Le Canadien montre beaucoup de caractère pour l’emporter sans Carey Price

dimanche 2014-03-02 / 0:08
Richard Milo  - Correspondant LNH.com

MONTRÉAL – En l’emportant 4-3 en prolongation contre les Maple Leafs de Toronto samedi soir, le Canadien de Montréal a récolté deux points importants alors qu’il occupe présentement le deuxième rang dans la section Atlantique.

En trois matchs depuis la reprise des activités à la suite de la pause olympique, la troupe de l’entraîneur-chef Michel Therrien a récolté cinq points sur une possibilité de six en dépit de l’absence de Carey Price, qui soigne une blessure au bas du corps.

Décidément, c’est une équipe qui a du caractère.

Après avoir perdu 2-1 contre les Red Wings de Detroit mercredi, puis l’avoir emporté 6-5 en tirs de barrage contre les Penguins à Pittsburgh jeudi, le Canadien était bien préparé pour affronter les Maple Leafs et il a inscrit les deux premiers buts du match.

« On a entamé le match avec beaucoup d’intensité et on a dicté l’allure de la rencontre, a dit Therrien. J’ai aimé la préparation des joueurs et quand on regarde l’ensemble de la semaine, on a récolté cinq points sur six dans des situations qui n’étaient pas toujours faciles. Il a fallu revenir de l’arrière comme ce fut le cas ce soir en troisième période. Ça montre que nos joueurs ont beaucoup de caractère. »

Max Pacioretty a procuré la victoire au Canadien avec son deuxième but du match, un filet réussi en supériorité numérique en prolongation après que P.K. Subban eut créé l’égalité au milieu de la troisième période lors d'une autre supériorité numérique.

Le Canadien menait 2-1 après deux périodes mais les Maple Leafs ont ensuite pris l’avance en inscrivant deux buts en l’espace d’une minute et 15 secondes seulement - des filets de James van Riemsdyk et Phil Kessel.

Arrêt du jeu

Therrien a demandé un arrêt du jeu pour calmer la tempête après les deux buts rapides des Maple Leafs.

« Je voulais calmer les gars, a-t-il expliqué. On s’est retrouvé à jouer sur les talons et on avait donné un but en désavantage numérique pour un deuxième match de suite. J’avais le sentiment que les gars étaient abattus après leur troisième but. Je voulais m’assurer qu’ils réalisent qu’ils restaient encore beaucoup de temps, qu’on n’était qu’à un but, qu’il fallait qu’on revienne à ce qu’on faisait de bien et que de bonnes choses allaient se produire. Il n’y avait pas lieu de paniquer. »

Peter Budaj a remporté une deuxième victoire en trois matchs. Il n’a fait face qu’à 25 tirs, en bloquant 22, mais il a réussi des arrêts difficiles au début de la troisième période.

« Comme on n'a pas Carey (Price), Peter (Budaj) a une chance et il répond très bien à l’appel, a dit Therrien. Il fait les arrêts clé au bon moment et il nous donne une chance de rester dans les matchs. »

Des pénalités

Dans le vestiaire des Maple Leafs, l’entraîneur-chef Randy Carlyle n’a pas apprécié que ses joueurs écopent trois pénalités mineures après que son équipe eut pris l’avance 3-2.

Subban a réussi le but égalisateur pendant que Tim Gleason était au banc des pénalités pour avoir commis de l’obstruction et les deux supériorités suivantes dont a profité le Canadien l’ont été à la suite de pénalités pour avoir retardé le jeu à Phil Kessel et au gardien Jonathan Bernier.

« On avait une avance d’un but et on a pris trois pénalités de suite, a laissé tomber Carlyle. On peut toujours se poser des questions sur la légalité des pénalités mais on a tout de même pris trois pénalités – deux qui ont fait en sorte qu’on se retrouve à trois contre quatre en prolongation.

« Il reste qu’on a mieux joué qu’à Long Island - une défaite de 5-4 en prolongation contre les Islanders de New York -, a-t-il reconnu par la suite. On tirait de l’arrière 2-0 et on a trouvé le moyen de générer de l’attaque et de revenir. »

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