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Rosen: Un nouveau Mason Raymond à Toronto

mercredi 2013-11-06 / 3:00
Dan Rosen  - Journaliste Principal NHL.com

L’attaquant des Maple Leafs de Toronto Mason Raymond était en colère au cours de l'été et il s'avère qu'il avait une bonne raison de l'être.

Raymond ne doutait pas qu'il pouvait encore être un joueur de la LNH, même un joueur capable d’évoluer parmi les six premiers attaquants d’une équipe de la LNH, mais personne détenant une position de pouvoir ne lui disait la même chose. Joueur autonome sans restrictions, Raymond n'a pu obtenir un contrat garanti avant le début des camps d'entraînement, victime possible du plafond salarial en baisse d'environ 6 millions $ pour la saison 2012-13.

« Il y a différentes avenues que vous pouvez prendre dans une situation comme ça, mais je croyais en moi et en mes capacités, a déclaré Raymond à LNH.com. Pour être honnête, j'ai eu une assez bonne saison l'an dernier et ç’a joué pour beaucoup. Il y a beaucoup de ‘Et si?’, mais je me suis concentré sur ce que je devais faire. »

Il s’est entraîné et a attendu. Il est resté prêt et optimiste avec en tête que quelqu'un allait finir par appeler et que sa carrière dans la LNH se poursuivrait.

« Vous voulez prouver à tout le monde que vous êtes toujours capable d’avoir une place dans la LNH et donner l’impression que les autres équipes auraient mieux fait de vous embaucher », a déclaré Raymond.

C’est exactement ce qu’il fait actuellement.

Raymond a finalement obtenu sa chance lorsque le directeur général des Maple Leafs, Dave Nonis, l’a fait venir au camp d'entraînement en lui offrant un contrat d’essai professionnel. Nonis avait repêché Raymond en 2005 quand il était le directeur général des Canucks de Vancouver. Ils ont entre eux une confiance mutuelle et jusqu'ici, Raymond a fait paraître la décision de Nonis comme un coup de génie.

Il a été le meilleur marqueur des Maple Leafs dans le calendrier préparatoire avec cinq points en cinq matchs, et c’est ce qui lui a valu une année de contrat d’une valeur de 1 million $. Sa production s'est poursuivie en saison régulière, lui qui a inscrit 11 points (cinq buts et six passes) en 15 matchs. Il a aidé Toronto à signer des gains dans 10 de ses 15 premiers matchs tout en jouant un rôle important au sein du groupe des six premiers attaquants.

« Alors que l'été avançait, je pensais que j'allais aboutir quelque part et trouver une nouvelle maison pour ma famille, mais ce n'était pas le cas, a déclaré Raymond. J’ai donc accepté un contrat d’essai, mais c'était une opportunité. C'est un processus. Vous passez à travers ces étapes et je croyais en moi. Dave Nonis a été exceptionnellement bon pour moi et il l'est toujours. C'était parmi les raisons majeures pour lesquelles je suis allé à Toronto ».

Raymond a dit que la partie mentale en ce qui concerne le fait d’avoir à changer de maison et d’équipe a été aisée puisque ça s’est bien passé pour lui. Il aime avoir de nouveaux coéquipiers, un nouvel entraîneur et évoluer dans un nouvel environnement. Il se sent revigoré après six saisons avec les Canucks et il n'est pas surpris de sa production jusqu'à présent.

« Je croyais sincèrement que je pouvais faire cela, que ce soit par l’intermédiaire d’un essai professionnel ou un contrat formel, a indiqué Raymond. Les gens n'aiment pas le changement, mais le changement peut s’avérer une bonne chose et ç’a été une bonne chose pour moi et ma famille. Je suis tellement reconnaissant d'être à Toronto et d’avoir obtenu une chance.

« Le changement était quelque chose de nécessaire et je suis heureux de l’avoir vécu. »

Raymond, cependant, ne prendra pas les choses à la légère. L’été n’a pas été facile pour lui et sa fierté, mais il a appris que rien n'est garanti dans la LNH, peu importe à quel point vous pensez être bon.

