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30 en 30 : Les Penguins bien conscients d’avoir quelque chose à prouver

jeudi 2013-08-29 / 3:00
Corey Masisak  - Journaliste LNH.com

Depuis leur dernière conquête de la Coupe Stanley en 2009, les Penguins de Pittsburgh ont remporté 167 victoires en saison régulière, un sommet dans la LNH au cours des quatre dernières saisons, à égalité avec les Canucks de Vancouver. Et ils ont réussi l’exploit même si Sidney Crosby et Evgeni Maklin ont raté un total combiné de 201 rencontres.

Mais cette équipe la plus victorieuse après une conquête de la Coupe Stanley, cette équipe bourrée de talent, va entreprendre la prochaine saison avec cette conscience d’avoir beaucoup à prouver, plus que ces dernières années en tout cas, après avoir été si décevante en séries.

« Nous sommes une bonne équipe avec de bons joueurs qui abordent les meilleures années de leur carrière », a constaté le directeur général Ray Shero en entrevue à LNH.com. « Avec le noyau constitué de Crosby, Malkin et maintenant (Kristopher) Letang, il n’y a pas une équipe qui a gagné autant de matchs depuis sept ans. Nous avons atteint la finale et nous avons gagné la Coupe Stanley durant cette période.

« Ça fait quatre ans que nous n’avons pas été en finale et gagné la Coupe. Quand vous avez Crosby et Malkin c’est ce à quoi on s’attend. Je reviens au fait qu’il y a de bonnes équipes (ailleurs dans la ligue). Le plafond salarial à favorisé la parité mais ce sont des défis que les bonnes équipes doivent affronter. Nous sommes une de ces équipes, je crois. »

L’élimination aux mains du Canadien de Montréal en deuxième ronde en 2010 a été un choc, mais les Penguins avaient atteint la finale les deux années précédentes et une certaine fatigue pouvait les excuser un peu. En 2011, Crosby et Malkin manquaient tous deux à l’appel et avoir atteint les séries était déjà louable.

C’est au cours des deux dernières saisons que les choses se sont vraiment gâtées. Crosby était de retour au jeu en 2012, remis de ses problèmes de commotion cérébrale, et les Penguins comptaient parmi les favoris aux plus grands honneurs… jusqu’à ce que les Flyers de Philadelphie les sortent dès la première ronde à l’issue d’une série mémorable.

Les Penguins étaient de nouveaux parmi les principaux favoris le printemps dernier et après l’ajout de Jarome Iginla, Brendan Morrow et Douglas Murray, on s’était même mis à les comparer aux grandes équipes des 20 dernières années. Ils ont bien atteint la finale de l’Est mais ils ont été humiliés en quatre matchs par les Bruins de Boston, un autre choc.

« Nous n’avons pas marqué et nous ne sommes pas une équipe facile à arrêter, mais les Bruins ont fait du bon travail, a reconnu Shero. Nous avons eu toutes sortes de chances lors du premier match, surtout en première période, mais ils ont fini par marquer le premier but. Lors du deuxième match, absolument personne, selon nous, ne peux expliquer ce qui s’est passé et pourquoi nous avons aussi mal joué. Mais les Bruins méritaient de gagner la série. Notre jeu de puissance s’est classé quatrième dans les séries mais quand nous avons eu besoin d’un but contre les Bruins, nous n’avons pu faire le travail. »

« Ça n’a pas nécessairement été dû à un manque de chances de marquer », a estimé l’entraîneur Dan Bylsma. « Nous n’avons pas trouvé de réponse à leur gardien et nous avons été incapables de marquer. Sauf pour le deuxième match, ce fut une série chaudement disputée, l’affaire d’un but ou d’un tir. Nous n’avons simplement pas été capables de prendre la mesure de cette équipe ou de marquer un but en avantage numérique ou en fin de rencontre comme ils sont parvenus à le faire. »

On a donc commencé à faire le procès des Penguins. Les opinions varient mais on en vient presque toujours à parler de retirer un élément capital.

L’entraîneur devrait-il écoper? Que dire d’un gardien qui a failli à la tâche en séries au cours des deux dernières saisons? Ne serait-il pas mieux de faire éclater le noyau de l’équipe et d’échanger Malkin ou Letang avant qu’ils fassent sauter la banque?

Shero est demeuré patient, fidèle à son plan et n’a rien fait de tel. Au contraire il a prolongé les contrats de Bylsma, Malkin et Letang et accordé publiquement sa confiance à son gardien Marc-André Fleury.

« On peut discuter d’échanger certains de ces joueurs, mais ce sont de bons joueurs, a noté le directeur général. Nous allons voir ce que réserve l’avenir mais pour moi, nous allons de l’avant avec un bon groupe d’individus. Quand on perd comme ça, on quatre matchs, il faut se poser des questions. J’ai des décisions à prendre, mais on parle de grands joueurs. »

Shero a aussi consenti des contrats à long terme à Chris Kunitz et Pascal Dupuis. Ajoutez ces deux-là à Crosby, Malkin, James Neal et quiconque peut patiner de l’arrière sans chuter, et vous avec un des meilleurs groupes de six attaquants de la ligue.

Les Penguins n’ont pas seulement retenu Letang, ils ont ramené Rob Scuderi, un défenseur qui a gagné la Coupe Stanley en 2009 et qui pourrait aider à l’arrière. Ils ont aussi plusieurs excellents jeunes espoirs à cette position.

Il y a des points d’interrogation concernant la profondeur chez les attaquants des troisième et quatrième trios

Mais le plus gros point d’interrogation reste devant le filet, à savoir si Fleury pourra se ressaisir. Tomas Vokoun sera toujours là si ce n’est pas le cas.

Qu’en sera-t-il donc des Penguins? Les Bruins ont perdu quelques éléments importants mais semblent encore très forts, tout comme les champions de la Coupe Stanley à Chicago.

Sur papier, les Penguins ressemblent aussi à des champions. Si Fleury avaient été plus fiables depuis deux ans, ils pourraient peut-être même être établis favoris.

Mais après ce qui s’est passé ces deux dernières saisons, ce ne sera certainement pas le cas. Toutes ces victoires en saison régulière ne comptent pas beaucoup quand une équipe peut viser beaucoup plus haut.

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