Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.

Souvent négligée avant les tournois, la Finlande pourrait surprendre à Sotchi

jeudi 2013-11-28 / 6:00
Risto Pakarinen  - Correspondant LNH.com

La Finlande entreprend toujours les tournois majeurs en passant sous le radar, mais les termine souvent en tant qu’équipe surprise.

Cela ce qui est survenu aux Jeux olympiques de Nagano en 1998, quand la Finlande a remporté la médaille de bronze. C’est arrivé aussi à la Coupe du monde en 2004 quand elle a pris part à la finale. En 2006, aux Jeux olympiques de Turin, les « Lions » finlandais ont participé de nouveau au match de la médaille d’or et en 2010, ils ont remporté une autre médaille olympique de bronze à Vancouver.

Cette fois, il semble que la Finlande passe complètement sous le radar.

Et c’est exactement ce que les Finlandais veulent.

Depuis que les joueurs de la LNH ont commencé à participer aux Jeux olympiques en 1998, seulement une équipe est montée sur le podium trois fois en quatre occasions et c’est la Finlande. Le Canada, la Russie, les États-Unis et la République tchèque ont remporté deux médailles, tandis que la Suède est montée une fois sur le podium. Bien sûr, les Finlandais n’ont jamais remporté la médaille d’or, mais ça ne signifie pas qu’ils ne peuvent pas compliquer la tâche aux autres équipes. Et dans un tournoi de courte durée comme les Olympiques, un bon système de jeu, un solide effort d’équipe et le meilleur gardien au monde peuvent vous permettre de faire un long bout de chemin.

Erkka Westerlund, reconnu comme le « professeur du hockey » en Finlande, est de retour derrière le banc de l’équipe nationale. Westerlund et les autres membres de l’état-major composé du directeur général Jari Kurri, membre du Temple de la renommée, et de Jarmo Kekalainen, directeur général des Blue Jackets de Columbus qui sera l’adjoint de Kurri, a passé les premiers mois de 2013 à analyser les joueurs et les tendances dans le hockey international, afin de déchiffrer le secret de la victoire.

Mais Kurri préfère ne pas dévoiler leurs conclusions et les garder secrètes.

ATTAQUANTS
Tuomo Ruutu Mikko Koivu Jussi Jokinen
Leo Komarov Valtteri Filppula Mikael Granlund
Teemu Selanne Saku Koivu Lauri Korpikoski
Juhamatti Aaltonen Petri Kontiola Olli Jokinen
Teemu Hartikainen Jarkko Immonen

En 2002, Westerlund était derrière le banc de l’équipe finlandaise au Championnat mondial junior qui a remporté la médaille de bronze, en grande partie grâce à la très belle contribution du premier trio composé de Ruutu, de Mikko Koivu et de Jussi Jokinen. Bien que Ruutu connaisse un décevant début de saison, il pourrait jouer un rôle important sur le premier trio aux côtés de Koivu et de Jokinen. Cela permettrait aussi à Westerlund de faire jouer Valtteri Filppula au centre du deuxième trio, lui qui a joué à l’aile droite à côté de Koivu au Championnat mondial senior en 2012.

Filppula, un joueur de centre très conscient de sa défensive, a démontré cette saison qu’il possèdait également des habiletés offensives. Avec Granlund à ses côtés, cela procurera une toute nouvelle dimension au deuxième trio, surtout sur une grande patinoire. Komarov apportera la dimension physique sur ce trio.

Avec son intelligence du jeu, Saku Koivu est le « Einstein » du hockey. L’ex-capitaine et joueur de centre de premier trio du Canadien de Montréal est devenu un centre exceptionnel pour une troisième ligne et un entraîneur peut l’utiliser dans toutes les situations critiques. Jouant maintenant avec les Ducks d’Anaheim, Koivu ne présente pas de grandes statistiques et il a raté une douzaine de matchs, mais il occupe le quatrième rang de l’équipe pour le nombre de mises en jeu. Il est également l’homme de confiance de l’entraîneur Bruce Boudreau en infériorité numérique. En compagnie de Selanne, le duo pourrait procurer de la profondeur à l’attaque, ce que toute équipe a besoin dans un tournoi de courte durée.

