Rosen: Leetch heureux de joindre le Département de la sécurité des joueurs de la LNH

mercredi 2013-10-16 / 5:00
Dan Rosen  - Journaliste Principal NHL.com

Brian Leetch était prêt à revenir à New York pour rejoindre Mark Messier au sein du personnel d'entraîneurs des Rangers. Il en a discuté avec sa femme, Mary Beth, et leurs trois enfants. Si Messier avait obtenu le poste, il y allait. C’était un fait accompli et les partisans des Rangers auraient eu deux de leurs favoris de retour dans la Grosse Pomme.

« Je me sentais à l'aise d’aller de l'avant avec ça », a expliqué Leetch à LNH.com. « J’embarquais définitivement à bord, si c'était arrivé. Évidemment cela n’a pas fonctionné pour Mark. »

À certains égards, c'était une bénédiction déguisée pour Leetch. Les Rangers ont embauché Alain Vigneault et Leetch a non seulement pu garder sa famille à Boston, où lui et ses enfants sont impliqués au niveau du hockey sur la scène locale, mais il a pu plonger dans une aventure intrigante et différente avec la Ligue nationale de hockey.

Il travaille maintenant avec le groupe de Brendan Shanahan au niveau du Département de la sécurité des joueurs de la LNH.

C'est tout un changement pour Leetch, qui depuis plusieurs saisons s’est retrouvé sur les lignes de côté. Les partisans des Rangers pouvaient le retrouver à la télévision en train d’offrir des analyses occasionnelles sur le réseau de MSG, mais autrement, le défenseur qui est membre du Temple de la renommée du hockey vivait une existence tranquille, donnant son opinion sur le jeu et la LNH à des amis, de la famille et des anciens coéquipiers au lieu de le faire auprès des joueurs actuels, des entraîneurs en place et des directeurs généraux ou des employés de la LNH.

« C'était une grande chance pour moi de faire quelque chose de différent et d’avoir un impact positif sur toute la ligne », a déclaré Leetch au sujet de son opportunité avec la LNH.

Leetch dit que Shanahan l'a appelé peu de temps après que les Rangers eurent choisi Vigneault plutôt que Messier. Shanahan lui a dit que Rob Blake laissait son poste au sein du Département de la sécurité des joueurs pour devenir le directeur général adjoint des Kings de Los Angeles, qu’il y avait de ce fait une ouverture et qu'il espérait voir Leetch combler le poste.

Blake vivait à Los Angeles et a fait le travail, donc Leetch n'aura pas à quitter Boston. Il pourra continuer à être fortement impliqué dans les activités de ses enfants. Il pourra demeurer entraîneur de hockey pour les jeunes et être sur la glace au moins quatre fois par semaine avec ses enfants. Il n’aura qu’à se présenter à New York quelques fois par mois, mais sinon Leetch pourra gérer ses responsabilités professionnelles à distance.

« Vous devez être sur appel tous les soirs et on s’attend à ce que vous soyez disponible pour regarder les séquences afin de donner votre opinion, mais physiquement, vous n’avez pas à être sur place (à New York) tout le temps, explique Leetch. Cela a joué beaucoup dans la balance. »

Maintenant, Leetch doit regarder des matchs de hockey tous les soirs et il reçoit des séquences vidéo sélectionnées par le Département de la sécurité des joueurs par courriel; et il a son mot à dire dans les décisions disciplinaires complémentaires prononcées par Shanahan. Leetch a dit visionner entre 10 et 20 vidéo clips chaque soir, en fonction du nombre de parties. Il va soit parler de vive voix ou communiquer par courriel directement avec Shanahan ou encore discuter des décisions avec l'ensemble du groupe, qui comprend également Stéphane Quintal, à Montréal.

Il affirme que c'est un travail intéressant et stimulant.

« Ce que j'ai constaté, c’est qu’il n’est pas trop difficile de juger si un coup mérite une suspension, c'est juste de se dire : que faisons-nous à partir de là ? dit Leetch. Une fois que c’est clair dans votre esprit et que vous estimez que c'est quelque chose qui mérite des mesures disciplinaires supplémentaires, c’est de décider ce qui arrivera à partir de là, combien de matchs ? »

Leetch dispose d'un siège lors des réunions au sein du Bureau des gouverneurs et lors des réunions des directeurs généraux. Il a son mot à dire dans la façon dont le jeu est joué aujourd'hui et devrait être joué dans l'avenir.

