La Classique hivernale; un match comme les autres d’après Anderson et Ryan

samedi 2014-03-01 / 22:31
Emna Achour  - Journaliste LNH.com

VANCOUVER – Des rénovations de 563 millions $ dans un stade qui a déjà accueilli son lot d’événements grandioses, une foule de 55 000 partisans déchaînés, une première expérience de match extérieur dans la Ligue nationale pour tous les joueurs de l’équipe; toutes les raisons seraient bonnes pour les Sénateurs d’Ottawa d’être surexcités en vue de la Classique héritage Tim Hortons 2014 de la LNH, qu’ils disputeront aux Canucks de Vancouver au B.C. Place dimanche après-midi (16 h 00 HE; RDS, CBC, NBCSN).

Mais les joueurs des Sénateurs, qui arrivent d’une cuisante défaite de 6-1 face aux Red Wings de Detroit jeudi, préfèrent ne pas trop se laisser emporter par l’émotion.

« Il faut le voir comme un match comme les autres », a résumé Craig Anderson au terme de la séance d’entraînement des Sénateurs samedi après-midi, lui qui sera le gardien partant pour Ottawa dimanche. « Oui les installations sont différentes, oui l’expérience est différente, mais peut-être que si je ne jouais pas, je pourrais le voir d’un autre point de vue. Peut-être que je pourrais davantage prendre le temps d’apprécier l’expérience au lieu de simplement me concentrer à être prêt mentalement pour le match. »

La Classique héritage sera le premier match d’une séquence de quatre dans l’Ouest canadien pour les Sénateurs, un périple crucial pour Ottawa à 22 rencontres de la fin du calendrier régulier. Les Sénateurs pointent présentement au sixième rang de la section atlantique, rendant leur participation aux séries éliminatoires assez précaire.

« Cette semaine, ce séjour sur la route est énorme pour nous, a déclaré l’ailier droit Bobby Ryan. Nous allons être dans des amphithéâtres où il n’est pas facile de jouer, et il faut trouver un moyen d’aller chercher le plus de points possible. Tous les joueurs en sont bien conscients. »

Ryan a avoué ne même pas avoir l’impression de jouer à l’extérieur, en partie en raison des conditions climatiques assez différentes ici à Vancouver. Les prévisions d’averses de pluie pour dimanche pourraient d’ailleurs obliger la fermeture du toit rétractable du B.C. Place. Raison de plus pour traiter ce match comme n’importe quel autre du calendrier régulier, selon Ryan.

« Je n’ai pas du tout l’impression d’être dehors. Je pense que ce sera davantage un match joué dans un grand stade qu’un match extérieur pour moi, a-t-il expliqué. Tu peux toujours ressentir l’ambiance qui l’entoure, mais il ne fait pas très froid, il n’y a pas de neige, et la glace va être bien propre pour nous, alors ça ne ressemblera pas à un match extérieur traditionnel.

Contrairement à la plupart des gardiens ayant pris part à des matchs extérieurs dans le passé, Anderson a décidé de ne pas apporter de modifications à son équipement, autre signe qu’il n’était pas question pour les Sénateurs de traiter cette rencontre différemment des autres.

« Je n’avais pas envie de m’adapter ou de changer [d’équipement], a-t-il admis. J’utilise peut-être deux ou trois mitaines différentes par année, alors si j’en avais une nouvelle il faudrait que je m’entraîne avec pendant environ un mois avant d’être assez confortable pour l’utiliser pendant un match. »

Mais ne vous méprenez pas; les joueurs des Sénateurs apprécient tout de même l’expérience inoubliable qui s’offre à eux. Surtout le joueur de centre Kyle Turris, un des deux seuls joueurs originaires de la Colombie-Britannique chez les Sénateurs, l’autre étant le défenseur Patrick Wiercioch.

En s’adressant aux médias à la suite de l’entraînement des siens, Turris avait les yeux aussi illuminés que ceux d’un enfant qui serait dans un magasin de bonbons. Ce sera particulièrement spécial pour le jeune homme originaire de New Westminster, en banlieue de Vancouver, lui qui pourra compter sur l’appui d’une quarantaine de membres de sa famille et d’amis parmi les quelque 55 000 partisans attendus dans les gradins du B.C. Place.

Sauf que Turris n’a pas voulu choisir entre l’excitation du moment et l’importance d’aller chercher la victoire. D’après lui, un équilibre de ces deux éléments est l’idéal.

« Je pense qu’il faut que ça soit un mélange des deux, a-t-il dit. Tu veux prendre le temps d’apprécier l’ambiance et le plaisir qui l’entoure puisque peu de gens auront la chance de participer à un tel événement dans leur vie, mais en même temps il faut être bien conscient de l’importance de ce match. »

Anderson croit cependant que le mieux est de complètement séparer les festivités – comme les séances de patin libre avec la famille et les dizaines de photos que les joueurs prennent plaisir à prendre de la patinoire dans tous ses angles – de la tâche à accomplir en vue du dernier droit de la saison régulière.

« C’est quelque chose de spécial, il n’y a pas de doutes, mais pour les joueurs, ce n’est qu’un match comme les autres, a évoqué Anderson. Tu apprécies les journées comme celle d’aujourd’hui (samedi), tu apprécies tout ce qu’il y a autour du match et même après les 60 minutes du match, mais pendant ces 60 minutes, tu dois trouver un moyen de laisser tout ça de côté et faire ton travail. »

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