« J'ai appris beaucoup de choses en jouant dans la LNH et j’ai appris une tonne de leçons de vie tant sur la patinoire qu’en dehors de la glace, a-t-il dit. Parmi ces leçons, j’ai appris que de se sentir trop confortable peut vous mettre dans le trouble. »

Parise et Koivu toujours à la recherche du bon ailier droit

Le Wild du Minnesota amorçait le match de mardi contre les Flames de Calgary après avoir remporté cinq des six derniers matchs, en partie parce que son deuxième trio formé de Jason Pominville, Mikael Granlund et Nino Niederreiter a amassé un total combiné de 21 points, avec une récolte de 10 buts et 11 aides.

Zach Parise et Mikko Koivu ont été les piliers de la première ligne, mais le problème a été de trouver un ailier droit pour jouer avec eux. Parise pense que c’est ce qui les retient.

« Ç’a été une porte tournante », a dit Parise à LNH.com.

Pominville, Niederreiter, Charlie Coyle, Torey Mitchell, Justin Fontaine et Dany Heatley ont tous obtenu une chance cette saison. La porte s’est à nouveau ouverte pour Coyle en vue du match de mardi et Parise aimerait le voir rester là pendant un moment.

Il pense que Coyle les complète bien Koivu et lui en raison de sa taille, de la façon dont il patine le long des rampes et dont il peut protéger la rondelle dans les coins. Coyle, cependant, n’a disputé que trois matchs avant la rencontre de mardi à cause d'une blessure au genou.

Parise, Koivu et Coyle formaient le premier trio du Wild lors du dernier droit la saison dernière.

« Je sais qu’on a beaucoup parlé de le faire évoluer au poste de centre et je ne sais pas s’ils ont toujours l'intention de le faire jouer à cette position, mais j'ai bien aimé jouer avec lui l'année dernière, a déclaré Parise. Nous étions encore au stade d’apprendre à nous connaître comme compagnons de trio, mais nous avons bien joué par moments. »

Chez les Capitals, Ward travaille sur un changement significatif

À la demande de l'entraîneur des Capitals de Washington Adam Oates, l’ailier droit Joel Ward a commencé à couper sur la longueur du manche de son bâton durant la dernière saison. Il y travaille encore cette saison, mais Ward a déclaré que son bâton est plus court qu'il ne l'a jamais été et que cela a aidé son jeu offensif.

Ward a réussi un tour du chapeau contre les Flyers de Philadelphie vendredi dernier et amorcera le match de mardi contre les Islanders de New York avec six buts et 10 points en 14 matchs. Il a récolté huit buts et 20 points en 39 matchs la saison dernière et seulement six buts et 18 points en 73 matchs en 2011-12.

« Il avait besoin de raccourcir son bâton, mais ce n'est pas facile de faire de tels changements. C'est un processus graduel, a dit Oates à LNH.com. C'était une tige de saut à la perche par rapport à ce que c’est aujourd'hui. Ridicule. C'était comme l’écumoire pour la piscine. »

Oates voulait voir Ward raccourcir son bâton de sorte que cela le forcerait à utiliser son gabarit imposant pour s’accaparer des rondelles dans les espaces restreints au lieu d'essayer de les atteindre de loin. Il a cru que cela le ferait paraître plus rapide et c’est effectivement le cas.

Ward a marqué son deuxième but contre les Flyers parce qu'il a utilisé son corps près de la rampe pour se parer de Vincent Lecavalier, ce qui lui a donné le temps et l'espace pour s’échanger rapidement le disque avec Jason Chimera.