Sa voix se fait entendre à nouveau. Il fait à nouveau partie de la LNH. Il y sera probablement encore pour longtemps, que ce soit dans sa fonction actuelle ou dans un autre rôle à être déterminé dans l’avenir.

« Mon plus vieux a 13 ans et je peux déjà voir qu'il a moins besoin de ses parents. Je sais que cela va se passer assez rapidement, a déclaré Leetch. Je suis content, mais j’ai pensé que c'était une façon de rappeler aux gens, tout comme lorsque je faisais de la télévision pour les Rangers, que je suis toujours intéressé et que je porte attention au sport, je l’aime toujours autant. Peut-être qu’à un certain moment, une occasion se présentera et elle sera parfaite pour tout le monde, mais sinon, c'est une façon amusante de demeurer impliqué et de me retrouver quand même au cœur de ma vie familiale. »

Hartley parle de Monahan et du premier signe qui lui a fait penser que le jeune était sans doute spécial

Bob Hartley, l’entraîneur des Flames de Calgary, a dit qu'il n'est pas sûr que la recrue de 18 ans, le centre Sean Monahan, sera sur place pour disputer un 10e match dans la LNH cette saison ou s’il sera retourné à son équipe junior. Il a participé à cinq matchs et présente un dossier de quatre buts et six points. S'il joue dans un 10e match, sa saison sera considérée comme la première de son contrat d'entrée de trois ans dans la LNH.

Peu importe, Hartley aurait pu dire par le test de la vue passé lors de la première journée du camp d’entraînement que Monahan était préparé à jouer dans la LNH. Il n'a rien vu depuis qui pourrait le pousser à changer son opinion.

« Mon Dieu qu’il est un jeune mature », a dit Hartley à LNH.com. « La façon dont il s'est présenté au camp, c’était la première étape pour nous envoyer un message qu'il ne plaisantait pas. J'ai vu tellement de jeunes arriver à leurs premiers camps d’entraînement et qui n’étaient pas prêts. Ils pensaient que leur niveau d’entraînement des niveaux collégiaux ou juniors suffisait. Il y a une énorme différence. Monahan a vraiment fait ce qu’il fallait. Il arrive à s’entraîner avec tous nos joueurs sans problème. »

Opinion d’un membre du Temple de la renommée : Vlasic est largement sous-évalué

L’entraîneur adjoint des Sharks de San Jose, l’ancien défenseur membre du Temple de la renommée du hockey Larry Robinson, attend que le reste de la LNH reconnaisse la qualité de défenseur qu’est Marc-Édouard Vlasic. Cette reconnaissance pourrait survenir cette saison.

Vlasic a entamé le match de mardi contre les Blues de St. Louis avec une fiche de deux buts et cinq points en cinq matchs. Il semble avoir ajouté une touche offensive à son jeu défensif global.

« Je pense qu'il est aussi complet, comme joueur de défense, que vous pouvez l’être », a dit Robinson à LNH.com. « Pour nous, il joue dans toutes les situations clés. Il peut tuer des pénalités. Nous ne l'utilisons pas sur le jeu de puissance parce que Dan Boyle fait partie de l'élite à cette position. C'est un excellent patineur. Il fait toutes les petites choses très bien. Il est très sous-estimé dans la ligue en ce moment. »

Vlasic a participé au camp d'orientation olympique du Canada en août, faisant ainsi son apparition sur l’écran radar de l'équipe qui se rendra à Sotchi, en Russie, pour les Jeux olympiques de 2014. Robinson, quoique biaisé, pense que le directeur-exécutif de l’équipe du Canada Steve Yzerman serait sage de choisir Vlasic au sein de l'équipe olympique.

« Oui, surtout quand vous jouez sur une grande patinoire (aux dimensions internationales) vous voulez des joueurs de hockey qui peuvent faire circuler la rondelle, qui patinent bien et qui sont solides défensivement, a déclaré Robinson. Il fait toutes ces choses. Il est aussi bon que n'importe qui à la défense, dans les situations à un contre un. Il n’est pas le défenseur qui va couper au centre pour donner une retentissante mise en échec, mais il ne se fait pas souvent battre; que demander de plus à un défenseur ? »

McDonagh cherche les résultats loin de Girardi

Les défenseurs Ryan McDonagh et Dan Girardi étaient les hommes de la situation et formaient la paire de prédilection de l’ancien entraîneur des Rangers, John Tortorella, pendant pratiquement deux saisons entières. Ils ont formé la paire de défenseurs utilisée pour contrer les meilleurs éléments adverses et les deux ont mérité beaucoup de crédit pour avoir tenu Alex Ovechkin à un seul but à forces égales durant 14 rencontres de séries éliminatoires au cours des deux dernières saisons.

