L’optimisme règne au premier camp de Roy à titre d’entraîneur de l’Avalanche

mercredi 2013-09-11 / 19:56
Rick Sadowski  - Correspondant LNH.com

DENVER -- Patrick Roy relaxait à un café local récemment quand un étranger est entré, l’a reconnu assis à une table tout seul et s’est approché.

« ‘Hey, coach, comment ça va?’ a raconté Roy mercredi. J’ai hésité et je me suis dit, ‘Oh, c’est à moi qu’il parle.’ »

Appelez cela l’aube d’une nouvelle ère pour l’Avalanche du Colorado, une franchise qui a vécu des moments difficiles et qui tente de retourner dans l’élite de la ligue sous le leadership de deux ex-vedettes : Joe Sakic, vice-président exécutif des opérations hockey et Roy, qui a été nommé vice-président des opérations hockey et entraîneur en chef en mai.

« Bien franchement, j’étais un peu nerveux, mais en même temps, j’étais très enthousiaste », a admis Roy mercredi au Pepsi Center à sa première journée de son premier camp d’entraînement à titre d’entraîneur dans la LNH. « Nous avons un grand défi devant nous. Je peux vous dire que je suis entouré de personnes de grande qualité. On a toujours peur de ne pas avoir tous les éléments, mais le personnel qui m’entoure travaille très fort et je crois sincèrement que nous sommes prêts pour ce camp d’entraînement. »

L’Avalanche sautera sur la patinoire jeudi à leur centre d’entraînement à Centennial en banlieue de Denver.

« Je suis ici pour gagner », a déclaré Roy, membre du temple de la Renommée qui était le gardien de l’Avalanche lors des conquêtes de la Coupe Stanley en 1996 et 2001. « J’ai marché dans les rues de la ville et il y a une effervescence pour l’Avalanche. Les amateurs sont enthousiastes à propos de notre équipe. Plusieurs amateurs m’ont dit : ‘Sois certain de les faire travailler’. Je peux leur promettre que je ferai travailler mes joueurs. J’accepterai les erreurs, ça fait partie du jeu, mais les joueurs vont travailler. »

Roy n’a aucune expérience à titre d’entraîneur dans la LNH mais il a passé les huit dernières saisons à titre de propriétaire, directeur général et entraîneur des Remparts de Québec de la LHJMQ. Les Remparts ont conservé une fiche de 348-196 sous ses ordres et ils ont remporté la coupe Memorial en 2006.

L’Avalanche, au contraire, a raté les séries éliminatoires trois années consécutives et quatre fois dans les cinq dernières saisons, mais les joueurs sont véritablement optimistes que la culture de perdants changera maintenant que deux icônes dirigent l’équipe.

« Je n’ai jamais eu autant hâte d’entreprendre une saison », a déclaré le centre Matt Duchene qui en sera à sa cinquième campagne. « Tout le monde est si confiant avec ces deux gars à la barre. L’atmosphère est complètement différente. C’est vraiment excitant. Je crois que nous allons connaître toute une saison. »

Ryan O'Reilly, qui passera de joueur de centre à ailier gauche, a déclaré : « C’est fantastique. Je n’aurais jamais pensé qu’une légende, un gars que j’ai regardé joué pendant de nombreuses années quand j’étais petit deviendrait mon entraîneur. Je suis très enthousiaste de faire partie de cela. »

L’Avalanche a terminé la saison écourtée de 48 matchs avec une fiche de 16-25-7 et a fini en dernière place de la section Nord-Ouest et de l’Association de l’Ouest, et avant dernier de la ligue.

« Je pense sincèrement que tout commence vraiment, a dit Duchene. Nous avons appris comment perdre. Nous devrons maintenant apprendre à gagner. Ça commence cette année. »

Roy avait déclaré lors de la conférence de presse annonçant sa nomination en mai que l’Avalanche aurait une « attitude d’équipe championne de la Coupe Stanley », un refrain qu’il a répété à plusieurs reprises, mercredi.

