Le Lightning tentera de retrouver son jeu et Palat espère qu’il pourra contribuer

samedi 2014-04-19 / 17:28
Arpon Basu  - Directeur de la rédaction LNH.com

TAMPA – Le Lightning de Tampa Bay espère que la recrue Ondrej Palat effectuera un retour au jeu quand ils affronteront le Canadien de Montréal dans le troisième match de leur série de premiers tours de l’Association de l’Est dimanche (19h, RDS, CBC, NBCSN, SUN).

Le Canadien mène la série quatre de sept 2-0 et elle se transporte à Montréal.

Palat a patiné pendant environ 45 minutes avec les joueurs laissés de côté vendredi, avec l’attaquant Cédric Paquette et avec le gardien Kristers Gudlevskis.

« Je me sentais bien, j’ai connu un bon entraînement, a dit Palat. On prendra la décision avant le match de demain (dimanche). »

Palat a quitté le premier match, mercredi, en raison d’une blessure au haut du corps après une seule présence en troisième période et il n’a pas joué dans la défaite de 4-1 subie vendredi.

Le meilleur pointeur du Lightning en saison régulière avec 59 points en 81 rencontres, Palat a aussi mené l’équipe avec un différentiel de plus-32. Il écoule les pénalités, joue en avantage numérique et affronte régulièrement les meilleurs attaquants adverses.

« Il est l’un de nos meilleurs joueurs, a déclaré l’entraîneur adjoint du Lightning, Rick Bowness, samedi. Peu importe qu’il soit une recrue ou un vétéran de cinq saisons, le jeune est un grand joueur. Il aime les défis. Il est l’un de ces joueurs que tu regardes et que tu te dis : ‘Wow, on peut gagner avec lui. On peut gagner la coupe avec lui.’ Il est un précieux atout. »

Utile ou non, Palat ne résoudra pas les problèmes du Lightning à lui seul à la veille de disputer le troisième match dans l’un des amphithéâtres les plus bruyants de la LNH.

Tampa Bay n’a pas été capable de créer un semblant de présence constante dans la zone montréalaise pendant près de sept périodes. Les joueurs du Lightning ont été complètement neutralisés par les attaquants du Canadien qui ont appliqué une forte pression sur leur défense et qui se sont repliés pour briser leurs entrées dans la zone offensive.

Le Lightning a semblé désorganisé par moments, indifférent à d’autres et frustré en général.

« Ce qui est décevant, ce n’est pas seulement les résultats, mais c’est comment on a joué. On sait que nous sommes une bien meilleure équipe, a mentionné Bowness. Les joueurs se sont réunis et en ont parlé entre eux après la défaite.

« Quel que soit le résultat du match, on doit jouer de la bonne façon. On doit jouer avec l’intensité qui va nous donner l’opportunité de l’emporter. C’est ce qui nous a le plus déçu. On n’a pas encore joué notre meilleur match. »

Les joueurs du Lightning ont tenu une réunion à portes fermées après la défaite de vendredi et ils ont fait ressortir les incohérences de leur jeu, un geste apprécié par l’entraîneur en chef Jon Cooper qui y voit une admission de leurs mauvaises performances.

« Quand tu as des joueurs qui se soucient de leur jeu, ils tentent de résoudre le problème entre eux, a dit Cooper vendredi. Ils comprennent l’ampleur de ce qui s’est passé… ils savent qu’ils peuvent en donner plus. »

Selon Paquette, la rencontre a été une franche discussion qui a mis l’emphase sur la possibilité de revenir dans la série, mais qui sera impossible si le Lightning n’améliore pas son jeu de façon spectaculaire.

« Les leaders ont pris l’équipe en charge, a révélé Paquette, samedi. Ils ont fermé les portes, ils ont parlé de ce qui n’allait pas bien et ce qu’on devait faire. C’est bien de ne pas toujours attendre que l’entraîneur nous dise quoi faire. »

Avec la série se transportant à Montréal, Cooper a tourné autour de la notion que la pression était maintenant plus sur le Canadien que sur le Lightning. Cooper semblait vouloir le dire, mais il s’est ravisé à la dernière seconde.

« Ils rentrent à domicile et ils devront livrer la marchandise », a dit Cooper.

Tom Pyatt est un joueur du Lightning qui devrait le savoir plus que quiconque. Pyatt a joué pendant deux saisons avec le Canadien de 2009 à 2011 et a disputé 25 matchs dans les séries éliminatoires avec eux. Il a joué 18 des 19 matchs du Canadien dans les séries du printemps 2010 quand l’équipe a atteint la finale de l’Est, leur plus longue séquence en séries depuis la conquête de la coupe Stanley en 1993. Il a aussi disputé les sept matchs de la série de première ronde perdue contre les Bruins de Boston en 2011.

Pyatt se souvient très bien comment il se sentait d’être un joueur du Canadien en pleines séries éliminatoires à Montréal, les gens les attendaient à l’aéroport, l’adulation dans les rues, tout le monde dans la ville parlait de hockey.

« Ça te fait sentir comme une vedette rock, » a dit Pyatt.

Ça peut aussi devenir une potentielle distraction, comme l’a soulevé Cooper.

La dernière série éliminatoire de Pyatt avec le Canadien a été celle où le Tricolore menait 2-0 après avoir remporté les deux premiers matchs à Boston, pour perdre ensuite quatre des cinq rencontres suivantes, dont la septième en prolongation qui avait propulsé les Bruins vers la coupe Stanley en 2011.

Donc, s’il y a un doute dans le vestiaire du Lightning à savoir qu’ils ne peuvent combler le déficit, Pyatt pourra le contester.

Pyatt n’a pas joué dans les deux premiers matchs, il a donc indiqué qu’il ne discutera pas trop de son expérience avec ses coéquipiers.

« Il y a d’autres joueurs dans l’équipe qui ont vécu pareilles expériences, » a-t-il dit.

En fait, il n’y en a pas beaucoup.

Seulement cinq joueurs du Lightning ont disputé plus de 25 matchs dans les séries éliminatoires: Eric Brewer, Ryan Callahan, Matthew Carle, Valtteri Filppula et Sami Salo.

Si les consignes ne viennent pas de Pyatt, elles devront venir des vétérans de l’équipe, car ils feront face à un environnement intimidant quand leur saison sera en jeu, dimanche. Pour la première fois de la série, le Lightning devra jouer comme il l’entend pendant 60 minutes ou même plus.

« C’est simple, on n’avait aucune énergie, a mentionné Paquette. On n’avait aucun plaisir à jouer. On était amorphe sur le banc. On n’avait aucune intensité.

« Il important pour nous de jouer avec intensité. Si nous n’en avons pas, on ne connaîtra pas de succès. C’est ce qui est survenu dans les deux premiers matchs. »

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