L’équipe finlandaise, incluant les deux attaquants supplémentaires, comprend sept joueurs de centre naturels et plusieurs bons patineurs, ce qui a toujours été la base des équipes de Westerlund.

DÉFENSEURS
Kimmo Timonen Sami Salo
Ossi Vaananen Sami Vatanen
Sami Lepisto Olli Maatta
Lasse Kukkonen Juuso Hietanen

Il n’est pas difficile de trouver le potentiel talon d’Achille de la Finlande. Cette saison, seulement cinq défenseurs nés en Finlande jouent dans la LNH. Parmi eux, on retrouve Salo, qui a déjà 39 ans, Timonen, qui aura 39 ans trois semaines après le tournoi olympique, et Maatta, une recrue de 19 ans qui occupe le troisième rang au chapitre du temps d’utilisation dans la LNH cette saison. Mais les Finlandais composeront avec ces joueurs qui formeront le noyau de la défense de l’équipe en compagnie de Vatanen, des Ducks, qui prendra la dernière place au sein des deux premiers duos.

Timonen et Salo ont certes démontré qu’ils pouvaient jouer à un haut niveau, et ils conservent une moyenne d’utilisation d’environ 20 minutes par match.

Les deux autres paires de défenseurs seront composées de joueurs provenant de la KHL et de la ligue finlandaise, même si Vaananen a disputé près de 500 matchs dans la LNH avec les Coyotes de Phoenix et l’Avalanche du Colorado au début des années 2000, et que Sami Lepisto a joué près de 200 rencontres avec quatre équipes de la LNH entre 2007 et 2012.

La Finlande devra s’appuyer sur un solide jeu d’équipe défensif et sur un système serré. Et bien sûr, sur le gardien que Kurri devra choisir entre plusieurs de classe mondiale.

GARDIENS
Tuukka Rask
Antti Niemi
Kari Lehtonen

Oui, la Finlande compte plusieurs gardiens d’élite et l’un d’eux est en nomination pour le trophée Vézina pratiquement à chaque année, mais choisir le gardien partant pourrait être le dernier des problèmes de Westerlund.

Rask, des Bruins de Boston, domine la LNH avec un taux d’efficacité de ,945 pour cent. Il figure parmi les trois premiers avec une moyenne de 1,62 et il est dans les cinq premiers pour le nombre de victoires (12). Il présente ces statistiques en faisant partie du top-5 au chapitre des minutes jouées.

Rask pourrait très bien être le meilleur gardien au début du tournoi olympique.

Cela dit, si Rask devait faiblir, la Finlande compte sur d’autres excellents gardiens. Lehtonen faisait aussi partie de l’équipe junior au championnat de 2002 avec Ruutu, Koivu, Jokinen et Westerlund et il a gagné sa place pour les Jeux de Sotchi en raison de son jeu avec les Stars de Dallas. Lui aussi figure parmi les 10 meilleurs gardiens dans toutes les catégories importantes.

Niemi, qui a été finaliste pour le trophée Vézina la saison dernière, connaît des difficultés depuis quelques semaines, mais s’il retrouve la qualité de son jeu du début de saison et de l’année dernière, les adversaires n’aimeront pas le retrouver devant le filet finlandais.

AUTRES CANDIDATS

Jori Lehtera est un joueur de centre de 25 ans qui domine le Siber de Novosibirsk dans la KHL avec 25 points en 28 matchs. Aleksander Barkov, le deuxième choix au dernier repêchage de la LNH, pourrait aussi décrocher un poste. Si la direction de l’équipe décide qu’elle a besoin de plus gros joueurs, Jesse Joensuu pourrait être une option. Il a marqué un but en 11 matchs avec les Oilers d’Edmonton cette saison.

Jere Karalahti est un défenseur de 38 ans qui joue avec le Jokerit d’Helsinki dans la ligue finlandaise. Il a inscrit un but et amassé 11 points en 20 rencontres cette saison. La plus grande carte cachée du pays est peut-être le gardien Pekka Rinne, des Predators de Nashville, qui était le favori pour être le partant avant le début de la saison, mais dont le nom est présentement sur la liste des blessés en raison d’une infection à une hanche.

HAUT DE PAGE