Touchette : L’année de vérité pour Carey Price

mercredi 2013-09-11 / 17:00
Serge Touchette  - Chroniqueur LNH.com

À chaque fois que les camps d'entraînement prennent leur envol que ce soit à Montréal, Tampa, Toronto ou ailleurs, la même question, invariablement, refait surface: Combien d'espoirs sont susceptibles de percer la formation ?

L'année dernière, Alex Galchenyuk se voulait le point de mire au camp du Canadien.

« Est-ce que la direction de l'équipe oserait parier sur un joueur de 18 ans », qu'on se demandait 20 ou 25 fois par jour ?

Au Canadien, Galchenyuk n'a donné d'autre choix que de lui ouvrir toutes les portes du Centre Bell, y compris celle du garage.

Tout feu, tout flamme, Brendan Gallagher avait également déjoué les calculs d'un peu tout le monde. Non seulement il a mérité un poste, mais il a failli enlever le trophée Calder.

Cette année, la question, contrairement à la coutume, n'implique pas une recrue, mais bien un jeune vétéran qui a des choses à prouver.

Vous aurez sûrement reconnu Carey Price.

Les ouvertures sont peu nombreuses chez le Canadien et, si jamais des blessures surviennent, l'équipe peut se targuer d'avoir une certaine profondeur ce qui n'a pas toujours été le cas au cours des dernières années.

En attaque comme en défense, elle dispose de solutions de rechange advenant la perte d'un Desharnais, d'un Plekanec ou d'un Gorges.

En défense, par exemple, Subban, Markov, Gorges, Bouillon et Diaz sont déjà en poste. Mais dans la salle d'attente, il y a aussi Douglas Murray, qui n'a rien d'un figurant et Davis Drewiske, sans compter Jarred Tinordi, qui pourrait surprendre, et Nathan Beaulieu, plutôt discret au camp des recrues.

Bref, les options sont nombreuses.

Ce n'est évidemment pas le cas devant le filet.

Et à ceux qui, déjà, avancent que Zachary Fucale pourrait mêler les cartes, je réponds : « Respirez par le nez s'il vous plait. Le jeune a du talent, mais il a encore la couche aux fesses. En d'autres mots, les nerfs ! »

Peter Budaj est un bon gardien auxiliaire, mais si Carey Price ne retrouve pas la forme le Canadien risque de connaitre une année de misère.

Comme bien d'autres équipes, le Canadien ira aussi loin que son gardien voudra bien le mener.

Price, quoiqu'en pensent ses dénigreurs, est un gardien talentueux, qui a besoin de rebâtir sa confiance et de peaufiner sa technique avec la complicité d'un nouvel entraineur des gardiens, Stéphane Waite.

Est-ce que Daniel Brière jouera au centre ou à l'aile ? Est-ce qu'une recrue se taillera une place? Est-ce que Louis Leblanc saisira enfin sa chance ? Est-ce que Galchenyuk pivotera l'un des deux premiers trios de l'équipe ?

Vous savez quoi ? Toutes ces questions auront un sens uniquement si Price, avec l'appui de Waite, remonte en selle.

On a beau dire, mais son rendement déterminera l'allure de la saison du Canadien. Rien de moins.

Un monsieur, qui prend de la place

Pour mieux reconstruire leur équipe, les Flames de Calgary se sont tournés, l'autre jour, vers un menuisier qui a déjà fait ses preuves: Brian Burke.

L'ex-directeur général des Malpe Leafs de Toronto a été nommé directeur des opérations hockey et, parce qu'il a l'habitude d'en mener large, on se demande déjà combien de gros et petits orteils il écrasera au passage dans le nouvel organigramme des Flames, qui ont raté les séries éliminatoires au cours des quatre dernières saisons.

« Les gens s'imaginent que je veux constamment occuper le siège de conducteur de l'autobus, a-t-il déclaré. Or je suis un très bon coéquipier ... »

Y-a-t-il des sceptiques dans la salle ?

Mais qu'on l'aime ou pas, Burke est un homme d'action. S'il prend beaucoup de place, il n'a pas l'habitude de regarder passer le train.

Son parcours est à l'image de l'homme: mouvementé.

S'il a mené les Ducks d'Anaheim à la conquête de la Coupe Stanley à titre de directeur général en 2006-2007, il a aussi frappé un mur à Toronto alors que les Malpe Leafs, sous son régime, ont raté les séries pendant quatre années de suite.

Lequel des deux sévira à Calgary ? Celui d'Anaheim ou celui de Toronto ? Faudra voir.

Mais on sait déjà une chose: avec Burke dans les parages, les Flames, qui repartent ni plus ni moins à zéro à la suite des départs de Jarome Iginla et de Jay Bouwmeester, entre autres, ont décidé d'accélérer le processus.

Car si Burke aime passer à l'action, il est parfois impatient.

L'équipe est à rebâtir, mais le deuxième étage du Saddledome s'est déjà enrichi d'un joueur qui risque de faire pas mal de bruit.

Le visage de la concession

Les Islanders n'ont étonné personne en nommant le jeune John Tavares capitaine de l'équipe, lundi,

Ce n'est pas comme si les candidats se bousculaient à la porte.

Finaliste dans la course au trophée Hart, l'année dernière, Tavares est devenu le visage d'une concession qui, depuis trop longtemps déjà, avait perdu son identité.

La seule présence de Tavares dans la formation se veut désormais un prétexte pour regarder jouer les Islanders.

Il n'y pas si longtemps, il suffisait d'entendre le nom des Islanders pour changer de poste.

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