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Oshie des Blues se fait un nom avec une démonstration spectaculaire en fusillade

samedi 2014-02-15 / 15:27
Corey Masisak  - Journaliste LNH.com

SOTCHI – Le hockey incarne souvent l'essence des sports d'équipe, mais les matchs internationaux peuvent fournir l'occasion à un individu de se mettre en évidence.

T.J. Oshie est un très bon joueur de hockey, l'un des meilleurs au sein d’une équipe, en l’occurrence les Blues de St Louis, qui figure parmi l'élite dans la LNH, mais il a fait face à un défi très personnel alors que les amateurs de hockey de partout à travers le monde regardaient samedi, et il est maintenant beaucoup plus connu dans son sport qu’il ne l’était la veille.

Oshie a marqué quatre fois sur six tentatives pour les États-Unis dans une fusillade qui a permis à son équipe de vaincre l’équipe hôte, la Russie, par la marque de 3-2 au Palais de glace Bolchoï.

« C'était incroyable », a déclaré l’attaquant étoile des Blackhawks de Chicago Patrick Kane. « Sur les deux qu'il a manqués, il a battu le gardien de but chaque fois. C'était assez incroyable à regarder. Il est vraiment très spécial sur cet aspect du jeu. »

Les règles internationales en ce qui concerne les tirs de barrage ont rendu possible ce coup d’éclat de la part de Oshie. Les entraîneurs doivent choisir trois joueurs pour commencer la fusillade, mais lors du quatrième tour et des tentatives suivantes, n’importe quel joueur peut tirer. L’entraîneur russe Zinetula Bilyaletdinov a choisi d'alterner entre la sensation des Red Wings de Detroit Pavel Datsyuk et l’ancienne vedette de la LNH Ilya Kovalchuk.

L’entraîneur des États-Unis Dan Bylsma a persisté avec Oshie et il avait l'intention de continuer ainsi en l'envoyant tirer contre le gardien russe Sergei Bobrovsky jusqu'au but victorieux. Oshie a obtenu plus d’occasions au cours de cette fusillade dans un match olympique que quiconque auparavant.

David Poile, le directeur général et architecte de l'équipe des États-Unis, a déclaré, le jour même où l'équipe a été annoncée, le 1er janvier dans le cadre de la Classique hivernale Bridgestone 2014 de la LNH au Michigan Stadium, que les prouesses de TJ Oshie en tirs de barrage étaient l’un des facteurs décisifs ayant mené à sa sélection au sein de la formation.

Il y a quelques attaquants américains avec de meilleures statistiques offensives ou des profils plus hauts dans la LNH, qui ont été laissés hors de l’alignement de cette équipe, mais l'inclusion de TJ Oshie semble une excellente décision présentement.

« Oui, c'est quelque chose que vous pratiquez à la fin des entraînements tout le temps, juste pour vous amuser », a déclaré Oshie, qui a noté qu'il avait regardé des séquences filmées de Sergei Bobrovsky des Blue Jackets de Columbus lors des tirs de barrage avant le match, mais ne savait pas que Bylsma allait continuer à lui faire confiance. « Je devais recommencer et peut-être penser à différents mouvements que je pouvais faire et peut-être revenir avec certains que j'avais déjà tentés. C'était une fin amusante. »

Oshie est l'un des meilleurs dans la LNH en fusillade quand il joue pour les Blues. Il est à égalité en tête de la ligue avec sept buts marqués en fusillade cette saison et a converti 70 pour cent de ses tentatives.

En carrière, Oshie a réussi 25 de ses 46 tentatives en tirs de barrage. Son taux de réussite de 54,5 pour cent lui permet de figurer au deuxième rang des joueurs de la LNH actifs ayant au moins 10 tentatives en carrière, derrière Frans Nielsen des Islanders de New York.

« TJ a été exceptionnel en fusillade cette année et tout au long de sa carrière, a déclaré Bylsma. Il présente de loin les meilleures statistiques de notre équipe en carrière et cette année en particulier. Une fois que nous sommes arrivés au quatrième tireur, seulement en constatant la qualité de ses mouvements, même avec les chances qu’il a ratées, nous allions continuer à lui faire confiance.

« Nous avions d'autres gars qui en sont capables, mais TJ était celui qui s’illustrait. Il semblait qu'il allait marquer à chaque fois. »

Oshie s’est joint à Datsyuk et Kovalchuk pour donner une belle démonstration d’habiletés. L’attaquant des Blues a approché Bobrovsky très lentement à chaque tentative. Sa première approche semblait incroyablement lente, mais il a réussi à surprendre Bobrovsky d'un tir rapide.