« Je crois que le message de nos gars qui ont gagné la Coupe Stanley sera transmis aux joueurs, a dit Roy. Je pense que ça commence comme cela. C’est un processus, c’est une accumulation et c’est comme cela que nos joueurs vont commencer à réaliser étape par étape comment on se sent quand on gagne des matchs sans nécessairement jouer notre meilleur match. Ils réaliseront la différence entre perdre et gagner.

« Nous allons être très clairs sur les critères que nous allons exiger : les sacrifices, la discipline, l’éthique de travail et le concept d’équipe. Nous allons être très clairs. Nous allons avoir un plan et ils devront le suivre. Nous n’avons pas à bien jouer à tous les matchs pour l’emporter. Durant mes années ici, nous n’avons pas toujours été parfaits à chaque match, mais on se donnait une change de l’emporter à chaque match. »

L’Avalanche devra améliorer sa défense et ses gardiens devront faire mieux si l’équipe veut atteindre ses objectifs. L’attaque est solide avec Duchene, O'Reilly, le capitaine Gabriel Landeskog, PA Parenteau, Paul Stastny, Alex Tanguay, Jamie McGinn, Steve Downie (qui est rétabli de sa blessure au genou survenue dans le deuxième match de la dernière saison) et le premier choix au dernier repêchage, Nathan MacKinnon.

Roy a indiqué qu’il était à l’aise avec les gardiens Semyon Varlamov et Jean-Sébastien Giguère, et il est « très confiant et très positif » avec sa brigade défensive. Varlamov travaille avec le nouvel entraîneur des gardiens de l’Avalanche, François Allaire, qui a conseillé Roy et Giguère dans le passé.

« Il a pris un engagement qui me fait croire qu’il mérite une chance de prouver ce qu’il peut faire et nous allons lui donner cette chance, a affirmé Roy en parlant de Varlamov. Je sais que plusieurs doutent de Varlamov. Giguère sera un bon substitut à Varlamov. J’ai parlé beaucoup à Giguère et je lui ai fait savoir que je voulais qu’il partage son expérience avec lui. Il le fera et j’en ferai autant. »

À la ligne bleue, l’Avalanche pourra compter sur Erik Johnson, Jan Hejda, Tyson Barrie, Stefan Elliott, Matt Hunwick et Ryan Wilson, qui a raté une grande partie de la dernière campagne en raison d’une blessure à une cheville. L’Avalanche a libéré Greg Zanon et a fait signer un contrat à André Benoit à titre de joueur autonome, en plus d’acquérir Cory Sarich, des Flames de Calgary, et Tanguay dans un échange en retour de David Jones et de Shane O'Brien.

« J’aime notre brigade défensive, a dit Roy. Premièrement, Wilson est de retour. Il est un défenseur important pour nous, il rend notre brigade défensive meilleure en étant de retour. Nous avons aimé le jeu de Barrie à la fin de la saison. Il a bien fait pendant toute la saison. Nous allons voir où en est rendu son développement, mais j’ai confiance en lui.

« Nous avons acquis André Benoit qui a connu une très bonne saison. Quand (Erik) Karlsson a été blessé à Ottawa, il a très bien joué. Il faisait partie des deux premières paires de défenseurs et il a très bien joué pour eux. Sarich a remporté la Coupe Stanley avec Tampa Bay et il a beaucoup d’expérience. Je pense que son expérience rend notre défense déjà meilleure.

« Nous avons un bon groupe. Nous allons bien jouer défensivement. Pendant toutes mes années à Québec, nous avons toujours eu de bonnes équipes défensives. »

Donc, est-ce que Roy prédit que l’Avalanche effectuera un retour dans les séries éliminatoires à sa première saison derrière le banc?

« Je sais qu’il n’y a pas beaucoup d’experts qui nous placent dans les séries, a-t-il dit. J’adorerais les faire mentir. C’est ma réponse. »