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Le Lightning peut garder la tête haute

mercredi 2014-04-23 / 0:12
Richard Milo  - Correspondant LNH.com

MONTRÉAL – Sans Ben Bishop et avec la populaire Ginette Reno pour soulever la foule, le Ligthning de Tampa Bay avait deux prises contre lui au Centre Bell mardi. Il n’a cependant jamais jeté la serviette et il peut garder la tête haute même s’il a été éliminé en quatre matchs par le Canadien de Montréal en subissant une défaite de 4-3.

Tirant de l’arrière 3-1 et dominé au chapitre des tirs 29-13 après deux périodes, le Lightning a créé l’égalité grâce à des buts de Victor Hedman et Tyler Johnson en l’espace de trois minutes et deux secondes, à 3:29 et 6:31.

Le Lightning a réussi à tenir tête au Canadien dans un environnement hostile avec une équipe dans laquelle 11 joueurs prenaient pourtant part aux séries éliminatoires pour la première fois.

« Je compare toujours cela à l’obtention de son permis de conduire », a dit l’entraîneur-chef Jon Cooper en parlant de l’expérience acquise par ses jeunes joueurs. « On écrit son examen, on obtient un A, on se dit que c’est fantastique, on prend le volant mais à moins qu’on apprenne à conduire, on n’est pas un très bon conducteur. On peut avoir réussi l’examen mais il faut acquérir de l’expérience pour devenir un bon conducteur.

« Il faut être dans cette position pour réaliser et comprendre comment se comporter en séries éliminatoires, a-t-il ajouté. Tout est scruté à la loupe en série et à moins d’en faire partie, on ne comprend pas vraiment ce qu’il en est. »

Malgré son élimination au premier tour, le Lightning a raison d’être fier de lui. Il a connu une excellente saison en totalisant 101 points pour terminer au deuxième rang de la section Atlantique, un point devant le Canadien.

« Naturellement, on n’a disputé que quatre matchs, a reconnu Cooper. On aurait voulu prolonger la série et la gagner. Mais je ne veux pas que cette année soit vue comme un échec à cause de notre élimination. On a connu une saison fantastique. On a amassé 101 points. C’est tout un accomplissement avec la formation que l’on avait sur la glace tous les matchs. Plusieurs gars n’avaient jamais joué dans la Ligue nationale. Je ne voudrais pas que notre élimination laisse un goût amer dans leur bouche. »

Un but de Max Pacioretty, inscrit pendant une pénalité à Cédric Paquette alors qu’il restait 43 secondes à jouer, a donné la victoire au Canadien.

La recrue du Lightning a été punie pour avoir fait trébucher Michaël Bournival en zone offensive à 17:49. Ce n’était que la troisième pénalité dans toute la rencontre.

« C’est difficile à avaler, a dit le capitaine Steven Stamkos. On a montré beaucoup de caractère et on a travaillé en équipe. On a joué comme si on n’avait rien à perdre en troisième mais ils ont été meilleurs pendant la majeure partie de la série.

« Ils ont contrôlé le jeu la plupart du temps et ce fut difficile de voir que l’arbitre a appelé une pénalité à un tel moment dans le match. C’est arrivé à 200 pieds de notre filet en zone offensive. C’est difficile de perdre de cette façon en accordant un but en supériorité numérique à la fin d’un match. »

Un mauvais départ

Comme dimanche quand Rene Bourque avait marqué le premier but du Canadien après 11 secondes, le Lightning a connu un mauvais départ.

Emporté par la foule, le Canadien a pris l'avance 2-0 grâce à des buts de Daniel Brière et Lars Eller en première période.

Après que Ginette Reno eut soulevé les partisans lors de l’interprétation de l’hymne national canadien et qu’elle ait été accueillie chaleureusement par des « Ginette, Ginette, Ginette », Brière a inscrit le premier but du match à la troisième minute de jeu à 2:24.

Simple coïncidence… ou pas, Brière avait serré la main de Ginette Reno en guise d’appréciation à sa sortie de la patinoire. Il a complété une stratégie de Dale Weise en ayant raison de Lindback à l’aide d’un tir dans la partie supérieure du filet.

« On a eu un mauvais départ et c’est dur de jouer sur la route quand on tire de l’arrière, a expliqué Stamkos. On avait besoin du premier but pour prendre notre élan. On a attendu de tirer de l’arrière avant de forcer la note. C’est difficile de jouer comme ça, surtout en séries éliminatoires. »

En l’absence de Bishop, blessé au haut du corps, le Lightning a été dans l’obligation de faire appel à son adjoint Anders Lindback, qui a subi les quatre défaites de son équipe.

Lindback a été remplacé par Kristers Gudlevskis après le but de Brendan Gallagher à 5:42 de la deuxième période. Il a mal paru sur le but.

« Je ne blâmerai pas notre gardien, a dit Stamkos. Lindy (Lindback) a bien joué. Il a effectué de bons arrêts quand il avait besoin de le faire mais évidemment, il y a un but qu’il aimerait revoir. Il était dans une situation difficile. C’est un bon coéquipier. C’était dur de voir que Bishop était blessé mais la chance aussi n'a pas été de notre côté. »

Assis dans le coin du vestiaire, le jeune Paquette se sentait mal d’avoir pris une pénalité coûteuse mais Cooper s’est empressé de lui dire après le match qu’il devait garder la tête haute.

« C’est toujours le « fun » de voir que l’entraîneur est derrière toi et qu'il te fait confiance, a confié Paquette. Aujourd’hui, c’était un mauvais moment pour connaître un mauvais match.

« Ce dont je vais me rappeler, c’est de garder la tête haute et que la malchance m’a frappé beaucoup au cours de la série. Je vais apprendre de cette expérience pour devenir un meilleur joueur et une meilleure personne.»

Le défenseur Mark Barberio a rappelé que le Lightning n’avait rien à perdre à la troisième période.

« C’est plate, c’est sûr, a-t-il dit. On a bien joué en troisième. On s’est parlé dans le vestiaire après la deuxième période. On s’est dit qu’on n’avait rien à perdre et qu’il fallait donner tout ce qu’on a. Je pense que les gars ont bien répondu. Ils avaient le momentum.

« Je me sens très mal pour Cédric (Paquette ), a-t-il ajouté. Il allait pour la rondelle quand il a été puni et ils ont marqué sur le jeu de puissance. »

Comme Stamkos, Barberio a aussi refusé de blâmer son gardien de but.

« On gagne en équipe et on perd en équipe. Ce n’est jamais à cause d’une personne, d’une ligne d’attaque ou autre chose. »

C’est la première fois de son histoire que le Lightning est balayé en séries éliminatoires et curieusement, il avait réservé le même sort au Canadien lors de leur seule autre confrontation en 2004, l’année où il a remporté la Coupe Stanley.

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