Déçu, Steven Stamkos va se concentrer sur son retour avec le Lightning

jeudi 2014-02-06 / 15:30
Lonnie Herman  - Correspondant LNH.com

TAMPA – La peine au cœur semblait plus forte que tous les désagréments qu’il peut ressentir à la suite d’une fracture au tibia.

Steven Stamkos n’ira pas à Sotchi et il a officiellement jeté l’éponge, bien à contrecœur, après l’entraînement matinal du Lighnting de Tampa Bay jeudi matin. La nouvelle qu’il n’était pas médicalement apte à recommencer à jouer sortie la veille l’a pris par surprise, surtout qu’il pensait être en mesure de revenir au jeu contre les Maple Leafs de Toronto jeudi soir, soit plus tôt que prévu.

« J’ai été déçu et surpris, a reconnu Stamkos. En me rendant à la réunion avec le médecin je m’attendais à jouer jeudi, compte tenu de la façon dont je me sentais et des résultats des dernières radiographies. C’a été un choc, pour être honnête. »

Stamkos a au moins de quoi se consoler. Il n’a que 24 ans et il aura beaucoup d’autres occasions. Mais ça ne l’aidait pas à se sentir mieux jeudi.

« J’aurais préféré que la décision soit annoncée un peu plus tôt, de sorte que je n’aurais pas été aussi optimiste que je l’étais en me présentant au meeting, a-t-il avoué. Mais on voulait être certain que si j’y allais, je serais à 100 pour cent. C’est ce qu’on a dit depuis le début et malheureusement ce n’était pas le cas. »

Maintenant que ses espoirs olympiques sont anéantis, Stamkos peut se concentrer uniquement sur son retour au jeu avec le Lightning.

« Quand cette blessure est survenue, c’était soit que j’allais jouer aux Olympiques soit que j’aurais deux semaines et demie pour me préparer en vue du dernier droit avant les séries, a-t-il expliqué. Maintenant qu’une porte est fermée, l’autre s’ouvre. »

C’est une bonne nouvelle pour l’entraîneur Jon Cooper, qui a fait un travail remarquable pour garder son équipe bien unie depuis que son meilleur joueur s’est fracturé le tibia le 11 novembre à Boston.

« Nous nous sommes un peu pris en pitié quand c’est arrivé mais j’ai vérifié le calendrier et compté 41 matchs, a raconté Cooper. Exactement la moitié de la saison. Le 41e match sera samedi contre Detroit et on ne pense pas qu’il jouera. C’est ce qu’on avait prévu et malheureusement pour lui et pour nous c’est ce qui est arrivé. »

Cooper n’avait que des éloges pour la manière avec laquelle Stamkos a accueilli la mauvaise nouvelle.

« Il est certainement OK parce que je lui ai donné le choix d’aller sur la glace ou non et il a voulu être avec le reste de l’équipe, a relaté Cooper. Il n’a pas cherché à se dérober, il a accepté la situation. Il est déçu, mais il n’y a pas plus classe que lui. Son leadership et sa force de caractère se sont manifestés au cours des dernières 24 heures. Il réalise que c’est un dur coup pour son rêve, mais il ne va pas se laisser influencer pour son retour au jeu avec nous, c’est très impressionnant. »

À la lumière de tout le travail qu’à fait Stamkos pour essayer d’être prêt à temps pour les Jeux, Cooper a une suggestion à lui faire pour la pause olympique.

« C’est le temps de relaxer, tu as tellement fait d’efforts depuis trois mois et tu as maintenant trois semaines de plus pour récupérer, a expliqué Cooper. Partons de là. Ce sera bon pour sa santé mentale. Aller sur une île pour une semaine, boire un Mai-Tai et rassembler ses idées. C’est ce qu’il a besoin de faire. »

Mais ce n’est pas du tout dans les plans de Stamkos, qui ne regardera peut-être même pas les matchs des Jeux.

« C’est sûr que je vais y jeter un coup d’œil ici et là, a-t-il dit en effet. S’il y a un match à la télé et si je suis libre je vais probablement le regarder, mais je ne vais pas modifier mon horaire d’entraînement pour regarder des matchs. Je vais probablement en voir un ici et là.”

Stamkos veut continuer de se dire que ce qui lui est arrivé est une grande déception certes mais pas un désastre total.

« Ce n’est pas un recul, a-t-il assuré. Si j’étais incapable de patiner ou de m’entraîner pour les deux prochaines semaines, là on pourrait parler d’un recul, mais les médecins veulent que je continue de pousser même encore plus fort. Il n’y a pas eu que de mauvaises nouvelles. Je progresse beaucoup. Je ne suis pas ici à bouder sans patiner ni m’entrainer parce que je n’ai pas la chance d’aller aux Jeux. C’est dur à accepter évidemment mais je me mettre à travailler encore plus fort.

« J’ai dit que je voulais pouvoir me regarder dans un miroir à la fin de la journée et être capable de me dire que j’ai fait tout ce que j’ai pu pour me donner une chance. Je ne pense pas qu’on puisse transposer en mots les sentiments que j’ai éprouvés depuis 24 heures, mais je peux honnêtement m’asseoir devant vous et dire que l’organisation a fait tout son possible pour me donner ma chance. »

C’est le personnel médical finalement qui a eu à prendre la décision de mettre fin, du moins pour le moment, à ce que Stamkos a dit être un rêve d’enfance.

Si la décision avait été sienne, il est clair qu’elle n’aurait pas été la même.

« On sait tous ce qu’il aurait décidé, a résumé Cooper. J’ai de la peine pour lui. »

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