George Parros a subi une commotion cérébrale lors de sa violente chute en troisième période

mercredi 2013-10-02 / 0:30
Emna Achour  - Journaliste LNH.com

MONTRÉAL – Un incident malheureux est venu assombrir le match d’ouverture du Canadien à Montréal, mardi.

En plus d’avoir perdu la rencontre 4-3 face aux Maple Leafs de Toronto, le Tricolore a perdu les services de son homme fort George Parros avec moins de trois minutes d’écoulées à la troisième période, lui qui a subi une commotion cérébrale après avoir chuté tête première sur la patinoire pendant un combat avec le colosse des Leafs Colton Orr.

Dans le vestiaire à la suite du match, Daniel Brière semblait particulièrement secoué.

« [La santé de Parros] est évidemment beaucoup plus importante que le score final, a-t-il déclaré. C’est toujours difficile de jouer après avoir vu quelque chose comme ça arriver. Les équipes ont un peu perdu le contrôle à ce moment-là et beaucoup de choses arrivaient en même temps. C’est malheureux de perdre un joueur, peu importe pour quelle équipe il joue. »

Après un arrêt de Price et un sifflet de l’arbitre, Orr s’est tout de même amené dans le demi-cercle du gardien pour tenter de récupérer un possible retour. Le geste n’a pas plus à P.K. Subban, qui s’est rué sur le robuste attaquant des Maple Leafs. Orr a tenté de se défendre, mais Parros s’est interposé pour éviter que Subban ne se batte. Entre temps, le défenseur du CH Jarred Tinordi et l’ailier droit de Toronto Carter Ashton ont jeté les gants, et quelques minutes plus tard Parros et Orr ont décidé de valser à leur tour. Résultat: à peine un coup de poing distribué de chaque côté plus tard, Orr est tombé à la renverse et Parros a frappé dans le beurre et chuté violemment, son menton encaissant le coup.

Le nouveau venu du Canadien est ensuite demeuré étendu pendant plusieurs minutes sur la patinoire, le personnel médical de l’équipe s’affairant à le garder immobile jusqu’à ce qu’il soit placé sur une civière et transporté à l’hôpital pour y subir des examens plus approfondis. Le Tricolore a cependant assuré après la rencontre que Parros était alerte et conscient.

« Ces dans ces moments-là qu’on pense à sa famille et qu’on espère qu’il ira mieux », a indiqué Lars Eller, qui a dû se rappeler de bien mauvais souvenirs en voyant la séquence, lui qui avait aussi fait une mauvaise chute et frappé la glace tête première à la suite d’une mise en échec d’Eric Gryba des Sénateurs d’Ottawa en séries l’an dernier. « Ce n’est jamais amusant de voir un joueur comme ça, surtout qu’il était assez secoué et qu’il avait de la difficulté à se relever. Mais au moins il bougeait, alors c’est bon signe. »

Pour Michel Therrien, l’entraîneur-chef du Canadien, inutile de grimper dans les rideaux; ce qui est arrivé à Parros n’était que le résultat d’un jeu malchanceux.

« Il a fallu se regrouper rapidement, mais c’était de la malchance ce qui est arrivé à George, a-t-il dit. Ce genre de choses n’arrive pas souvent. »

Il ne s’agissait pas de la première bagarre à éclater entre Parros et Orr – la plus récente étant d’ailleurs survenue plus tôt dans ce même match, à 4:25 du deuxième vingt –, les deux grands gaillards ayant entre autres jeté les gants le 20 janvier 2011, alors que Parros évoluait avec les Ducks d’Anaheim sous les ordres d’un certain Randy Carlyle, actuel entraîneur-chef des Leafs. Ce combat avait d’ailleurs connu le même triste dénouement, mais à l’inverse: c’est Orr qui avait fait une mauvaise chute et qui avait subi une commotion lorsque son visage avait heurté la glace, menant à une longue période d’inactivité. Et Carlyle s’en souvient très bien.

« C’était un peu du déjà vu pour moi parce que quand j’étais à Anaheim, George s’est battu contre Colton Orr et la même chose est arrivée, a évoqué Carlyle. Ç’a gardé Colton Orr sur la touche pendant plusieurs mois, et c’était le même type d’incident. Ce n’était pas un coup de poing, c’est le joueur qui avait chuté et dont le menton et le visage avaient malheureusement heurté la glace. C’est malheureux, ce sont des choses difficiles à regarder. »

Le défenseur Josh Gorges a quant à lui préféré voir l’incident impliquant son coéquipier Parros comme une source de motivation, plutôt qu’une occasion pour l’équipe de s’apitoyer sur son sort.

« Aussi difficile que ça soit, tu dois presque t’en servir comme un moment de ralliement, a-t-il déclaré. Un joueur jette les gants pour défendre un de ses coéquipiers, il se sacrifie comme ça et finit par se blesser, je pense que sur le banc on doit se dire ‘Allons-y et faisons le travail pour lui’. Il s’est sacrifié et c’est difficile [de s’y remettre] immédiatement, mais plus le match avance et plus on doit se dire qu’il faut le faire pour lui. »

Le débat continuel sur les bagarres au hockey est rapidement remonté à la surface sur les médias sociaux dans les secondes suivant l’incident, mais Gorges a tenu à calmer les ardeurs de tout le monde.

« Je ne pense pas qu’il soit temps de débattre sur l’élimination des bagarres au hockey juste parce qu’un gars a été blessé, a-t-il dit. Et je pense que George serait le premier à être d’accord avec moi là-dessus. »

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