Jean-Sébastien Giguère blanchit les Bruins et l’Avalanche demeure parfait

vendredi 2013-10-11 / 0:08
Matt Kalman  - Correspondant LNH.com

BOSTON – L’Avalanche du Colorado a réussi à démontrer une fiche de 3-0-0 pour amorcer la saison 2013-14 grâce à la tenue du gardien Semyon Varlamov, qui a alloué un but lors de chacun des matchs.

Mais pour la première fois de la campagne, l’Avalanche a fait confiance à son gardien auxiliaire Jean-Sébastien Giguère, et le vétéran a fait encore mieux que son coéquipier pour garder la rondelle hors de son filet.

Giguère a repoussé les 39 lancers qui ont été dirigés vers lui pour donner au Colorado son premier jeu blanc de la saison. L’Avalanche présente maintenant une fiche de 4-0-0 grâce à sa victoire de 2-0 face aux Bruins à Boston jeudi soir.

Il s’agissait d’un 37e blanchissage en carrière pour Giguère et d’un premier depuis le 15 mars 2012 contre les Devils du New Jersey.

« Je crois qu’un jeu blanc, ça se fait en équipe, a déclaré le Québécois. On doit être fier de la façon dont on a écoulé nos pénalités ce soir (jeudi). Ce n’était pas toujours très beau, mais d’avoir réussi à récolter les deux points dans cet amphithéâtre, ça en dit long sur notre équipe. On a trouvé un moyen de gagner nos deux derniers matchs sur la route, et on doit en être extrêmement fier. »

Le désavantage numérique du Colorado a été parfait en trois occasions et est maintenant parfait en 10 opportunités depuis le début de la campagne. L’Avalanche, qui n’a jamais affiché un tel dossier depuis que l’organisation a déménagé à Denver, connaît son meilleur départ depuis que les Nordiques de Québec avaient démontré une fiche de 5-0-0 en début de campagne 1994-95.

Âgé de 36 ans, Giguère a effectué 14 de ses arrêts en troisième période. Il a indiqué qu’il ne sentait pas qu’il avait été parfait, mais que c’était une bonne première sortie pour lui cette saison.

« Vous savez, tout ce que je voulais c’était me battre, me battre pour essayer d’aller chercher la victoire, a-t-il dit. C’est vraiment difficile de gagner dans cet amphithéâtre et je voulais juste me donner une chance, donner une chance à l’équipe. Tu ne t’attends pas à un miracle à ton premier match. Tout ce que tu veux c’est donner ton maximum. J’ai donné tout ce que j’avais aujourd’hui (jeudi) et les gars ont très bien joué devant moi. »

Les Bruins tentaient quant à eux d’améliorer leur dossier à 3-0-0 pour la première fois depuis 2001. Au lieu de cela, le gardien Tuukka Rask s’est retrouvé du côté des perdants malgré une performance de 28 arrêts. Rask a alloué un but lors de chacun des trois premiers matchs des Bruins.

Ryan O'Reilly a marqué sur le jeu de puissance en première période et Matt Duchene a fait 2-0 grâce à un but dans un filet désert pour l’Avalanche.

Avec une pause de quatre jours depuis leur dernière rencontre, les Bruins croient qu’ils auraient peut-être pu obtenir un résultat différent s’ils avaient pu résoudre l’énigme Giguère ne serait-ce que pour un seul but.

« C’est comme ça parfois. C’est une question d’un tir ou d’un bond, et ensuite tu reprends confiance et tu reprends vie, a évoqué Patrice Bergeron des Bruins. On n’a pas eu ça ce soir (jeudi), et ça nous a fait mal. On doit évidemment mieux faire offensivement. Oui, leur gardien a connu un bon match, mais on doit lui rendre la tâche beaucoup plus difficile que ça. »

Les deux équipes se sont échangé des chances de marquer au cours d’une première période à haute intensité, jusqu’à ce que l’Avalanche ne touche la cible lors de son premier avantage numérique. O'Reilly s’est placé tout près de Rask pour rediriger le lancer d’André Benoît et faire 1-0 à 19:20.

Le but était le premier sur le jeu de puissance accordé par les Bruins cette année, après avoir écoulé leurs sept pénalités précédentes au cours de leurs deux premières rencontres.

En fin de deuxième tiers, les esprits se sont échauffés. Après que des pénalités mineures pour rudesse eurent été distribuées à Milan Lucic, Jarome Iginla, Gabriel Landeskog et PA Parenteau, Lucic a également écopé d’un 10 minutes pour mauvaise conduite à 19:08 pour avoir poussé Landeskog à répétition après l’intervention des officiels. Les Bruins ont donc dû jouer pendant la moitié de la troisième période sans l’un de leurs meilleurs joueurs.

« Oui, tu veux en faire partie. Tu veux faire tout ce que tu peux pour aider ton équipe à gagner, a indiqué Lucic. Je pense qu’en tant que trio on commençait à générer des chances, mais malheureusement ça m’a sorti du match. Je crois qu’on a tout de même réussi à générer des choses, en tant que trio, et j’espère qu’on pourra bâtir là-dessus. »

Landeskog a raté beaucoup de matchs l’an dernier en raison d’une commotion cérébrale, et il a catégoriquement refusé de se battre avec Lucic qui, lui, avait jeté les gants.

L’entraîneur de l’Avalanche, Patrick Roy, a encensé son capitaine.

« Premièrement, on n’a rien à prouver en se battant avec lui, a dit Roy. Je ne crois pas que les bagarres soient si importantes dans notre jeu. Et en même temps, il n’y avait pas de raison pour que Gaby se retrouve au banc des pénalités pour 10 ou 15 minutes. On a besoin de lui sur la glace. Il est un de nos meilleurs joueurs et c’était intelligent de sa part. »