Selon Michel Therrien, Brendan Gallagher ne fait rien de plus que son travail

dimanche 2014-02-02 / 18:35
Emna Achour  - Journaliste LNH.com

MONTRÉAL – Il n’a fallu qu’un match pour que les discussions reprennent de plus belle par rapport à Brendan Gallagher et sa « réputation » à travers la Ligue nationale; le petit attaquant du Canadien de Montréal serait-il ciblé par les officiels?

C’est que dimanche, dans la défaite de 2-1 du Tricolore face aux Jets de Winnipeg, Gallagher a écopé d’une pénalité pour rudesse après une échauffourée avec le défenseur Mark Stuart, d’une pénalité pour avoir accroché ce même Stuart un peu plus de deux minutes plus tard et d’une punition pour avoir fait trébucher en fin de match, en plus d’avoir été malmené par trois joueurs en troisième période sans qu’aucune pénalité ne soit décernée aux Jets – à tort, selon à peu près tout le monde chez le Canadien.

Et Gallagher était encore dans tous ses états après la rencontre, tellement que son coéquipier Josh Gorges s’est offert pour faire face à la musique à sa place en se présentant devant les journalistes.

« Je ne pense pas qu’il devrait être celui qui répond aux questions par rapport à ce qui s’est passé à la fin du match, a déclaré Gorges. […] Il est frustré en ce moment, et ce qu’il va dire ne va rien changer à ce qui est arrivé. Et c’est ce qu’on fait; on se serre les coudes entre coéquipiers. »

Gallagher s’est fait frapper au visage par le gardien Al Montoya, le défenseur Zach Bogosian lui a fait sauter les patins et Jacob Trouba l’a empêché de quitter le territoire des Jets pour ne pas que le Canadien puisse orchestrer une attaque, alors que le Tricolore tentait de niveler la marque en toute fin de match.

« C’est frustrant quand de petites infractions sont appelées, mais – et je dois faire attention à ce que je dis, je ne veux pas être dans le trouble – c’était assez évident qu’ils ne l’ont pas laissé sortir de leur territoire, a mentionné Gorges. […] Mais au final, ce n’était pas ça l’histoire du match, ce n’est pas ce qui a fait la différence. C’était simplement frustrant de terminer la rencontre ainsi. »

Mais recevoir quelques coups de poing derrière le jeu est parfois le prix à payer lorsqu’on est un joueur dont le style de jeu est axé sur le fait de mettre son nez dans la circulation lourde, ou de passer très (trop?) près du filet adverse.

Et Montoya est bien placé pour en parler, lui qui a eu maille à partir avec Gallagher à quelques reprises au cours de la rencontre, incluant en fin de partie quand tout le Centre Bell s’est mis à huer les arbitres pour ne pas avoir puni les gestes d’obstruction commis à l’endroit de Gallagher.

« On était tous impliqués, l’arbitre l’a vu, s’est défendu Montoya. Les officiels l’ont laissé dans notre zone pendant 30 secondes, ce qui signifie qu’il avait vraisemblablement [quelque chose à se reprocher]. »

Mais d’après son entraîneur Michel Therrien, Gallagher ne fait rien de plus que son boulot.

« Il fait son travail. Il va devant le filet, c’est sa job et il fait bien ça, a indiqué Therrien. C’est un joueur contre qui c’est frustrant de jouer parce qu’il a une éthique de travail exemplaire. Mais il ne fait que faire son travail. »