Après les tentatives de James van Riemsdyk et Joe Pavelski toutes deux stoppées, Oshie a pris les choses en main. Il a fait un geste exceptionnel lors de sa deuxième tentative, feintant un tir du revers avant de revenir vers son coup droit, mais il a lancé par-dessus la barre transversale.

Il a continué à s’approcher lentement, décochant un tir dans le haut du filet qui a soulevé la bouteille d'eau lors de la troisième de ses cinq tentatives. Oshie a encore visé haut pour marquer son quatrième filet, répliquant ainsi au superbe filet inscrit par Kovalchuk pour envoyer la fusillade au cinquième tour.

La deuxième tentative ratée par Oshie, dans le septième tour, a également permis d’assister à une belle feinte. Il est allé du côté de son revers, mais Bobrovsky a fait un geste incroyable avec son bâton pour effectuer l’arrêt. Après l’arrêt de Jonathan Quick pour les États-Unis dans le huitième tour, Oshie a tenté le même subterfuge que lors de sa première occasion, en battant Bobrovsky entre les jambières pour procurer aux Américains une victoire dramatique et les placer en position de gagner le groupe A et d’obtenir un laissez-passer direct vers les quarts de finale, à condition de battre la Slovénie dimanche (7h30 H.E., NBCSN).

« Je n'avais jamais réalisé qu'il avait tout ça dans son répertoire », a déclaré le défenseur des États-Unis Ryan McDonagh. « Je joue à New York et je n’affronte pas les Blues aussi souvent, c'était incroyable de voir comment il a élevé son jeu et a continué à être précis et à accomplir ce qu'il avait à faire. C'était amusant de regarder ça depuis le banc. »

J’étais placé à côté de Kevin Shattenkirk, son coéquipier à St Louis, et j'ai dit : ‘Eh bien, qu'est-ce qu'il va faire maintenant ?’ Il a dit : ‘Il lui reste encore telle autre feinte et telle autre également’. Je pensais, ‘Oh mon dieu.’ C'est génial d'avoir ce type de joueur sur votre équipe, c'est certain. »

La scène internationale représente une façon d'accroître la visibilité des joueurs de hockey américains. Des joueurs comme Mark Johnson et Mike Eruzione sont des noms familiers chez les sportifs en raison de leurs exploits aux Jeux olympiques de Lake Placid de 1980. Ryan Miller et Zach Parisé ont connu une version moindre de cette renommée olympique il y a quatre ans lorsque les Américains ont causé la surprise en tant que médaillés d'argent, avec Miller méritant le titre de Joueur par excellence du tournoi et Parisé qui a inscrit un but mémorable pour forcer la prolongation dans le match pour la médaille d'or.

Oshie va probablement savoir ce que cela représente dans les semaines et les mois à venir. Connaître du succès aux Jeux olympiques permet de gagner la reconnaissance au-delà du monde du sport, sans parler de la reconnaissance au sein de la communauté hockey.

Il n'y avait pas la « triple feinte » dans le coffre à outils de TJ Oshie samedi, mais il revêt tout de même des traits communs avec le jeune Charlie Conway, le personnage qui a marqué le but de la victoire dans le film Les Mighty Ducks. Cela ne va pas non plus nuire à Oshie.

« Cette règle prête à beaucoup d'excitation. Au tireur numéro huit, ils auraient commencé à se tourner vers quelqu'un d’autre, quelqu’un comme moi dans une situation comme celle-là, dans la LNH », a déclaré David Backes, qui est capitaine des Blues. « Et je vous confirme que ça n’aurait pas été aussi joli. Cela vous donne la chance de voir la gamme complète des feintes du joueur. Même chose pour Datsyuk et Kovalchuk. Kovalchuk a décoché un tir haut du côté du gant et après coup, il soulève le disque faiblement. Je ne sais pas comment on peut arriver à faire ça, mais je pourrais le pratiquer lundi.

« C'est le genre de chose qui est fantastique à regarder pour les fans. C'était génial d'être sur le banc et de pouvoir compter sur un joueur avec qui je joue non seulement ici, mais également à St Louis. Il est mon compagnon de chambre ici, il y a beaucoup d'histoire avec lui. Le fait de le voir connaître un tel succès, je ne pourrais être plus heureux pour lui. »

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