rosen  - Journaliste Principal NHL.com

La chronique hebdomadaire de LNH.com appelée « Cinq questions à… » est publiée chaque mardi. Nous nous entretenons avec des personnalités phares du monde du hockey et nous leur posons des questions qui nous permettent d'en savoir plus sur leurs vies, leur carrière et leurs équipes.

Cette semaine, on discute avec le gardien des Rangers de New York, Henrik Lundqvist :

GREENBURGH, New York – Il aimerait certainement avoir les devants dans une série, profiter d’une avance, jouer avec confiance et en sachant que, gagne ou perd, il y aura un lendemain pour son équipe. Mais si cela se produisait trop souvent, le gardien des Rangers de New York Henrik Lundqvist ne serait pas qualifié de meilleur gardien de la LNH quand son équipe fait face à l’élimination.

Il a mérité ce titre, même si Lundqvist et les Rangers préféreraient que leur saison ne semble pas toujours être en danger.

Lundqvist présente un dossier de 9-2 avec une moyenne de buts alloués de 1,35 et un pourcentage d’arrêts de ,955 au cours des 11 matchs qu’il a disputés alors que son équipe faisait face à l’élimination, incluant une fiche parfaite de 4-0 avec un blanchissage, une moyenne de buts alloués de 0,75 et un pourcentage d’arrêts de ,973 à ses quatre derniers matchs no 7.

Il prendra part à un autre match ultime mardi au Consol Energy Center alors que les Rangers affronteront les Penguins de Pittsburgh dans le septième match de leur série de deuxième ronde de l’Association de l’Est (19 h (HE); NBCSN, CBC, RDS).

« Il est évidemment un grand gardien qui adore bien performer sous pression, et amener son jeu à un niveau supérieur », a indiqué l’entraîneur des Alain Vigneault. « Mais en ce qui concerne notre prochain septième match, contre cette équipe, il faudra que ce soit un effort d’équipe. Tout le monde devra amener son jeu au niveau supérieur. »

Lundqvist est entièrement d’accord. Cela était évident lundi après-midi lorsque LNH.com a pu passer un peu de temps à parler avec le gardien avant le départ des Rangers pour Pittsburgh.

Voici donc cinq questions avec … Henrik Lundqvist:

Cette équipe a disputé un bon nombre de septièmes matchs, à un rythme constant chaque saison, mais vous avez connu du succès. Vous avez remporté quatre matchs ultimes consécutifs. Quelle est la clé du succès de ce groupe? Pourquoi connaissez-vous autant de succès dans les matchs no 7?

« Je crois qu’il est important d’avoir la bonne attitude, évidemment. Il faut s’imposer la bonne quantité de pression. Il s’agit d’une belle occasion, et il faut se présenter sur la glace en se disant que nous avons tout à gagner et rien à perdre. Je pense que cela nous permet de relaxer un peu et d’en profiter C’est ce que l’on essaie de faire. Il est très spécial de prendre part à ce type de partie, et on souhaite aussi en profiter. »

Il s’agit toutefois de la première fois que vous forcez la tenue d’un septième match après avoir remporté les matchs no 5 et 6. Est-ce que vous allez vous baser sur cette expérience pour le match ultime? Est-il simplement possible de le faire? Ou est-ce même pertinent?

« J’ai le sentiment que chaque partie représente un nouveau chapitre. Tout change. Le momentum change de côté tellement souvent au cours de chaque rencontre, mais on repart à zéro entre les matchs. On se dirige vers la prochaine partie, dans un autre amphithéâtre, et on recommence. »

Est-ce que, consciemment ou inconsciemment, tu élèves ton niveau de jeu dans une rencontre où vous faites face à l’élimination, car tes statistiques dans ces rencontres sont hallucinantes?

« C’est une combinaison de plusieurs facteurs en fait. J’essaie de faire ma part, mais il faut que toute l’équipe accepte de relever le défi. En tant que groupe, nous avons très bien joué. Sans l’effort de tous, mes statistiques ne seraient pas aussi bonnes. Il faut simplement amorcer la rencontre en étant confiants en nos moyens et en croyant en ce que nous avons accompli dernièrement. Ce sera probablement le test le plus difficile parmi les septièmes matchs auxquels j’ai participé, mais j’ai hâte de relever ce défi. »

Lorsque vous voyez Sidney Crosby faire le genre de choses qu’il a faites dimanche au cours du sixième match, des choses qui sortent de l’ordinaire pour lui comme ses coups de bâton à l’endroit de Dominic Moore ou encore lorsqu’il a fait trébucher Dan Girardi, qu’est-ce que cela révèle par rapport au travail que vous effectuez contre lui?

« J’essaie de ne pas trop porter attention à ce qu’ils font, à la manière dont ils réagissent à certaines choses. Je tente de me concentrer sur ce que nous faisons. Au cours des derniers matchs, nous avons porté beaucoup d’attention à tous les détails que nous devons respecter à la perfection pour connaître du succès contre cette équipe, car elle est très talentueuse. Lorsque l’on perd des rondelles aux mauvais endroits sur la glace, ils contre-attaquent avec trois ou quatre joueurs. Je ne perds toutefois pas vraiment mon énergie à deviner ce qui se passe, comment ils se sentent et à analyser leurs réactions. Je me soucie de mon travail, ce qui me suffit amplement. »

Vous avez écoulé 18 des 19 jeux de puissances des Penguins dans cette série, et vous avez été parfaits en 12 occasions au cours des quatre derniers matchs. Qu’est-ce qui explique votre succès en infériorité numérique?

« Je crois que nous sommes agressifs. C’est aussi souvent une question de confiance, car il faut bien lire le jeu. C’est particulièrement vrai contre les bons joueurs, il est essentiel de bien anticiper le jeu, de savoir quand foncer et quand ne pas le faire. C’est une combinaison de plusieurs facteurs. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter: @drosennhl

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