Michel Therrien fait le point sur la situation de Louis Leblanc

mercredi 2013-09-18 / 18:22
Emna Achour  - Journaliste LNH.com

BROSSARD – Le Canadien de Montréal ayant obtenu congé d’entraînement mardi – soit un jour après la première vague de coupures au camp de l’équipe –, il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que Michel Therrien se fasse poser LA question que tout le monde se pose depuis lundi soir: pourquoi Louis Leblanc?

« Je m’attendais à cette question, je ne sais pas pourquoi… », a-t-il rigolé avec les médias.

« Pour être honnête, comme je l’ai dit auparavant, Louis est arrivé avec une attitude différente, en meilleure forme physique, mais d’après ce qu’on a vu et la saison qu’il a connue l’an dernier, on devait prendre une décision, a-t-il ajouté. On croyait que c’était le meilleur moment pour Louis d’aller à Hamilton, c’était le plan avec lui. »

Le troupier du Canadien a cependant insisté sur le fait que la décision de mettre fin au camp d’entraînement du jeune homme de Kirkland avait surtout été influencée par le besoin du Tricolore d’en savoir plus sur d’autres joueurs plus méconnus.

« Il y a plusieurs gars qu’on doit apprendre à connaître davantage, a-t-il évoqué. Louis, on le connaît. Mais il y a des joueurs qu’on a décidé de garder parce qu’on a besoin d’en apprendre plus sur eux. Comme [Sebastian] Collberg: va-t-il jouer dans la LNH? Parce que s’il ne joue pas dans la LNH, il va retourner en Suède. [Christian] Thomas, c’est la même chose. Il a connu une très bonne campagne l’année dernière dans la Ligue américaine. Il connaît un bon camp, mais on doit en connaître davantage. [Michael] McCarron aussi.

« Il y a un paquet de petites choses qui ont fait en sorte que nos décisions étaient toutes calculées. »

Therrien a cependant tenu à se faire rassurant en mentionnant que ce n’était pas non plus la fin pour le choix de premier tour (18e au total) du CH en 2009, puisque l’équipe a tout de même vu en lui des signes encourageants.

« Marc [Bergevin] l’a rencontré avec Sylvain Lefebvre (l’entraîneur-chef des Bulldogs de Hamilton), et après les discussions avec Marc il semblait avoir compris, il semble être dans le bon état d’esprit, a déclaré Therrien. C’est sûr qu’il est déçu, c’est normal. Mais c’est toujours de la manière dont tu vas répondre. Quelle attitude vas-tu avoir? Dans le fond c’est ça; tout est une question d’attitude. Quand tu as la bonne attitude, tu vas réussir à te frayer un chemin. J’ai toujours cru à ça. »

Après avoir répondu aux premières questions concernant Leblanc un peu plus en surface et sans vraiment livrer le fond de sa pensée, Therrien a finalement baissé sa garde et mis cartes sur table.

Leblanc n’a pas livré de très bonnes performances l’an dernier (10 buts et huit aides en 62 rencontres avec un différentiel de moins-18) et sa mauvaise première moitié de saison lui avait même valu de ne pas être invité au camp d’entraînement qui avait précédé la saison écourtée par le lock-out. Selon Therrien, les raisons qui expliquent pourquoi Leblanc est où il est en ce moment sont fort simples.

« Pourquoi on ne l’a pas invité [au camp l’an dernier]? Parce qu’il ne faisait pas partie des meilleurs, a mentionné Therrien sans équivoque. Pour nous, que tu sois un premier choix, un deuxième choix ou un troisième choix, c’est sur la glace que ça se passe. […] Ç’a été une saison difficile pour Louis, et il va être le premier à l’admettre. On pense qu’il a appris de cette saison-là parce qu’il a changé son attitude, sa condition physique. Il a réalisé que ce qu’il faisait avant, ce n’était peut-être pas les bonnes choses. »

Therrien insiste cependant sur le fait que tout n’est pas perdu, mais que maintenant la balle est dans le camp de Leblanc.

« En partant on a vu un changement, et on veut qu’il continue dans ces changements-là et qu’il devienne un bon joueur, a-t-il ajouté. Et quand [l’équipe va procéder à des rappels], si c’est lui le meilleur joueur des Bulldogs, ça va être lui. »

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