Touchette : La patinoire internationale ne devrait pas nuire à l’équipe canadienne

mercredi 2013-08-28 / 13:47
Serge Touchette  - Chroniqueur LNH.com

On n'a pas fini d'entendre parler des grandes patinoires et du gardien de but numéro un d'Équipe Canada d'ici la présentation du tournoi olympique de Sotchi en février.

Vos oreilles risquent de crier grâce.

Mais vous savez quoi ? Si je me fie aux joueurs qui formeront l'équipe canadienne, je ne me ferais pas trop de bile avec les patinoires aux dimensions internationales.

Le Canada, qu'on se le dise, aura une équipe capable de gagner sur une petite, une moyenne ou une grande surface ! En patins ou en bottines s'il vous plait. Et j'exagère à peine.

Il suffit de consulter la liste des joueurs, qui ont été invités au camp d'orientation pour s'en convaincre : Crosby, Stamkos, St-Louis, Giroux, Toews, Bergeron, Weber, Keith, alouette.

« Ayoye ! » diraient les Chinois.

On fait toujours état des grandes patinoires lorsque le tournoi olympique est disputé en Europe, mais on parle rarement des patinoires aux dimensions de la LNH quand le tournoi a lieu en Amérique du Nord. Curieux, en effet.

Si les Européens s'adaptent rapidement aux patinoires de la LNH, pourquoi est-ce que les joueurs canadiens auraient du mal à s'ajuster aux grandes patinoires internationales ?

Le degré de difficulté, je l'avoue, n'est pas banal, mais le Canada, champion en titre, a tout ce qu'il faut et plus encore pour le surmonter.

Bref, une équipe talentueuse peut bien performer sur n'importe quelle surface. Et le Canada, vous en conviendrez, misera sur une équipe à la fois talentueuse et rapide. Une équipe jeune aussi et, à tout considérer, une équipe faite sur mesure pour les grandes surfaces.

Si jamais le Canada ne grimpe pas sur le podium à cause de son incapacité à apprivoiser une plus grande surface de jeu, c'est que l'équipe aura été carrément surévaluée. Tout simplement.

Subban a sa place

En conférence de presse, l'autre jour, Mike Babcock, probablement le meilleur entraîneur de la LNH, a insisté sur l'importance de parier sur des joueurs mobiles capables de bien faire circuler rondelle, des joueurs qui sauront s'intégrer au système mis de l'avant.

Ce qui amène la question suivante: Est-ce que P.K. Subban, un étalon encore sauvage à ses heures, a sa place dans l'équipe ?

À cela, je répondrai que si le gagnant du trophée James Norris n'est pas parmi les six premiers défenseurs de l'équipe, le Canada comptera probablement sur la meilleure défense de son histoire !

Subban, c'est vrai, a parfois tendance à prendre des risques, à essayer d'en faire un peu trop.

Mais il se veut un joueur explosif capable d'allumer une équipe et aussi un joueur de pointe de haut niveau en supériorité numérique.

Et lorsqu'on connait l'importance des unités spéciales dans des matches qui, bien souvent, se décideront par un ou deux buts, la contribution d'un Subban risque d'être significative.

Le Canada peut-il se priver d'un joueur pareil ?

Permettez-moi d'en douter.

Qui sera le gardien ?

À vrai dire, le seul point d'interrogation de l'équipe canadienne, on le sait trop bien, se situe devant le filet.

De Ken Dryden à Martin Brodeur en passant par Patrick Roy, le Canada a toujours pu compter sur le ou l'un des meilleurs gardiens de but de la planète dans les rencontres internationales.

Cette année, l'histoire est bien différente.

Les gardiens invités par l'équipe canadienne ont tout à prouver. Je pense à Roberto Luongo, Carey Price, Mike Smith, Corey Crawford et Braden Holtby.

Il ne faut pas non plus écarter les candidatures de Cam Ward et Marc-André Fleury, qui sont à un gros début de saison près d'inciter les dirigeants de l'équipe canadienne à réviser leurs positions.

Parmi tous ces candidats, il y en a assurément deux ou trois qui se démarqueront d'ici février,

« Que le plus méritant l'emporte », a dit Luongo, qui a l'avantage d'avoir déjà vécu l'aventure olympique.

Qui sera devant le filet du Canada ? Bonne question.

Mais si j'avais à parier un dollar ou deux, je parierais sur ... Roberto Luongo. Une simple question de feeling,

Et vous ?