« Vous devez déplacer vos pieds un peu plus [avec un bâton court] pour essayer d'entrer dans ces zones payantes, au lieu d'essayer d’atteindre la rondelle à distance en vous fiant beaucoup trop sur votre bâton, a dit Ward à LNH.com. Avec un bâton court, je suis capable de manœuvrer et d’utiliser mes hanches un peu plus. Je peux faire plus de jeux. »

Le Lightning veut être une équipe de possession de la rondelle

Le joueurs de centre Steven Stamkos du Lightning de Tampa Bay a vu les statistiques de son équipe au niveau des buts alloués et des buts marqués au cours des deux dernières saisons, et se sentait à moitié content et à moitié dégoûté.

« Les buts marqués nous plaçaient au sommet, et les buts accordés dans les bas-fonds, a dit Stamkos à LNH.com. C'est quelque chose dont nous étions conscients. »

Le personnel d'entraîneurs a remarqué que le total combiné des deux dernières saisons confirmait que le Lightning avait marqué en moyenne 2,92 buts par match, mais accordé 3,26 filets. Même si l'entraîneur Jon Cooper a seulement pris place derrière le banc avec 16 matchs à jouer la saison dernière, il en a vu assez pour savoir que si l’équipe ne commençait pas à jouer différemment, ces statistiques n’allaient probablement pas changer.

Alors Cooper tente de faire du Lightning une équipe de possession de rondelle. Et ça fonctionne.

Le Lightning est toujours une des meilleures équipes offensives de la ligue (3,21 buts par match), mais parce que les joueurs contrôlent la rondelle plus souvent et que l’équipe obtient de bonnes performances du gardien de but Ben Bishop, Tampa Bay a coupé drastiquement son total de buts contre (2,50 par match). Tampa Bay accorde en moyenne 28,1 tirs au but par match, soit une baisse par rapport à la moyenne de 30,2 lancers par match de la saison dernière et de la moyenne de 30,5 tirs accordés par rencontre en 2011-12.

« Vous regardez notre défensive, quand il n’y a pas de possibilité de jeu, les joueurs ne se débarrassent pas tout bonnement de la rondelle par la rampe, a déclaré Stamkos. Ils gardent la rondelle, ils peuvent revenir en arrière, se regrouper et permettre à notre formation de compléter les changements de trios. Ça signifie que nous sommes encore en possession de la rondelle et nous profitons de jambes fraîches sur la glace. Ce sont de petites choses comme ça. On ne triche pas et on ne tente pas des choses en désespoir de cause. »

Le seul problème jusqu'à présent, de l’aveu même de Cooper, est que le Lightning est trop sélectif avec les tirs. L’équipe a une moyenne de 26,6 tirs au but par match et Cooper veut voir ce nombre augmenter en novembre, mais pas au détriment de la possession de la rondelle à tout prix.

Un défenseur sous-estimé à Pittsburgh

Lorsque le défenseur Kristopher Letang est tombé au combat en raison d’une blessure quelques jours avant l'ouverture de la saison, l’entraîneur des Penguins de Pittsburgh, Dan Bylsma, n'a pas eu à réfléchir trop longuement pour savoir qui assumerait la majeure partie des minutes de jeu de Letang en évoluant aux côtés de Rob Scuderi.

Matt Niskanen était le choix facile. Il s’est également avéré le bon choix, et même si Letang est revenu au jeu il y a de cela six rencontres, Niskanen continue de donner de bonnes minutes de jeu au sein du groupe des quatre premiers défenseurs de l’équipe.

Il a récolté neuf points et maintenu un différentiel de plus-11, tout en méritant une note de 56,4 sur la cote Corsi, selon ExtraSkater.com. Niskanen, qui a fait l'objet de rumeurs de transactions durant presque tout l'été, sera joueur autonome sans restrictions au terme de la présente saison.

