« Pas d’excuses »; la devise du Canadien toujours aussi d’actualité dans le dernier droit

jeudi 2014-02-27 / 1:16
Emna Achour  - Journaliste LNH.com

MONTRÉAL – « Pas d’excuses », telle est la devise que Michel Therrien a instaurée dès le début de son deuxième séjour derrière le banc du Canadien de Montréal, en janvier 2013.

L’entraîneur du Tricolore n’a jamais voulu que ses joueurs s’apitoient sur leur sort ou qu’ils se trouvent des excuses dans la défaite, et ce n’était pas différent mercredi soir au Centre Bell.

Au retour de la pause olympique, le Canadien a semblé avoir perdu tous ses repères dans une défaite de 2-1 en prolongation face à Detroit, au cours de laquelle les hommes de Therrien semblaient impuissants devant la puissance défensive des Red Wings.

Sans s’en servir comme excuse, Therrien a tout de même mentionné qu’après un aussi long moment sans disputer des matchs en équipe, il n’était pas trop surprenant que la rouille se soit installée.

« C’est toujours une situation normale. Mais on ne veut pas que ça arrive et on travaille beaucoup là-dessus, a-t-il dit. On y met beaucoup d’efforts, sauf que les entraînements ce ne sont pas comme des matchs, où tout vient naturellement. Ça prend toujours un certain temps [pour se replacer], et plus on va jouer, plus la cohésion va revenir. »

Le Canadien devra faire vite pour retrouver cette homogénéité qui lui avait permis de quitter pour la pause olympique sur une séquence heureuse de trois victoires de suite. Le Tricolore s’y remettra dès jeudi – sans son gardien no 1 médaillé d’or Carey Price, qui a quitté l’entraînement de mercredi matin prématurément en raison d’une blessure au bas du corps – alors qu’il rendra visite aux Penguins à Pittsburgh, dans le cadre du deuxième match d’une séquence de sept en 11 jours.

La trêve olympique ne semble pourtant pas avoir posé problème pour les Red Wings, qui ont complètement embouteillé le Tricolore dans son territoire pendant une bonne partie de la rencontre, en plus d’avoir vu dominé la zone neutre et d’avoir été très étanches dans leur territoire.

« On n’appliquait presque pas de pression nulle part sur la glace », s’est indigné le capitaine du CH et auteur du but qui a forcé la tenue d’une période supplémentaire, Brian Gionta. « On était deuxièmes sur la rondelle pendant pratiquement les deux premières périodes, ils avaient le dessus lors de toutes les batailles.

« On est sortis lents, on n’était tout simplement pas capables de pénétrer leur zone du tout. On n’a pas non plus passé beaucoup de temps en possession de rondelle, surtout en territoire offensif. »

L’entraîneur des Red Wings, Mike Babcock, n’a pas trouvé le match aussi inégal, mais était tout de même plus que satisfait de l’effort des siens.

« J’ai cru qu’on avait bien joué, même lors de la dernière minute [du match, quand Gionta a créé l’égalité], a-t-il évoqué. C’était un match serré. J’aurais aimé qu’on décoche plus de lancers, mais outre cela ce n’était que deux équipes qui surveillaient l’autre de près et il n’y avait pas beaucoup d’espace sur la patinoire. J’ai simplement trouvé qu’on avait bien joué, avec une bonne structure. »

Et c’est sur cette structure que les Red Wings devront se fier pendant le dernier droit de la saison régulière. Grâce à leur victoire de mercredi, ils figurent maintenant à cinq points du Canadien et du troisième et dernier rang donnant accès aux séries éliminatoires dans la section atlantique.

« Nous sommes une équipe bien structurée qui sait comment jouer, et on doit être dévoués à le faire », avait indiqué Babcock avant le duel face au Tricolore. « On comprend qu’on va devoir compter sur notre structure et notre éthique de travail pour se tailler une place, et il faudra faire le travail. »

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