Il n’aura fallu que trois rencontres au nouvel entraîneur Alain Vigneault pour séparer le duo, mais McDonagh essaie de ne pas regarder cette décision autrement qu’en se rendant à l’évidence. Il présente une fiche de moins-5 au sein d’une équipe qui a été dominée par 25-9 au niveau des buts et par 19-4 au niveau des buts marqués à forces égales. Les choses changent avec des résultats comme ceux-là.

« Nous n’avons pas bien joué en tant que groupe en défensive, les entraîneurs tentent donc des combinaisons différentes, a dit McDonagh à LNH.com. En fait je dois simplement me concentrer sur moi-même et revenir au style que je veux vraiment pratiquer, prouver que je peux jouer et avec n’importe qui. »

McDonagh a disputé les deux derniers matchs en étant jumelé à Anton Stralman, tandis que Girardi a été jumelé à Marc Staal. C’est ainsi que les Rangers amorceront le match de mercredi au Verizon Center contre les Capitals de Washington (20:00, H.E., RDS2, TSN2, NBCSN). Girardi et Staal auront vraisemblablement la tâche de stopper Ovechkin.

ICI ET LÀ

* Un ajustement clé dans le style du gardien Steve Mason des Flyers de Philadelphie qui lui a permis d’être plus constant cette saison est le fait de jouer plus profondément dans son demi-cercle. C’est un ajustement apporté par l’entraîneur des gardiens des Flyers, Jeff Reese, qui a révélé à LNH.com qu’il désirait que Mason se positionne plus profondément parce que cela lui permet d’être plus efficace quand vient le temps d’effectuer ses déplacements d’un poteau à l’autre et que cela nécessite moins d’efforts.

« Je veux toujours qu’il soit en position, a dit Reese. Je pense qu’un gars de cette taille ne devrait jamais se retrouver hors position. Je le veux en position et en contrôle. »

Nous en dévoilerons davantage sur les ajustements apportés par Mason dans cette même chronique, la semaine prochaine.

* Les Flames présentent certaines statistiques, après cinq parties, qui suggèrent que leur succès en début de saison n’est pas représentatif, à moins qu’ils ne s’améliorent dans quatre aspects précis : les mises en jeu (pourcentage de 44,4 pour cent), les tirs accordés (31 par match en moyenne), les buts accordés (3,20 par rencontre) et le pourcentage en infériorité numérique (66,7 pour cent).

Toutefois, les Flames mènent la ligue avec une moyenne de 18,4 tirs bloqués par match. Hartley voit la chose comme étant positive et parmi les raisons pour justifier la fiche de 3-0-2 de sa formation après cinq rencontres.

« Nous avons ciblé cela l’an dernier lors de notre dernière réunion, a dit Hartley. Nous avons donné une liste des situations où nous devions être meilleurs et les tirs bloqués étaient certainement parmi ces items. C’est fantastique de constater que tout le monde participe. »

* Robinson offre une comparaison intéressante lorsqu’on le questionne au sujet du défenseur des Sharks Matt Irwin.

« Il pourrait jouer comme Jason Garrison à Vancouver, a dit Robinson. Il possède ce type de lancer. »

Irwin, 25 ans, mesure 6 pieds 2 pouces et pèse 210 livres; Garrison, 28 ans, mesure 6 pieds 2 pouces et pèse 218 livres.

« Il a un grand potentiel », a dit Robinson à propos d’Irwin. On n’a fait qu’effleurer la surface dans son cas. »

* En plus de reconnaître le jeu du gardien Semyon Varlamov et la vitesse ainsi que la pression qu’appliquent les attaquants de l'Avalanche du Colorado, l’analyste Craig Button de NHL Network a noté ce qui suit lorsqu'on lui a demandé ce qu'il pensait de l'Avalanche cette saison:

« Erik Johnson joue comme un défenseur de premier plan », a dit Button à LNH.com. « Il est vraiment fort dans tous les domaines. »

Johnson a été efficace cette saison, même s’il a débuté la majorité de ses présences à 5 contre 5 dans la zone défensive (55,3 pour cent avant le match de mardi contre les Stars de Dallas, selon les données recueillies par Behindthenet.ca). Il aide l'Avalanche à garder la rondelle hors du filet et à la sortir de la zone, comme en témoigne le fait qu'il termine près de 58 pour cent de ses présences avec la rondelle en zone offensive.

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

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