La performance remarquable de Datsyuk est une source d’encouragement pour la Russie

samedi 2014-02-15 / 14:57
Arpon Basu  - Directeur de la rédaction LNH.com

SOTCHI – Quand Pavel Datsyuk a terminé son premier match des Jeux contre la Slovénie jeudi, on a demandé au capitaine de l’équipe russe comment il se sentait.

La question était pertinente vu qu’il venait de rater 14 matchs des Red Wings de Detroit en raison d’une blessure à une jambe et n’avait pu disputer que les deux derniers avant de partir pour Sotchi.

« Je me sens bien », avait répondu Datsyuk à la suite de la victoire de 5-2.

Sauf qu’en fait il n’avait pas l’air bien. Il n’avait pas joué comme Pavel Datsyuk.

Mais ce fut une toute autre histoire samedi.

Datsyuk semblait avoir des ailes sur la glace lors du gros match du groupe A contre les Etats-Unis et il a marqué les deux buts de son équipe dans une défaite de 3-2 concrétisée à la fin d’une longue séance de tirs de barrage.

« Nos partisans ont aidé beaucoup », a-t-il dit de la foule de 11 678 spectateurs qui emplissaient le Palais de glace Bolchoï et parmi laquelle se trouvait le président Vladimir Poutine. « Ils nous ont donné beaucoup d’émotion et d’énergie. Ils m’ont aidé à patiner, comme pour toute l’équipe. »

Datsyuk a fait de son mieux pour attirer l’attention sur son équipe, mais il était impossible d’ignorer sa performance personnelle, surtout comparée à deux jours plus tôt. En fait, plus que la défaite, c’est ce qu’il fallait retenir chez les Russes du match de samedi.

Et si la foule a été si inspirante, c’est beaucoup à cause de cette performance individuelle.

Alors que le score était toujours 0-0 à mi-chemin de la deuxième période, Datsyuk a cueilli une passe d’Andrei Markov pour s’infiltrer en zone adverse et se moquer de la défensive avant de diriger un tir vif qui a trouvé le fond du filet. Le but a électrisé davantage une foule déjà gonflée à bloc.

Son deuxième but a été réussi quand la Russie a profité de son premier avantage numérique du tournoi, marqué à l’aide d’un tir du poignet dirigé du cercle des mises en jeu qui a passé entre les jambières de Jonathan Quick. Le créait l’égalité 2-2 à moins de huit minutes de la fin de la troisième période et qui a semé une fois de plus l’hystérie dans une foule devenue inquiète.

Datsyuk a marqué un but en deux tentatives lors de la fusillade et son influence s’est peut-être faite sentir sur un but subséquent d’Ilya Kovalchuk, qui a lobé tranquillement la rondelle par-dessus Quick, une marque de commerce de son capitaine.

T.J. Oshie et Quick ont fini par procurer la victoire aux Américains mais on retiendra que Datsyuk a été utilisé pendant près de 21 minutes, qu’il a enregistré six tirs au filet et qu’il a gagné huit de ses 14 mises en jeu.

« C’est un match, a-t-il rappelé. Nous devrons jouer au même niveau chaque fois et nous serons O.K. Il faut faire de mieux en mieux à chaque rencontre. »

La capacité de la Russie d’y parvenir dépendra beaucoup de Datsyuk, qui devra continuer de jouer comme il l’a fait samedi, et pour la plupart de ses 816 matchs dans la LNH.

« Je suis O.K. », a-t-il dit, avant de se reprendre rapidement: « Nous (sommes O.K.). Pas moi. »

Mais dans ce cas précis, les concepts de « je » et « nous » sont liés inextricablement parce que les Russes ont besoin d’un Datsyuk en santé s’ils veulent l’être eux aussi.