« Il y avait beaucoup de gens dans beaucoup d'endroits différents qui ont supposé et affirmé que Matt quitterait », a dit Bylsma à LNH.com, en faisant référence aux rumeurs de transactions qui tourbillonnaient autour de Niskanen. « Il devait venir au camp d'entraînement et être prêt à jouer, à aller de l’avant. Il a fait un bon travail. Notre défensive a été très solide et il y est pour quelque chose. »

Niskanen a commencé la saison en prenant la plupart des minutes de jeu de Letang, y compris les minutes d’utilisation sur le jeu de puissance. En six matchs depuis le retour au jeu de Letang, Niskanen a récolté trois points et joue environ 18 minutes par match. Ironie du sort, puisque Scuderi est à l’écart à cause d’une cheville fracturée, Niskanen est maintenant jumelé à Letang parce qu'il appartient au premier quatuor de défenseurs de Pittsburgh.

Ici et là

* Parisé avait un point de vue intéressant sur ce qu’a représenté le fait de jouer contre son ancienne équipe, les Devils du New Jersey, dimanche. C'était son premier match contre les Devils depuis qu'il est devenu un membre du Wild, il y a deux ans.

« Je l'ai toujours dit auparavant, même lorsque vous pratiquez ou participez à des exercices durant le camp d'entraînement, n’importe quoi contre votre ancienne équipe devient difficile parce que vous savez ce qu'ils font et ça vous force à réfléchir davantage, a dit Parisé à LNH.com. C’est ainsi que je me sentais pour ce match.

« Je savais exactement comment ils jouaient, comment ils se déployaient avec leur échec-avant, comment ils travaillent, et cela joue dans votre tête un peu. C'était vraiment bizarre. »

* Par définition, selon la composition de l’équipe, Joe Pavelski est le centre du troisième trio des Sharks de San Jose, en jouant derrière Joe Thornton et Logan Couture. Il ne produit assurément pas comme un centre de troisième trio et n'est certainement pas considéré comme étant un joueur de troisième trio.

Pavelski a amorcé le match de mardi contre les Sabres de Buffalo au troisième rang parmi les attaquants des Sharks avec un temps de glace par match de 19:29 minutes, puisqu’il passe plus de quatre minutes par partie sur le jeu de puissance et près de deux minutes sur l’unité d’infériorité numérique. Il comptait 16 points à sa fiche avant la rencontre de mardi, à égalité avec Couture au sommet de son équipe.

« Quand vous regardez ses minutes d’utilisation, il est récompensé comme un centre de premier trio avec du temps sur le jeu de puissance et en désavantage numérique », a déclaré l’entraîneur des Sharks, Todd McLellan, à LNH.com. « À la fin de la soirée, peu de centres de troisième ligne, si vous voulez l'appeler ainsi, disposent de ce type de minutes. C'est plus facile pour lui d’accepter de jouer ce rôle quand il est récompensé avec tout le reste. Cela fonctionne bien dans son cas. »

* Le joueur de centre Brandon Pirri des Blackhawks de Chicago a finalement obtenu un essai prolongé dans le rôle de pivot de la deuxième ligne, et l'entraîneur Joel Quenneville a affirmé à LNH.com qu’il a été « correct », mais qu’il restait du travail à accomplir.

Le gros problème avec Pirri est son jeu loin de la rondelle. Comme un joueur des Blackhawks l'a noté, Quenneville ne vous utilisera dans un rôle de premier plan et en fin de match lorsque le compte est serré que si vous êtes aussi efficace loin de la rondelle qu’en possession du disque. Pirri n'a pas prouvé que c’était son cas.

Il a effectué 12 présences, totalisant 8:32 minutes de temps de glace après deux périodes dimanche face à Calgary, mais seulement quatre présences, totalisant 1:54 minute d’utilisation en troisième période, en grande partie parce que le pointage était égal 2-2.

Inversement, Pirri a joué plus de 15 minutes, en sept présences sur la glace, totalisant 5:14 minutes de jeu en troisième période, dans la victoire de 5-1 de Chicago face aux Jets de Winnipeg samedi dernier. La différence, c'est que les Blackhawks détenaient une avance de 4-1 avant d’entamer la troisième période.

Suivez Dan Rosen sur Twitter: @drosennhl

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